Musique
Je me suis aperçu d’un point commun entre :
- « La Blanche Biche » (1977, Malicorne)
- « Mortuos Plango, Vivos Voco » (1980, Jonathan Harvey) (1)
- « Kiew Mission » (1981, Tangerine Dream) (2)
- et « Future Brain » (1985, Den Harrow)
qui sont parmi les musiques qui m'ont le plus touché au cœur, à la fois sentimentalement et physiquement.
Le point commun est l’utilisation synthétique et électroacoustique de prises de voix humaines réelles : un « orgue à voix » (expression trouvée dans le descriptif de l’album Malicorne 4, Nous sommes chanteurs de sornettes pour les sons lancinants de « La Blanche Biche »). Ici chaque touche des synthétiseurs, chaque son, porte en elle, en lui, un pourcentage de voix humaine réelle. Cela rend ces sons émouvants, déchirants, hybrides vivant-machine, incroyables, inimitables.
Le second point commun, sans doute crucial même si ce n’est pas celui que je voudrais mettre en avant ici, est l’époque, une période 1977-1985. Parce que c’est le moment où mon écoute, mon cerveau, mon esprit, ma sensibilité, se sont formés. Qu’il y a peut-être une spécificité technologique (l’analogique ? je n’en suis pas sûr à 100 % ; pour certaines de ces musiques c’est sans doute doute un mélange, analogique-numérique) du son de ces années.
À noter que pour « Vivos Voco » de Jonathan Harvey, l’utilisation des harmoniques d’une cloche d’église, intriquée avec les fragments d’un chant d’enfant, est également fascinante, obsédante, psychédélique, ce qui place dans mon esprit les métallophones en n°2 dans les sons qui procurent le plus de sensations, après la voix humaine.
(À méditer, pour d’éventuelles futures créations sonores et musicales.)
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(1) « Computer-manipulated concrete sounds (pre-recorded octophonic tape), for tape.
(2) « There's just something so powerful about the sounds that kick in from this point onwards for me. It really taps into something deep within. » (un commentaire sur Youtube, sur le moment où ce son commence dans « Kiew Mission », à 05:02 précisément).




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