dimanche 18 novembre 2012

Ichtyor Tides mutantiste dans Obsküre Mag #12

Clin d'oeil au mutantisme et aux Caméras Animales à l'occasion d'une chronique du Mortisle Elytrion d'Ichtyor Tides dans le numéro 12 du magazine Obsküre :


"Nikola Akileus ne nous est pas inconnu : présent dans les Éditions Caméras Animales, il offre ici un disque mutantiste sous le nom d'Ichtyor Tides. [...] Le contenu est noir. Très ; quelque part il rejoint le cri bouche fermée d'un Serge Teyssot-Gay reprenant Georges Hyvernaud. Dans Ichtyor Tides, rien n'est fait pour danser. Les rythmes répétés (« BM »), un temps groovy (« PQRsux ») ne débouchent que sur les réflexes d'un corps agonisant. Lointains signes d'une vie créatrice masqués par les vents du drone (« Soreilles Guines ») ou occultée sous les saturations (« Acherno »). Étouffement progressif de la voix, psalmodiée pour feindre la vie. [...] Les parasites électroniques se lient avec des bruits d'animaux (« Wooise Perkage ») pour des ambiances de jungle post-exotiques. [...]"

samedi 17 novembre 2012

WIP 1


Un snare clair éclate les lignes des trottoirs. La pluie glisse dans le caniveau. Une voix, ta voix ?, résonne et se confond avec les gyrophares hirsutes. La pluie grésille comme un vinyle. Je m'entends battre. Non ce n'est pas ta voix, tu dors déjà et tu n'es plus là. Il y a le désert dehors. Et dedans. Bless up, la basse grasse racle, racle et racle ce qu'il y a au fond sûrement. Des os, des bouts de sonneries poussiéreuses, des textos décharnés, usines délabrées. Les toits en tôle vibrent. Tintent. Assourdissent. La ville qui s'endort en lumières là-bas.
Je suis des guitares andalouses en delay. Des infra-basses graves-acides. Hydre. Un sample au piano. Tu m'as quitté la nuit dernière je crois. Toutes les nuits sont la dernière maintenant. C'est de manque maintenant le sulfurique ; la tête, ma, résonne sur le carrelage froid, des, mes, cris déchirent la nuit de l'immeuble, les missiles m'ont touché, je saigne, me vide, sur le parquet, la moquette de la télé, les films qu'on avait fait sur la route, la route tout juste disparue : je te vomis. Mais pas encore assez.
Lady Capulet sous ta capuche de crapule tu m'as/ Les supermarchés sont interdits aux dissimulés, mais pas, non pas les nuits. Code-barre. Effleurer ta bouche, ta bouche, le soir en rentrant je sais pas où tu es. L'oracle reste mystérieux. L'interface gelée. Tout semble serein. Plein. Et vide.
Une tête de serpent domine la coupole illuminée par les sodiums de la ville. J'imagine que Jah est à mes côtés en fumant mon joint, tu dois te souvenir de ce que c'est.

L'autoradio était allumé, les basses bien à fond, tu tirais de longues taffes oblongues pendant que je conduisais vers l'autre versant luisant. « Pourquoi lutter ? » m'avais-tu dit. « ...tu es seul, tu es en panne d'inspiration et,... je crois comprendre : le succès, ça peut être intimidant. C'est tout à fait naturel que tu te mettes la pression. Laisses-moi t'aider. » Feu rouge. J'ai fait : « Tu sais ce que je veux ? » Feu rouge. Essuies-glaces. Tu m'as répondu, « ...plus vite tu auras fini ces pages et plus vite tu me verras. »
Express hurlant. Brûlant. Aéroport de nuit. Café désert. Tu sais comme un rêve, une insomnie douce, floue, enfumée - je suis des guitares andalouses en delay, des samples de guitares andalouses en delay - un truc que tu connais, les arcanes du mal, un glide sur une basse, les racines du spire, ton programme inné, l'impression aiguisée, une voix proche murmure, ta voix ? bip, Fondu noir.
Noir et blanc.
Ton corps doux en plastique. Papier numérique. Mots doubles. Chiffres chiffonnés. Combinaison tactile. Codes secrets dans la matrice. Ton, notre ADN enlacé, mutant, palpitant, skank & sirène dub, l'écho, ici, d'où nous parlons la même langue. Sans hasard. Le glide sur la basse, au cœur du siphon solénoïde, vortex astéroïde récite le chant spirale, takit ez, l'inscription en vieille acmée numérique sur la face nord du disque dur, 1.0, la route est comme tu t'en souvenais, les toits en tôle vibrent, les nuages passent, un semblant de vie dans la machine, antique pulsion remontée des abysses, le kit parfait sorti d'une petite boîte à opium oubliée sous les cendres :
→ les heures lentement, visions, salle d'attente bondée, néons blancs, foule perturbée, rues instables, tangibles.
→ Les espace-temps décalés.
→ Sous la lune-skunk, des lampadaires oranges, des masques à gaz et des usines décharnées, des courbures intersidérales, phares, battements Alpha-programme, mot de passe ; couloirs évanescents, fatums aux parois transparentes, vitres thêta-opaques, faux-miroir numérique, la brèche se répand en pixel sur le mur, des passages arachnoïdes et des souterrains familiers,slogans sur mesure, j'ai l'impression de te connaître depuis longtemps, mon cœur binaural, scanner aléatoire, nos voix synchrones, ouverture et fermeture automatique des portes.
→ Toutes les nuits sont neuves®. La pluie crépite comme un vinyle.

Promeneur solitaire, écarquille les arcanes. Fouille les canaux. Écrase les têtes grasses et collantes. Monte dans le bus underground, Top Secret. Climatisation et vitres teintées. Repoussez les limites de vos exigences. Les ambiances s'irradient. Connexes.
Lady, les crypto-photos grésillent. Des roues dans les flaques. La buée et l'incandescence de ta bouche et le crissement des feuilles. Comme un vinyle. Lady, la pluie sillonne les tarmacs quand tu n'es pas là. Rayés. Nous ne prenons plus les chèques, merci de votre compréhension. Ferme les yeux.
Ferme les yeux et aspire le road-movie. Monte. Sniffe. Garde l'autoroute désert. Le kick régulier, vortex palpitant, philtres et fumée titane. La ligne blanche. Et toi. Toi. Toi. À côté.
Promeneur dans la nuit. Snakant les rabatteurs. Poussières en delay dans les dunes de ciment. Le vent métal. Les vagues d'asphalte. Flash. Derrière le pare-feu, l'interface secrète de Vénus. Le bruit d'un sabre. Le froid blanc. Le son à fond. Tu avais fait : « Viens, approche-toi. Plus près... tiens, mon numéro...etc... ».
Nous regardions sous cape le bus underground ouvrir une brèche dérobée dans les codes fous. Tous les nous, deux. Enregistrer sous. Raie de lumière, la porte reculée, la nuit. L'interface secrète de Vénus. Tous les nous, deux. Conspirateurs dissimulés. Vases communicants sous les arcades en néon. Les lampadaires oranges. Sliders cryptiques, kaléidoscope de connectiques occultes dans le cosmos digital. Je m'entends battre. Vivant en bêta-version. Fondu noir.

Noir et blanc.
Promeneur nocturne dans les néons, les flaques, les reflets flasques et gondolés. Les sillons. L'eau racle dehors. Ondule sur le vinyle. Sur le banc. La lune trou de vers. Ton œil fatal sous ligneur numérique. Un snare clair éclate les lignes des trottoirs. Éclaire et crève d'insectes grouillant le caniveau mystique. Élastique. Détrempé. Sulfurique. Les toits en 3D résonnent. Clignotent. Cliquettent et martèlent. Je suis un sample au piano. Le premier soir. Je suis le soir dont le delay ne s'arrête jamais.
Gros plan : première taffe. Vous êtes dans un réseau social. Zoom : tes lèvres : la fumée. Vision subjective. Traces western rouillé, enchevêtrées, l'azimut grince à moins de 80 bpm. Black domina Haze. Le grain 16mm griffe le sable sépia. Tu avais dit :
« Pourquoi lutter ? On a trop de choses en commun.  » Système d'exploitation requis : port autonome classique. La version légale de ce métavers est gratuite.
Tu avais ajouté : «J'ai l'impression que je te connais depuis toujours. » Monde persistant. Branché dans la salle immersive. Au loin, la nuit globale était tombée sur le machinima urbain. Sécurité : aucune. Aucune.
Le premier soir Lady Cape où notre séquence s'était achevée... Le bruit blanc persistant. Déconnecté. Le retour, seul dans le fauteuil du salon. Débranché. Sourd dans la pièce obscure. Étourdi. Et face à moi, les écrans affichaient :

VOUS GAGNEZ DEUX MILLE CREDITS.
FAITES EVOLUER VOTRE PERSONNAGE.


jeudi 15 novembre 2012


Le Général s'élança d'un trot joyeux vers le bureau pour annoncer la nouvelle.
Avant d'entrer dans son bureau, il remit de l'ordre dans sa tignasse, frappa deux coups brefs. La réponse ne se fit pas attendre, il fut accueilli sourire aux lèvres. Tout le bureau s'était réuni pour l'occasion, on avait acheté quelques bouteilles. Les hommes se frappaient l'épaule en riant, les femmes qui le faisait avaient l'air suspectes. Mais soit, l'heure était à la fête, le chianti circulait et sa chaleur illuminait tous les visages.
Après ¼ d'h de bavardages, le Général demanda qu'on laisse place au silence. Il se fit immédiatement. Après quoi, il leva son verre, et, le regard pointé sur la porte d'entrée du bureau, le fit clinquer.
Deux esclaves firent leur entrée, avec, dans leurs bras, des plateaux chargés de victuailles. « Hourra ! Hourra ! », entonna la salle toute entière.
Les plateaux furent posés à même le sol. Trois femmes d'un certain âge conduisirent les esclaves vers un coin de la salle, et s'occupèrent d'eux. Des bruits de mastication résonnaient de tout côté.
« Hourra ! Hourra ! Le dîner commence déjà ! », entonna la salle toute entière.
Et en effet, les trois femmes furent les initiatrices fortuites d'un mouvement qui se propagea comme une traînée de poudre. Poliment, chacun attendit son tour pour mettre sa gueule dans un des plateaux. Ressortir avec un morceau d'organe, c'est rare, mais ça arrive. Et quand ça arrive, on parade comme un coq. C'est ainsi que quatre, cinq personnes émergèrent du lot, provoquant la jalousie de leurs collègues. On se groupait derrière ces fausses idoles, jusqu'à les abattre, presque sans s'en apercevoir. De ces trophées, bien vite, on récupéra des morceaux de bras, de jambes, de torses, que les plateaux ne contenaient pas. Cela créa une dissension, que les trois vieilles femmes réglèrent d'un tour de main en intimant à l'assemblée d'entreposer tous les morceaux au milieu de la salle, pour les embraser.
Ce fut un beau feu de joie, vraiment. Le Général en personne avait l'arme à l'oeil. Il prit la parole. Le discours qui s'ensuivit était un panégyrique du monde entier, une ode à tout ce qui l'avait formé, et à tout ce qu'il laisserait une fois partie. Une fois prêt, il laissa l'assemblée enthousiaste l'allonger près du feu qui se consumait. On porta délicatement sa nuque, de façon à ce que sa tête soit posée et bien prise dans les braises fumantes.
« Hourra ! Hourra ! », entonna la salle toute entière, « nous vivons pour toi Général ! ».

mercredi 14 novembre 2012


Tout maudire
absolument tout

Puis aimer
tout aimer

raconter l'avenir
les saisons

puis tout d'un coup
ne rien dire
faire croire à la mort

mais la mort n'existe pas
tout comme la vie d'ailleurs

Le monde n'est nulle part
alors pourquoi penser
Le Jurassique a encore de beaux jours
pourquoi ne pas en rire

Je rage depuis que je n'ai vu naître le monde
J'en suis devenu froid
distant


mardi 6 novembre 2012

Il n'y a pas de chat dans cette pièce, bien sûr.

A côté du livre, mon oeil l'attrape.

Je ne pense à vous,
ma mie, mon oeil le voit.

Bien sûr, quand la nuit tombe, tout tombe.

Mais je voudrais encore être là
pour vous
et le chat.

AdolescenZ [EP.1 - mutexturge putopique]

AdolescenZ (worlds' ends) from phipoepsy on Vimeo.

... s'agirait -nonobstant les obstacles exorbitants- de. gisant rats. pi de. grain de graal gond de train tri vallons graalvitons aargl gras largue l'org vite vit grave long art dard râle ile divaguons. s'agirait -nonobstant les obstacles exorbitants- de. acc. espaces sombres partis depuis longtemps. dans le firmament interstellaire. pipes hack d'oxy nano plug connect in enter waaaaaaw w w w triturant son gros godilaton, expliquant au natif de l'exoplanet 169 l'usage des peaux bitoniques en vie en vue des orgasms supraluminaux. lui, bandant de tous ses dermes pores suant, t'écoutes excité si présent cypr in t'y prend mais le voyage doit. quoique. et puis orifices avides ses bites ses. n r git noire aspire ses. et puis. glisse, gisse. jaillissant. si visqueue que... son frère pissant pour fluidifier le foutre de l'extraterrestre puissants jets j j j pixels in your face planète Terre, Voie lactée, matrice X, futur proche. tu t'extirpes -étripé, détrempé- des detritus triturés de sa texture spectres de peaux de pigeons bidons cryogénisent capteurs photonhaptique pour l'app. lux imprégnée de sperme mouillée dégoulinante jouiscence. ure. [changer c'est prostituer l'humanité][changer c'est prostituer l'humanité][changer c'est prostituer l'humanité] tas cite tournis sa tu roulis tard fut TACITURNE fuck orbe de motière verbes turgescents ruine nuit tu fait face aux zombinaires aux vampirobos aux. tu et tes. narrats mutants scriptoxiques txt marrants nus tant sciptoxiques ext. planète Ether, Voie mutée, matrice Y, futur proche. lueurs diaphanes opalescentes limbiques images dévastées au phosphore radioactif et ces morves fukushimiques secouant les survivants les autres, ceux. c eux. bizarre ambiance ici. semblerait que les. bleutés sales verse. abri neoniques dildactifs. superbrachyons au loin. et elle holo les externets flous low tohu-bohu -l'eau sortant suintant lue- tubes qubits. [changer c'est prostituer l'humanité][changer c'est prostituer l'humanité][changer c'est prostituer l'humanité] lambris de brouillards embryons débris transis ambre bizarre infinie antre entrouillard t'es foutu t'es fou t toux solaire volutes et puis nous qui voulons lovons le désastre le ch le q le putain de. la. CHAosTARSIS

dimanche 28 octobre 2012

Dans le trou, dans l'arbre, dans le jardin au-devant de la maison, il ne pleut plus, et je sens encore la campagne.
En fin d'après-midi, la neige, le soleil et la terre cisèlent l'atmosphère.

L'obscurité tombe, les personnes vivantes grimpent l'orée de la montagne pour une prière.
Le froid s'agrippe aux corps ; cent tombent.

Cent tomberont encore s'ils ne s'engouffrent pas dans ce flanc de montagne, là, tout près.
Et la chaleur, et l'eau les bercent.
Et la poussière du dehors reste au dehors.

jeudi 25 octobre 2012


EBMTXT

à des gens qui n’ont rien d’autre à foutre sauf à perdre leur temps à écouter un envoyé de dieu qui annonce un message de la plus importance à des gens qui n’ont rien d’autre à foutre sauf à perdre leur temps à écouter un envoyé de dieu qui annonce un message de la plus haute importance à des gens qui n’ont rien d’autre à foutre sauf à perdre leur temps à écouter un envoyé de dieu qui annonce un message de la plus importance à des gens qui n’ont rien d’autre à foutre sauf à perdre leur temps à écouter un envoyé de Dieu qui annonce un message de la plus haute importance à des gens qui n’ont rien d’autre à foutre sauf à perdre leur temps à écouter un envoyé de dieu qui annonce un message de la plus importance à des gens qui n’ont rien d’autre à foutre sauf à perdre leur temps à écouter un envoyé de dieu qui annonce un message de la plus haute importance à des gens qui n’ont rien d’autre à foutre sauf à perdre leur temps à écouter un envoyé de dieu qui annonce un message de la plus importance à des gens 

mercredi 24 octobre 2012

Attention

Attention y a une barrière sur la route
Attention y a de l'eau qui tombe du ciel
Attention une goutte coule de ton nez
Attention y a la lumière qu'est allumée
Attention
Attention, y a la porte du frigo qu'est ouverte
Attention la porte du garage n'est pas fermée à clef
Attention faut pas tâter les fruits
Attention les serviettes sont nominatives / c'est pas ta serviette
Attention tu sais ce que tu quittes mais tu sais pas où tu vas
Attention c'est très dangereux
Attention fait froid dehors
Attention le chat ne doit pas rentrer ou sortir de la maison
Attention la voiture
Attention la maison
Attention les oiseaux
Attention le trottoir
Attention le quartier
Attention les voisins
Attention le bébé
Attention, ça refroidit
Attention pas trop de sel !
Attention tu manges pas dans l'ordre...
Attention c'est pas vrai du tout
Attention à ton futur
Attention à la chaudière
Attention à l'électricité
Attention il y a un risque de gel
Attention il fait nuit
Attention c'est la crise.
Attention on ne peut pas se le permettre.
Attention les camions.
Attention les encens c'est toxique.
Attention bouilloire en plastique ça rend stérile.
Attention l'aspirine donne mal à la tête
Attention ces avocats pourriront si tu les tâtes.
Attention tu fais trop de bruit le plancher grince quand tu marches
Attention cette huile est cancérigène.
Attention doit y avoir une fuite de dioxyde de carbone.
Attention le courrier.
Attention les plantes.
Attention il faut garder la porte fermée.
Attention tu manges trop
Attention tu manges pas assez
Attention comment tu parles
Attention

mercredi 17 octobre 2012

Rwanda 94


  C'est ce matin que j'ai vu mon pays pour la première fois...

   A travers le tube cathodique d'une télévision. A travers une caméra à l'épaule. Image tremblante. Gros plan. Zoom. Mise au point. Et ce corps. Un homme. Une femme. Un enfant. On s'en tape. Je ne voyais que sa chemise blanche. Couchée sur le sol. Habillée par une chair. Morte.Vivante. Je n'ai pas envie de savoir.

   Le reste... Deux chiens... Deux hommes... Deux machettes...

   Je m'en balance des raisons de ce génocide. De la cause. De ce racisme consanguin. Je m'en fout du discours. Je m'en bas les reins de l'histoire.

   Je ne me raccroche qu'a ces images.

   Pourquoi je ne veux pas savoir?

   Parce que j'ai 9 ans et j'ai peur.

   Pourquoi je ne veux pas savoir ?

   Parce que j'ai 25 ans et je revois ces images. Les mêmes.

   Pourquoi je ne veux pas savoir ?

   Parce que j'ai 40 ans et la puanteur de ce génocide qui me dévore à la peau.

   Le napalm du passé .

   Pourquoi je ne veux pas savoir ?

   Parce que ce massacre à eu lieu et je n'ai rien fais !

   Voila la vraie putain de raison !!!!

lundi 15 octobre 2012

Diagnostic


Diagnostic : hypersensibilité perceptuelle.
D'où votre tendance naturelle à la privation sensorielle (enfermement, limitation des stimuli...).
En effet, la moindre perception suffit à vous occuper et vous emplit totalement, et est si riche et absolue que votre être a du mal à la "métaboliser", à l'intégrer et à l'éliminer.
Vous connaissez l'hyperjoie, mais aussi l'hyperdouleur, et ceci trop facilement.
Le moindre stimulus (échange interpersonnel, lumière, son, alcool, cigarette, effort physique, danse, drogue, érotisme-sexe-amour...) fait bondir votre organisme, le transforme en activant tous ses récepteurs jusqu'à la surcharge, le couvrant de signaux ondoyants se densifiant jusqu'à l'éroder et le sculpter comme le ferait un nuage de termites.

vendredi 12 octobre 2012

amatemp18 [système de guerre électronique - information sensible compartimentée]


- Avant, j'avais peur de rêver. Plus maintenant.
- Pourquoi ?
- Parce que, quoi qu'il arrive, c'est encore pire quand je me réveille.

Pensez, Concentrez et Réussissez, Message Ultime || Mouettes sous laxatif || pingouins sous hélium || envoyer un mail au Mali || Merci de votre incompréhension. || comme si maman nous demandait des sous pour naître ! || Je défragmente pendant mon sommeil. || morts-vivants sous LSD || Google contaminé par des hallucinations numériques || genre musical : drone conscient || explosion organique kamikaze - littéralement éclater sur son ennemi || galaxies=plantes=coquillages || Un robot conçu par un robot conçu par un robot conçu par un robot - conçu par un robot conçu par un robot conçu par un robot conçu par un robot. || Cours de littérature universelle || L'histoire est extraterrestre. || La civilisation précédente est morte. Décédée. Ils ne l'ont juste pas encore réalisé. || Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! || je bois à compte d'auteur || avant-garde préhistorique || Il n'a fallu que 40 000 générations pour le passage du singe à l'homme. || Au XIXe siècle, on a inventé 1 000 systèmes politiques. Et puis plus rien. || Cite quelque chose qui ne soit pas en crise. || Fatigué de vous masturber ? Tapez : E.T. l’extraterrestre + fellation + vidéo || 80% de ce qu’ont appris les profs est déjà obsolète. || Tous les humains nous aiment... tant qu'on est leur propriété. || Traverser des champs de mines pour aller à l'école. || ne jamais prendre une chose comme acquise, normale ; réfléchir à toutes ses réorganisations possibles || mélanger organes, végétaux, mécanismes, lettres... || sous l'influence de tout || forcés de naître de tout || Internet ne se termine jamais. || l’ère de l’individu seul au monde || hors-humains à force de naître hors de tout || le cerveau évolue physiquement || Il n'y a pas de limite à la dégénérescence d'une existence. || Les jeunes sont livrés aux prédateurs (entreprises, spéculateurs immobiliers...). || rapport entre conception et acte sexuel : supprimé || Jean-Pierre Satan & Teenage Ménopause || 24 vies par image || Je veux rejoindre Al-Qaïda || Devenir pute en 10 étapes || Hail Raffarin + Darth Vador || Je regarde les feux passer du rouge au vert, et vice-versa. || mort, toujours connecté || sous-produit fait de sang et de chair || porn muet sous les paupières || l'animal, la plante, la pierre, l'objet ont vraiment pénétré la femme pour naître ensuite avec une forme humaine || 

For a select few mutantism is an accurate diagnosis.
This is the beginning of a shift in consciousness.
We are witnessing an evolutionary step.
We must listen to their message.

Il nous faut construire. || exploration,création,empathie,solidarité || En 1900, 70% de la population française travaille la terre ; aujourd’hui, 1%. || encombrés de corps technologico-poétiques || tu te ronges les ongles de pied ?? oO || Quand la nuit tombe, du noir tombe dans sa tête. || donne une claque à une flaque || 1+1=X || "oublier le net, avoir un chien et le baptiser Google !" (P.O.) || il accumule tellement de phrases paradoxales à la seconde que ça crée un frottement faisant sentir les limites et la bizarrerie du langage || Gary Kasparov mord un pitbull. || Un couteau s'est fait condamner à mort. || ne crois pas ce que tu penses || Pour nous, ton cerveau est un  jeu vidéo. || La littérature est une machine qui t'espionne tous les jours, 24 heures sur 24. || Il nous faut décider du rôle de l'humain sur la Terre. || Les ignorants ou opposants du mutantisme traînent encore dans la transition, formés par des modèles depuis longtemps évanouis. || Parce que nous ne venons pas d'un utérus, on nous traite comme des motos ? || "je ne sais pas où je suis, je ne le saurai jamais, dans le silence on ne peut savoir, on doit juste avancer." || dotés de corps technologico-poétiques pas réglés du tout || Un enchevêtrement quantique de cause à effet où tout et tout le monde réfléchit l'un sur l'autre. Chaque action, chaque respiration, chaque pensée consciente connectée. || Un diable signe un pacte avec lui-même. || Waiting for... La Chute de Facebook || Il n'y a aucune limite aux conneries que les gens peuvent penser. || Toutes les pensées de votre vie, toutes les émotions, tout ce que vous avez aimé, seront perdues à jamais. || Sauf si || Quand la nuit monte, du noir monte dans sa tête. || mâche des brins de fer, ingérés ils hérissent ta peau en limaille électrisée || Les catégories actuelles n'ont plus de signifiance. Tout doit y être repensé, réorganisé, reconstruit. || « y a toujours quelqu'un pour te dire que ce que tu fais, ça sert à rien... » || transférer le statut du chat errant vers un statut du chat libre || 

- Et où étiez-vous avant d'être ici ?
- En vous. Dans votre imagination.

nés d'impossibilités accumulées, d'une surpopulation de solitudes, de dix générations anomiques à la suite || Les réplicants se distinguent des humains en ce qu'ils peuvent rejeter le système social, puisqu'ils n'y sont même pas inclus. || période d’immense basculement, comparable à la fin de l’Empire romain ou de la Renaissance || Si l'on a fait le deuil de Dieu, notre besoin de consolation ne peut être comblé qu'ici bas, par l'amitié et par l'amour. || Raison sociale : orientation d'opinion. Section : messages sur internet. Pack de 200 messages sur cibles variées (forums, commentaires d'articles, réseaux sociaux, blogs) : 1000 €. Pack de 2000 messages sur cibles variées (forums, commentaires d'articles, réseaux sociaux, blogs) : 7500€ || Certaines femmes de République Démocratique du Congo se servent du cube Maggi par voie anale pour arrondir leur croupe. || "l'argent est plus important que le sens" || Voulez-vous posséder Mathias une pensée si intense, si puissante que le moindre de vos désirs, vous les attirez à vous ? || Je n'ai pas besoin de psychiatre, d'un groupe de thérapie, ou de cachets. J'ai besoin d'un but. || Si on doit agir, tout le reste doit être secondaire. Nos vies, nos relations, notre travail. Tout.  || Les eaux se côtoient sans se mélanger. || Ma peau souffre de se retenir d'aller vers toi. || Je vous prie de croire en l’assurance de mes sincères hallucinations. || transmutation des idées en actions || fleuve composé de plusieurs fleuves || monde en proie à des changements comparables à ceux de la fin de l’Antiquité || Quand elle chante elle n'ose pas monter, elle a le vertige de sa voix. || Prends tes rêves au sérieux (personne ne le fera pour toi). || Sais-tu ce que c'est d'être la personne que l'on n'invite jamais ? || Elle livre clef-en-main des planètes "prêtes à respirer". || Le journal dit que l'activité commerciale abandonne la main d'oeuvre humaine. || L'amour est plus précieux que la vie. || Leur organisation narcissique leur fait attacher une valeur exagérée à leurs pensées. || Nous voulons être (< i >réels (< i >aussi. || Souviens-toi ... Ne fais jamais confiance aux humains.

jeudi 11 octobre 2012

Lecture Mathias Richard pour Freakwave


Dimanche 28 octobre 2012
de 16h30 à 21h
71 rue de Ménilmontant (Paris 20e)

Pour une lecture-perf de Mathias Richard
et des lectures, concerts, perfs de :
Christophe Siébert
David-Jérôme Suzat-Plessy
Alex Rossi
Isa Kaos
...

A l'occasion de la sortie du n°3 de la revue Freakwave


Infos complètes ici : 

Photos Cam_An - SDH @ La Jimi (Vitry sur Seine)


Espace Caméras Animales - au sein du stand SDH
@ La Jimi - samedi 6 octobre 2012 - Vitry-sur-Seine
Avec Guillaume Bergon, Mathias Richard et Thierry Théolier





















mardi 9 octobre 2012


Tout conspire contre vous mon ami, rien ne tient dans vos tripes.
Tenez, tenez vos grands airs ; travaillez votre voix, travaillez votre corps.
Bientôt, vous n'entendrez plus que nos sussures.

Vous n'avez jamais rien compris, c'est ce qui vous réveille le matin.
Mais le soleil ne s'est pas encore levé, vous voilà dehors à sa recherche ; et cette recherche n'est qu'une fête.
Ce qui est musique vous frappe , n'arrêtez pas.
Ce qui vous frappe, vous le frappez encore jusqu'à ce que le sang s'écoule des auréoles, n'arrêtez pas.

Il fait très beau.
Grand-père passe un très bon après-midi en votre compagnie,
Grand-mère demande leur nom à ses petits enfants, sans trop savoir s'ils sont vivants,
grand-mère, ses vers,
qui s'en soucie ?
Elle meurt comme on atterrit sur le sol, après un bref étourdissement.

Je suis heureux pour elle, pour vous, pour tout le monde.

vendredi 5 octobre 2012

Stand Caméras Animales - SDH @ la JIMI


Ce samedi 6 octobre 2012
de 14h à 20h
au Théâtre Jean Vilar à Vitry-sur-Seine (94)

Le SDH (Syndicat du Hype) 
invite 
à partager l'espace de son stand !

dans le cadre de la "JIMI" (Journée des Initiatives Musicales Indés)


Les sept livres Caméras Animales seront disponibles sur le stand SDH (tente principale)

et seront présents tout l'après-midi
Guillaume Bergon
Mathias Richard
Thierry Théolier

L’évènement sur Facebook :
https://www.facebook.com/events/380338732037441/

Le site de la JIMI avec toutes les infos d'accès :
http://jimifestivaldemarne.org/index.php?pt=quand-combien-ou-et-comment&m=13&p=21

mercredi 3 octobre 2012

zkrptps C8Ku003


Un homme chien promène son arbrosphalte, dans la pleine cuite d'amour terminé.
Errance incisive.
Relevant la nuque aux histoires de l'actuelle mélangée, il décuple et reflète les noeuds enverdâtres. 
Soudain, confronté à la violente surprise de l'octuple centenaire basaltique, son comparse inaudible, il penche la patte du milieu puis le saisit en crochet. 
Sa tourpe n'égale l'aisance mortifère de la pluie parallelepipédique, une nouvelle farce… 

Catastrophe modulo, s'en va la fière méfiance de l'ange méchu, histoire de s'en contrôler la croupe flairvoyante dans l'air gazon. 
Tactique tacle.
Pétrifuge, la truffe mélasse, s'en quittant le cadenas de douceur encrassé, il n'en connait aucune meilleure puis sifflote en pensant aux planètes invisibles.
Grands classique literre-air aphrasade, c'est dément s'aboie-t-il en amont de l'écume.
Comment s'élargir pinéalement sans l'accord courtois de la fougère qui prélasse ? 
En attente interminable il s'éparpille, plus que plaque lui plait la plume. 
Décevant le ménage foudroie tract essaie-t-il, harmonique mais peu pesant. 

Etourdi.

Les dents pourries par le pétrole au sucre… 
Qu'est-ce donc que l'appréciation, si ce n'est la considération temporelle du flasque flux tartinable dans l'oeil ? 
Il n'y croit plus et s'en recouvre la plante, il s'oublie à la freine et devient ce qu'il peut penser. 
Mécaniste ondulatoire s'en répand, la fourchette shivaïste dans l'ombre du mercure arpenté, il ment. 
Metal rouille, vacarme crispé mais appaisant.

Sensorielle, la moutarde psychomotrice.
Les narines à vif sous les fleurs solaires qui brulent et glissent... mortes. 
Pétale(s).
L'agneau paisible en mâchoire inseré, il dépeint l'artefact des vies passées dans les moulins souffrogènes, quel appétit ! 
En phase cactus demembré se repent, craintif et morceau de viande. 
Allo ?

Comment saisir l'art si ce n'est par le nerf qui crame et pisse des crampes de paprika ? 
Karma déclic dans l'âme bleue et noire, ça ensorcelle.
Il se réveille.

Hasardeux la flûte légère s'en déploie camomite
Ah l'ovaire à l'envers qui en lui se déverse. 
Précision acerée.
Il s'étonne de l'arpente intérieure qui décroit en sommeil son praticable à l'oseille.
A nu s'émerveille, quand la liane s'entortille.

Pluriphage, dans l'oreille.
A l'immonde balbutie les torpeurs encrassées.
Canopée misérable.

Brouillard téléscopal.
Machine numéro 8.
L'ennui.
Le socle.

dimanche 30 septembre 2012

_dr3amZ_

mercredi 26 septembre 2012

Finnegan's Wake

Tant pis.
Je suis bon. Je suis plus génial que je ne le suis réellement. Je ne supporterais pas qu'on me dise le contraire.

Je tuerais. Je fais comme je veux.
Je n'arrête pas de faire comme je veux.

Je n'aime rien que le soleil, l'étoile. Scientifiquement parlant, on partage beaucoup :

composés d'hydrogène (74%), d'hélium (24%), nous représentons 99,86 % de la masse du système solaire, constitué par notre seule présence.
Nous t'offrons l'eau, et le climat.
Le sang jaillit.
Erupte.
Forme des tâches.
Rien de reconnaissable, cependant,
à moins
que le caillou
dans ma tempe
tombe
tempe tombe
Il ne tombe pas.

samedi 22 septembre 2012

Mon père tremble et meurt, comme la saison qui voit sa fin, comme la saison qui
n'en peut plus.
Mon père tremble et meurt. Ses chats tremblent et meurent, l'or tombe dans leurs yeux, à peine ont-ils vécus. Et il les jalouse, il devient fou d'avoir peur, tout le temps, alors que le vent emporte tout dans son regard.

Aussi dois-je m'éloigner et suivre la bourrasque. Il y en avait une, elle s'appelait Suzanne et dirigeait mon père et son château, dans les bourbiers d'Ecosse, dans la tempête.
Ils avaient tout acquis en avril 1850, alors que leur amour déberluait, alors que leur amour nous mangeait tous.
Daphné, la premier née, fit les frais d'une ruine soudaine. On donnait son coeur pour trois sous, dans les cafés, à l'heure des femmes. Daphné, on donnait sa peau, pour trois sous, à l'heure des commis. Pour leur maîtres, ils s'arrachaient la douce, et ne la lâchait plus.
Daphné grandit, de sa peau ne suintait que son sang. Pour la voir, il fallait prendre rendez-vous au château. Suzanne prenait notes.
Suzanne faisait tourner son jupon toute la journée dans le château, en en prenant bien note. Elle a les dents qui se gondolent, Suzanne, et quand elle sourit, elle se prend pour une déesse. Rien à faire. Pour elle, elle n'écrit rien. Toute la journée, ses cheveux de jais lui sourit, et elle leur parle à son tour.
Henri est au grenier.
Henri, sort de là, le grenier est un lieu ou on range des affaires. Henri, sueurs, balaie la poussière. Il y a plein de vieux sommiers, de ressorts, qui, jadis, leur appartenait. Maintenant Suzanne n'en veut plus, elle les a fait tombés par terre, pendant que lui montait. Et ils ne sont jamais revenus.
Quelle joueuse cette Suzanne.
Pourquoi Daphné ?
L'homme  ne répond pas. Si ! Si, il hausse les épaules, se couche sur le flanc ; et ses jambes, et son cou, n'ont plus rien de vivant. Je renverse le lit, et le fait dévorer par ses chats, lui, l'empâté.

jeudi 20 septembre 2012


A droite, il fait noir,
à droite, la lune m'éclaire. La lune, que les herbes envahissent, dont les chats se repaissent.

Les chats ne se repaissent de rien, ils ont beau pululer.

Je respire la santé, la seconde d'après, ma tête est ensanglantée.

Ma tête ensanglantée, j'arrive à voir le monde.

Une église à côté de ruisseau fait battre à mon cœur la chamade.

Mon cœur la chamade, ma tête un étau. Mes pieds bruissent,
traversent,
et je frappe à la porte. Je ne réponds pas, déclame à voix haute :

« La crasse, au hasard. » « La crasse, au hasard. Je n'ai pas arrêté de croire. « Je n'ai pas arrêté de croire.


Du clocher, les chats meurent par centaine,
par centaine de milliers, par – disons- vingt ou trente, ils tombent sans arrêt.

Je noie les gens qui passent, je craquèle leurs os, cou, masses branlantes, cela ne fait rien.
Je brûle la prairie à l'aide d'un tison, tout plat et tout ardent, cela ne fait rien.
A mon cerveau je dis : je t'arrache l'hypophale. Cela ne fait rien.


Du clocher, les chats meurent par centaine,
par centaine de milliers, par – disons- vingt ou trente, ils tombent sans arrêt.

mercredi 19 septembre 2012

Ces strates



Y.Torlini

Samedi 22 septembre, 20h - Bistrot 82, Paris

Rendez-vous le samedi 22 septembre 2012
au Bistrot 82 (Paris 18e)
à 20h

pour des lectures-perfs avec
Antoine Boute
Mathias Richard
Thierry Théolier

+ une projection d'un film de Martine Doyen et Antoine Boute

Entrée libre

Dans le cadre du "Nouvel An Belge"



L’évènement sur Facebook :

Le site du Nouvel An Belge :

Je dédie ce post à Mathias Richar qui m'a vraiment beaucoup inspiré...merci de mettre des mots sur ce que certains ont toujours pensé sans pouvoir l'exprimer tout à fait....

J'offre mon oeuvre à Mathias.
http://www.nostressnetlabel.net/NN_LP003_08_11.html

Mathieu alias MutaNn aka TritoNn

mardi 18 septembre 2012

Un roseau de ses jambes

Un orage que sa tête

Rentre à perdre haleine dans ses seins
je te dis

C'est une vie, on en sortira rien
d'autre

Je peux parfois juste me taire

pour te reconnaître un million de

fois dans l'image qui va suivre.

En attendant, je t'embrasse, même

si tu n'es pas là ce soir.

lundi 17 septembre 2012