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lundi 29 février 2016

Tlazolteotl & Tefnout :: Théolagnie




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U.S.E

pour un 1337 (45(11) multicode !nf!n! mysti< graphi< 9,-@|>/:;(
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h b h b h Hébé déesse d'ados 
hébérotique hébaise d'adorée 
hébraise hébérobotique cradorée

poeteen

teeneed

teenerd

tageek !


t t T T T N UP p p p


mondes putopiques amas poétactiles multivers piratrashes

P.O(E).U.IRA.TES

"prenssées" scryptoxiques comme dirait un réplicant flou 
un cyborg mou un mutant fou un prime ton corps en 4D [!]






les tardigrades crient au génie ! / ils nous survivront / tout comme les bactéries

mais "j'm'en bat les c' !" car j'suis -izi- trop un thug ! t.hugs g g g

viv.ai droid.vibrate (∞) buzz bugglitch buzzap oups.s sugisant s'@gitant

foutre fluorescent, laser de mes couilles !


PORNOGRAPHIE = monstration (mise en image/publication) crue/explicite, 
complaisante et obscène de la sexualité humanimale. 
Il faut un manifeste pour la COMPLAISANCE sexuelle = pour des funérailles pornos et des partouzes d'enterrement des orgies natales pour fêter les bb les naître et les mourir seront exhibés sexuellement ostensiblement obscénisés ex.pli.cités cash et trash
Nous BAISERONS dans vos tombes et vos berceaux -toujours déjà partout-

putueuses poilu.e.s, nous en sommes tou.te.s là.









Hébé Baubô Hausos Isis Ishtar Astarté Lamia MyriamMagdala Lilith Lalita Kali Kupala Calypso Oshun PombaGira Rati Pandora Aphrodite Freya Kadesh Medea MamiWata Nanaya Ninimma Inanna  



oh my goddesses !  humidéesses #déessespornolettristes


/ aspergeant /


/ voyageant /



/ paysageant / 



/ dévisageant /









chaosperme

chaospoerme

chaorgasme








TEFNOUT nous noue tous à ce qui suinte à c'qui salive ptyalisme intergalactique psyalisme intersynaptique t'es ouf tatoue-nous de mouille taboue-nous ta bouche mousse si si sialorrhée skenorrhée kunyara y'aurait du jus qui sue suce-le sus à l'us.ure

TLAZOLTEOTL tl tl th th tas d'zoos liquides d'eautres playsirs oro-uro-lagnie théolagnie ignies ...ing hiss i's' i scriptouche saletouche ptyalittact fellart crasharmes dégueulassalope immondicignoble souillurine ennocturne-nous de ce qui sort



dimanche 20 décembre 2015

Les célébrations routières de Jars Balldame



S'attacher à ne présenter une exposition que si elle dégénère en émeute, et ne présenter que des œuvres susceptibles de donner des envies de destruction au public.
Tel était l'ancien mot d'ordre de Jars Balldame. Ne lui dites plus qu'il est un artiste. Il se considère davantage comme un prêtre. Non pas qu'il revendique le statut de gourou de l'Art Contemporain© mais il s'est engagé depuis des années dans ce que son galeriste et les critiques s'accordent à classer sous l'appellation voie de garage. Quant à ses contempteurs, ils tiennent son accident pour la cause d'un profond dysfonctionnement cérébral. Ancien street artist côté sur Artprice, il a renoncé à pratiquer son art après un accident de voiture qui faillit lui coûter la vie. 
Échappé comme par miracle de son Aston Martin DB5 transformé en boîte à conserve, il est retombé sur l'un de ces monuments folkloriques qui bornent les routes de l'occident motorisé. Il ne s'agissait que d'une croix en bois mal dégrossie accompagnée de portraits du défunt et d'un bouquet de fleur défraîchi. Jars avait pris la chose pour lui, se croyant mort après avoir été éjecté du véhicule. Comme il l'avait lu dans nombre de textes sacrés l'âme restait trois jours sur Terre avant de rejoindre le Ciel. De toute évidence la petite installation était un témoignage de sa famille et de ses amis. Il ne se reconnaissait pas sur les photos. Ce n'était qu'un détail.
Jars Balldame était revenu à la vie avec une certitude : Dans notre civilisation automobile, aveuglés que nous sommes par la vitesse et la technologie, nous n'avons pas compris que les routes étaient des temples, et les bords de route autant de lieux de célébration dédiés à une manifestation moderne du sacré. Les morts y sont honorés d'une manière toute particulière : il ne viendrait à personne l'idée de déposer une gerbe de fleurs dans un service de soins palliatifs ou de planter une croix dans la chambre d'un mort et pourtant les bords de route accueillent ces autels - micro-lieux de culte singuliers - sortis du sol de manière anonyme et anarchique.
Jars Balldame s'était fait une spécialité dans la réalisation de ce type d'ouvrages à la mémoire des morts de la route. Une légende tenace voulait qu'il épluche les rubriques fait-divers de la presse locale pour devancer les familles sur les lieux et y installer un mémorial, sans jamais signer son ouvrage. 
Voir dans son art l'action celle d'un prêtre psychopompe tenait d'un goût prononcé pour le sensationnel. D'un point de vue du conducteur lambda, il était plus juste de le considérer comme un simple prieur, ouvrier anonyme dans la tradition des peintres d'icônes orthodoxes.

La Secte des Dysfonctionnels

dimanche 25 mai 2014

De la Science-Poésie (SP) sur Libr-critique

Le module mutantiste 1.2 "Poéscience dans la Préhistoire électronique" (de Mathias Richard) paraît sur le site Libr-critique.

Lien de l'article :

Ce texte fait partie du livre collectif mutantisme : PATCH 1.2, à paraître en 2014 chez Caméras Animales.

mercredi 15 janvier 2014

[1.2 – alpha-test] Religions : debriefing


Religions : debriefing 

Fin des religions traditionnelles.
Remise en cause de la métaphysique existante.
Changement de plan.

Pour la première fois depuis le début de l'humanité, des générations sans religion apparaissent.

Avec la diminution de la religion, les comportements liés à la morale religieuse diminuent.
Avec la désagrégation de la société traditionnelle, les solidarités traditionnelles, familiales, locales, régionales, nationales, professionnelles... s'effritent voire disparaissent.

Apparaît l’image d’un être autonome, rationnel, affranchi de toute pensée religieuse.

L'effacement des religions traditionnelles ne fait que rendre plus sensible les questions de la morale et du lien entre les humains.

C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité que le sacré tient aussi peu de place dans l'imaginaire et la vie de tous les jours (sans compter les cérémonies, rites de passages...), cela explique des manques, des vides, puisqu'une place importante dans notre cerveau-corps existe pour cela. Le sacré "ruse" et se retrouve parfois attrapé, fondu, pris en charge par d'autres systèmes que la religion : l'art, la littérature, la musique, la science et la technologie, par exemple (mais aussi l'économie, l'argent ; le nationalisme ; le sport ; le star system, les people)

Il y a un bilan du christianisme à opérer clairement, plutôt que d'être dans l'entre-deux, un non-dit, une "ambiance" civilisationnelle. Mon cas : né athée dans un pays semi-athée, post-chrétien, première génération dans ma famille à grandir sans éducation religieuse, mais imprégné d'un habitus chrétien peu clair, prégnant. Il faudrait précisément comprendre, établir, ce qui nous vient de là, quelles sont les règles et usages qui, hors de la stricte religion chrétienne et des questions de "Livre" (choses pouvant apparaître comme un peu folkloriques, des œuvres mêlant Histoire et fiction), peuvent garder une pertinence dans d'autres cadres et contextes. 
Est-ce que l'on peut se contenter de la disparition de la religion ? N'était-ce pas un geste qui correspondait à quelque chose d'important ? Qui pourrait être pensé, pourrait être continué d'une autre manière ? Pendant quelques centaines de milliers d'années, la religion (sous diverses formes, chamanisme, animisme, panthéisme, polythéisme, monothéisme, etc.) a été comme un "muscle" dans notre cerveau, notre pensée. Est-il possible de s'en passer ? Est-ce que ce "muscle" (cette habitude, cette configuration) continue à fonctionner, même sans religion, et à appliquer sa logique à d'autres domaines (l'art, la science...) ? Ce "muscle" souffre de ne trouver d'objet sur lequel s'appliquer, et créée en certains d'entre nous une souffrance, une inconsciente nostalgie de l'absolu, une nostalgie de l'abandon de soi-même, un manque incompréhensible, comme un "trou" dans notre cerveau, qui nous lancerait des signaux d'alerte sans que nous comprenions pourquoi. 

Dans un pays comme la France, l'effacement de la religion sur maintenant plusieurs générations ne fait que rendre plus cruciale (et palpable) la question du lien entre les gens, de ce qui les relie, et de la morale.
La religion avait une fonction d'unification (de la société), et de justification des règles, en particulier morales. Sans elle, nous sommes désunifiés et déréglementés.
On a remplacé les églises par les supermarchés, et les curés par des écrans. Les modèles de comportements et pensées sont dispensés par les mass-médias et les entreprises (corporations).

Un bilan du christianisme (comme des autres religions dans des contextes civilisationnels similaires) est nécessaire (par ses héritiers ou non), afin d'en dégager clairement ce qui en est spécifique et pourrait en être sauvé, retenu (et ce qui peut être jeté aux oubliettes) et permettre à des sociétés futures de fonctionner plus harmonieusement. Et -peut-être- trouver un moyen de relier les gens avec un certain abandon (dans la solidarité, l'amour, l'empathie, l'entraide, le projet). 

Le christianisme fut-il un mensonge nécessaire pour favoriser dans la société des comportements comme la bonté, l'attention à l'autre, l'altruisme ? A-t-on besoin d'un telle illusion pour que de tels comportements existent et soient valorisés ? (On remarquera que je sous-entends que de tels comportements sont souhaitables). Ou est-ce que cela n'a rien à voir et qu'il n'y a aucune connexion (entre religion et attention à l'autre), que les cas d'altruisme ont des bases animales et sont éternels, et/ou encore sont liés à l'existence de toute société ? (Voir l'organisation des abeilles : 50 abeilles égoïstes pour 1 abeille altruiste, cette proportion permettant à l'ensemble de bien fonctionner). Il faudrait établir une "histoire de la bonté" (de ce concept) à travers les âges et les différentes civilisations. Tout cela pour un jour être capable d'établir de nouvelles valeurs (transvaluation, ré-évaluation, néo-valuation) en supprimant ce que pouvaient avoir d'absurde, erroné ou inutilement rigide, certains aspects passés. 




















dimanche 29 décembre 2013

[1.2 – alpha-test] Poéscience dans la Préhistoire électronique


Poéscience
dans la
Préhistoire électronique


Le poète dans la technique

Tout comme le transhumanisme, le mutantisme a un fort rapport avec la technologie, avec la science, et leurs prospectives, mais (contrairement au transhumanisme) ce n'est pas du techno-enthousiasme béat, plutôt de la Realpolitik car une grande partie de la vérité de l'époque (du changement d'épistémè qui lui correspond) s'y trouve.

La science est une drogue mentale. L'environnement techno-scientifique agit comme un shoot sur le cerveau et fait rêver, créer, écrire, penser sous d'autres angles.

Un exemple parmi mille autres : la Singularité Technologique, ou la théorie/prédiction de la possibilité de l'avènement d'une intelligence artificielle s'auto-reproduisant et s'auto-améliorant de plus en plus vite, reléguant en quelques années l'humanité à l'état de seconde intelligence sur la planète. Dans cette perspective, on peut voir l'humanité comme un trait d'union permettant un autre type d'intelligence la dépassant.
(Van Gogh : "être un cheval de fiacre qui traîne voiture de gens qui vont jouir du printemps : anneau dans la chaîne des vivants, utile à des gens qu'on ne connaît pas").
En relation avec l'obsession de l'avènement-IA, le premier ensemble de syntextes, Réplicants, propose de décrire les pensées (scriptopsies sous formes syntextuelles) de différents types d'IA robotisées (réplicants), souvent plus humaines que les humains. 
Ainsi, pour cet exemple, la question n'est pas de savoir si la Singularité Technologique est vraie ou fausse, possible ou impossible, mais comment cette information, cette théorie, cette possibilité, nous impacte, modifie notre vision du monde, en quoi elle est fertile pour créer des formes et des idées.

Le mutantisme est la machine à penser et fantasmer et créer qui accompagne l'intensification de notre environnement techno-scientifique.



Religion cargorobo (roboculte)

Le machinisme est désormais intégré dans les consciences.
Le sacré a été transféré à la technique. Nous sommes dans le règne de la technique sacralisée. Techno-dépendants, techno-addicts. Aujourd'hui tout s'organise et s'explique par la technique.

L’art mutantiste est imprégné de l’imaginaire scientifique et technologique (volontairement ou non).
Il montre et opère des retours des processus technologiques et informatiques dans les comportements, la création, l'humain, le biologique.
On veut imiter avec nos corps et nos pensées les processus informatiques et technologiques, faire de l'informatique sans ordinateur. 

Le geste mutantiste favorise les techniques "mentales" (le travail sur la pensée, la sensation, le langage) à la maîtrise d'outils software : se fabriquer des logiciels de pensée, des logiciels mentaux, des plugins d'actions et comportements.

De leur côté, les machines s'humanimalisent à coup de bugs et glitches.

Les virtuoses de la technique sont nombreux. Les mutantistes sont des êtres traversant la technique, traversés par elle, sans forcément chercher à la comprendre ou la maîtriser, sans viser à l'expertise ou à la spécialisation mais à être comme des sauvages de la religion des cargos vénérant les avions et les stations de radio et imitant les militaires et techniciens en construisant des micros en bois et des pistes d'atterrissage sur des chemins. De même nous cherchons par des actions cabalistiques à imiter les robots et les ordinateurs et les appareils et machines (pour échapper à la souffrance, à la faiblesse, conjurer le vide et nous sentir plus forts et performants, tendus entre résistance et adaptation, et nous trouvons de nouvelles idées, grésillants d'électricité). 

Notre religion des cargos est la religion des ordis et des robots.
Le geste mutantiste utilise les outils à disposition (exemple : technologies de l'information) sans chercher à les maîtriser, mais à les traverser et à être traversé par eux et témoigner de ces frictions et traversées.

Entre Homme et ordi : échanges, feedback, circulation (breakdance).
Exemple : le syntexte vocal (diction, processus, sources, modes). Plus largement, la plupart (sinon la totalité) des machines mutantistes.








La science-poésie, ou poéscience

Après la SF ou science-fiction, il faut enrichir la palette des écrits créatifs liés à la science avec la SP, la "science-poésie", ou poéscience (poésie-science). 

La mutantiste veut un geste poétique qui n'ait pas pour thème la SF mais qui soit de la SF en lui-même.

Poéscience : utiliser (détourner) le vocabulaire, le lexique et les codes de la science à des fins poétiques.
Poéscience : utiliser des matériaux scientifiques (discours, images, sons...) à des fins poétiques (artistiques)

La poéscience est la réponse des grands singes que nous sommes à l'environnement techno-scientifique, qui est pris comme sujet d'inspiration, thématiquement et dans les processus créatifs/poétiques/formels eux-mêmes. 





mercredi 4 septembre 2013

Connaître la fuite qu'est son propre corps [Mathias Richard oldies - 6]

Connaître la fuite qu'est son propre corps

Comme un diamant mal taillé cette musique n'est pas exempte d'aspects grossiers, mais elle recèle des blocs de noirceur d'une pureté et d'une intensité que l'on ne retrouve pas dans des pierres plus finement travaillées.

Je pense vraiment que la musique est puissante. Seulement beaucoup ne peuvent pas l'entendre car ce qu'ils connaissent n'en est que le versant édulcoré, neutralisé, par une sorte de magie blanche. Ils n'osent pas goûter le goût de la vie. Ils n'osent pas, car même les musiques faibles font obscurément sentir qu'autre chose est possible, un tube du top 50 peut laisser entrevoir l’existence de vertiges et de transes dont personne ne parle, ne pas aller voir plus loin c'est ne pas vouloir vivre, il faut se glisser dans l'interstice d’une musique pour découvrir sa tête et son corps, et le monde. Rien de mieux qu'une musique pour apprendre à méconnaître le corps fabriqué par les autres, et connaître la fuite qu'est son propre corps, le bourgeonnement des corps et les bouillonnements qui peuvent les traverser. La musique fait rêver le corps de sortir de lui-même, et il saute, et il saute pour sortir de lui-même, et il chancelle, pris de tournis, et il reprend son souffle, et saute, et il resaute et trébuche et sort vraiment de lui-même et s'abandonne à une danse folle sortie d'elle-même. Quand je dis « la musique est vraiment puissante » je veux répondre à l’avance à l’objection que telle musique ne serait puissante que parce que je le voudrais bien, parce que j’aurais le désir de quelque chose qui soit puissant et important, et que plutôt que faire l'éloge d'une religion ou d’un sport risqué, j'eus choisi la musique par commodité. Or je n'ai rien choisi et il me semble que la musique est beaucoup plus profonde que la religion, et que la religion n’est jamais si forte que portée et manipulée par la musique.



[2001, élément de texte non inclus dans la version finale du texte "Hocico" in Musiques de la révolte maudite]