lundi 30 mai 2011

Le tableau mouvant

Aujourd'hui les tableaux bougent.
Pendant longtemps, la peinture a voulu suggérer, faire ressentir le mouvement.
Elle peut maintenant franchir le pas et être réellement stase mouvante, image-mouvement, miroitement caressé par le vent.

Boucle d'autoportraits morphés
« 100 autoportraits », par Franck H Perrot : http://youtu.be/SX-H5iODehE
Cent autoportraits sont reliés par un logiciel de morphose [= transformation progressive d’une image en une autre], puis le tout est mis en boucle. L'ordre des images est de préférence aléatoire et changeant, afin que le résultat reste captivant après plusieurs boucles.

Tableau d'écrans mouvants
Tableau constitué de dizaines d'écrans connectés à des webcaméras permanentes (souvent de surveillance) en direct du monde entier.
Le fabuleux site Earthcam [http://www.earthcam.com/] recense ainsi des milliers de caméras en direct sur le Web (avec par exemple Tokyo Cam, Statue of Liberty Cam, Rio de Janeiro Cam, etc.). Ce site est ainsi particulièrement utile pour composer un tableau mouvant.
L'idéal est d'avoir dans un seul tableau toutes les régions du monde en même temps, ville, campagne, forêt, mer, désert, montagne, jour, nuit, etc. On peut organiser les tableaux mouvants par couleurs, contrastes, thèmes, aléatoirement, etc.
Au final, le tableau vivant miroite des flux en direct des cams du monde entier, saphir scintillant, diamant chatoyant d'écrans reliés aux quatre coins du monde.

Le voyage mutantiste

Se déplacer tous les jours dans une nouvelle ville (ou village) en allant à chaque fois chez une personne (prévenue) que l'on ne connaît que virtuellement (via Internet, courrier...).

Le voyage transforme le virtuel en réel avec les joies et les risques que cela comporte.
Conséquences : augmentation du taux d'alcoolémie ; échange approfondi d'informations ; intensification du réel ; dans le meilleur des cas, émergence d'alliances entre singularités.

Le rythme (changer de ville et d'interlocuteur toutes les 24h environ) impose une forte plasticité relationnelle au voyageur (plasticité dont la fatigue, dans le meilleur des cas, se résout en intensité).

"Donner corps au virtuel pour ne pas vivre cloîtré dans les pièges du leurre."

samedi 21 mai 2011

Nous ne sommes que vivants.

vendredi 20 mai 2011

jeudi 19 mai 2011

Sur "Dogville" de Lars von Trier


Et pourtant nous parlons de ce qui nous fait mal. Au fond de nous, nous voulons en mourir parce que, pour une fois, cela ne regarde que nous. Vient l'heure de se cacher.

Alors, pendant qu'il est temps, nous fondons sur ce qui nous vient tant, et si bien, que plus d'une fois chacun s'affole. Il s'affole d'avoir eu à parler, alors qu'il pouvait se tenir dans sa vie, et la finir sans que rien ne vienne la troubler.

Quand rien n'est plu à être sans nom. La vie s'est arrêtée de tourner dans cette ville centrale. L'univers tue, chacun se protège. Elle vient et ronge le sang de chacun, ce sang si bien conservé ; quand il est à vif, il se révèle être le monde. L'histoire recule. L'homme veut remonter vers son histoire, c'est la seule chose qui doit être bousculée dans sa vie. L'histoire, alors, rejaillit comme une fontaine sur chacun. Chacun a ses raisons de recevoir ce vieux jus sali, ce sang si bien conservé, et perd contrôle. L'univers tue, chacun se protège. Le lien casse.

samedi 14 mai 2011

Szurrogdazil

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excerpt
http://awkwardist-unreader.blogspot.com

lundi 9 mai 2011

Tu dois être ce genre de fou
que je suis avec les syllabes en moins
la verve en plus
Sans parler, tu te déplaces dans les murs
cloisonnant des paysages.
Mais les paysages sont tracés rapidement,
ne les prends pas à la légère, pourtant ils
valdinguent tu dis.
Comment se placer dedans ? Des châteaux
de cartes vivants tombent
Ramassis de terre et de ciels vifs
Moi, à plusieurs, nous créons le monde
et souhaitons le monde
car il n'existe pas.

samedi 7 mai 2011

graff video, by LWO

Qu’est-ce que le graff vidéo :
J’appelle graff vidéo toute forme graphique réalisée avec une caméra vidéo avec pour medium la lumière (et ses différents paramètres : intensité, couleur, brillance), et pour support l'enregistrement (film vidéo). La trace de la lumière sur l’enregistrement donne le graff vidéo.
La caméra vidéo est manipulée comme une bombe de peinture dans le graff "classique". La caméra peut être agitée de manière lisse et continue de façon à réaliser un tag ou une trace nette qui se détache du reste de l’image, ou bien elle peut être agitée de manière saccadée pour faire des effets de matières ou d’ambiances lumineuses. La caméra peut aussi rester fixe, appuyée sur un point lumineux, ou faire face à des sources lumineuses en mouvement



Le graff vidéo, une nouvelle forme et pratique du graff :
Il s’apparente à plusieurs titres au graff "classique". Le "tag vidéo" (une des formes du graff vidéo) est une extension du tag classique, à la fois du tag en tant que dessin spontané, mais aussi en tant que symbole (avec par exemple ma série de "tags vidéos" sur des lustres, symbole de luxe et d’académisme). On retrouve aussi la notion de recouvrement (lorsque j'utilise un sujet ou une situation pour l'enrober dans une séquence de graff vidéo). Et aussi, pour les connaisseurs, le bruit de la caméra qu’on agite fait penser au bruit de la bombe de peinture qu’on secoue :)
Toutefois, le graff vidéo se distingue par le fait qu’il est généré avec de la lumière au lieu de la peinture, et qu’il est d’une certaine manière virtuel : il peut être vu de partout par les outils de diffusion numérique sans avoir de trace dans l’espace physique. Il offre un autre regard sur la réalité, à la fois dans la composition et dans la scénarisation volontaire ou improvisée. Au-delà du medium et du support, une des grandes différences se situe dans le fait qu’il s’agit d’un film et non d’une image fixe, avec une création en flux continu dont la séquence peut être revue autant de fois que l’on veut.
En fait, le graff vidéo se positionne comme une variante du graff "classique". A l’instar du "light graff" (graff avec appareils photo) ou du "projection bombing" (graff projetés sur des immeubles), il permet d’explorer de nouveaux territoires d’images et de sensations, à la fois pour les spectateurs et celui qui le pratique.



http://graff.video.free.fr/

drone writings (ESM-like)

the drone writings experiment, 2006 :



« je n'ai pas quitté la pièce, ou ses abords, depuis cinq jours. ils m'apportent à manger, je dors sur le sol, en chien de fusil, quelques minutes à chaque fois. j'ai demandé à Bastard de dépendre les toiles. elles ne me dérangeaient pas, mais j'étais parvenu au terme de leur contemplation. je ne les voyais dès lors plus que comme les moignons du monde, des membres dotés de terminaisons préhensiles que le peintre aurait tranchés afin de préserver le spectateur
l'être humain
de l'emprise dont il est d'habitude l'objet – derrière le tableau. mettre à nu ainsi, éviscérer les arcanes coercitives de l'extérieur
de sa tête – une autre pièce dont le crâne est les murs »


se défaire des éléments et des cadres. s’éloigner des murs de la pièce.la pièce, cellule de la ville, terminaison des nerfs, des couloirs, des artères. au centre, s’éloigner et se défaire des lignes et des démarcations, des arêtes et des tuyaux. au centre les murs s’estompent, la membrane protège, délimite l’espace de la dé-délimitation, le crépuscule de l’objet, des repères du décor. la perception immédiate affranchie de ces contraintes matérielles et autres contingences normatives ambiantes, c’est un champ libre, vierge de contenants, qui s’offre. y déverser dès lors son contenu mental, y épancher la pression témoignante de celui-ci, ses propensions poétiques, dans ces conditions de l’avant-formulation, là où aucun réceptacle ne s’offre à ses pensées. dans cet espace avant les murs, avant l’objet, avant le langage, où pourtant l’intériorité s’extériorise, s’efforcer de dire, de retranscrire, d’une autre manière, plus fidèlement, sa vision.

plus fidèlement, comme une enveloppe fine, un autre cytoplasme, épouserait les contours fluides et fuyants du nouvel exprimé. comme un nouveau langage qui happerait ce signifiant défait de son idiome dans les affres d’une hypothétique traduction. immergé dans des drones amniotiques, s’expérimenter, dans ces notes primales déliées de leur générateur et délitées dans l’air, flux sonore élémentaire. qu’il soit enveloppe infrabasse ou particules électro-noisy épileptiques, le son est le catalyseur idéal pour la dissolution des pourtours, le lubrifiant parfait pour l’émergence d’un nouveau vecteur créatif, cet autre langage brigué.

this is drone writings.

jeudi 5 mai 2011

Ichtyor Tides : Oodrownesis

Ichtyor Tides aka Nikola Akileus dans ses œuvres, drone experimental industrial noise...

Avec entre autres un remix de "Maman Hiroshima" de R3PLYc4N (aka Mathias Richard). Le morceau, inreconnaissable [l'original est ici], a été détruit à la bombe H. Il reste quelques morceaux de voix collés à des grésillements de radioactivité, des particules flottantes...

vendredi 29 avril 2011

Machine Drawings by Tristan Perich



"The machine—a pen, suspended horizontally by fishing line connected to two motors mounted on a wall and held taught by gravity—is overwhelmingly simple, and this simplicity allows me to make the process used to create the drawings transparent. The two motors, each allowing winding and unwinding of the fishing line, suggest four possible movements of the pen. The machine is echoed in the drawings: there are no straight lines, only the partial arcs of giant circles, centered around each motor, formed by one motor rotating at a time. At all times, the pen is either moving continuously or randomly changing direction.

All of this is controlled by a microchip. I program the composition for each drawing: how large it is and which regions of it will consist of random or ordered movement of the pen. This is my role as the artist. Then I let go and let the system and its indeterminacy take over. The motors, the geometry, the code, the pen, the paper or wall, all are married in the drawings. The final drawings are studies of how randomness inside a structured composition can be beautiful."



http://www.tristanperich.com/Art/Machine_Drawings/

mardi 26 avril 2011

amatemp11

SEXIT / (*)
La première fois que j'ai marché, c'était dans la merde. / ne gaspille pas la lumière du jour / rien n'est pareil à rien / J'aime J'aime J'aimeplus il y a 8 secondes Commenter J'aime J'aime J'aimeplus il y a 29 secondes Commenter J'aime J'aime J'aimeplus il y a 2 minutes Commenter / les personnes sont des molécules, et certaines molécules réagissent à d'autres / individuellement : stables ; mélangées : incendiaires / l'eau s'enflamme / zone de transition entre deux systèmes métaphysiques / j'ai plein de traits mais aucun ne l'emporte / SEXIT : / éjaculé en tendant de toutes mes forces vers, hors ; / éjaculé pour sortir de ce monde, éjaculé pour sortir de ce corps / Quand on est au fond, on a des règles différentes. / un arbre accouche d'un bébé / Si je me fais sauter la cervelle sur la chaîne nationale, ça fera mouiller les filles ? / Je ne suis pas assez nombreux. / Rester en silence, fermer les yeux, écouter. / respirer le parfum des fleurs et aller dans le vent, un anus à la place de chaque téton / il y a de l'espoir dans les gouttes de pluie / Un basset mange un kebab sur la chaussée. / éjaculation oculaire / Mes organes sont _mélangés / Durant les tremblements de terre, j'ai le mal de mer. / Merci de ne pas nourrir mes statues. / Toutes les prises de drogues et d'alcool sont réalisées sans trucages. / La réalité, c'est ce qui apparaît quand on arrête d'y croire. / ton corps est un code secret / un arbre dont les branches sont des fusils, les fruits des grenades explosives, le tronc un canon / un arbre dont les fruits sont des flingues / La nouvelle écriture marque ses figures, son phonétisme et son alphabet. / Chaque centimètre carré de cette chose est comme sorti d'usine. / enfermée dans l'État pour être domestiquée, cette machine ne fonctionne qu'en se détraquant / ré-agençant les rapports entre les énoncés / La première fois que ça a marché, c'était dans un cimetière. / Ses pensées sont si fortes qu'il n'arrive pas à entendre la musique. / Acquérir une confiance en soi quand personne ne vous soutient ? (rires) / cerveau de flingue : une machine à injecter des idées dans le monde / souffrir de brûlures totalement incompatibles avec la vie / Tous mes plans reposent sur les émotions humaines. / j'ai cassé ma voix en plusieurs personnes / Elle : - Je suis Adam, j'ai caché ma bite entre mes seins. / Question à 1000 € : où est la... prodigieuse quantité de liberté disparue du monde ? / intervention chirurgico-spirituelle pratiquée à bouche nue / statues recouvertes d'oiseaux blancs et pépiant / 80% de la croissance des revenus va aux 1% les plus riches / beauté du monde. don de la vie / l’épanouissement de soi passe par l’inaction, la contemplation / Transformer les êtres en carburant, / Spectacle époustouflant à Disneyland Paris : les biorobots se sacrifient sur le toit de Tchernobyl / Nous appartenons tous à cet endroit. C'est pas seulement une chose. C'est une accumulation. / tableaux toxiques peints à l'acide, collection d'os, boîtes à scorpion, / images et mots sans fin (: trop plein de flux) / coke speed héro dans toutes les langues / rêve viral, eau en poudre, / peuple fabriqué de tous les peuples / repérer dans sa ville tous les antivols attachés à rien / j'ai plein de bouts mais aucun ne l'emporte / reconfig / Imaginer un monde où l'on ne puisse pas prendre de photo. Un monde sans photo. Très difficile à imaginer aujourd'hui... / port d'un générateur de bruit miniaturisé / un sentiment d’inachèvement pousse sans cesse vers autre chose / une déconcentrante sensation d'intensité dont on ne parvient à se défaire… / si ça c'est pas de la musique pour se bourrer la gueule / Lecture = stimulation transcrânienne répétitive (STR) / But : interférer directement avec les activités corticales aberrantes / Ces mots font partie d'un kit anti-suicide. / Il est interdit d'embrasser les statues. / Là-bas on ne sent pas ses dents, on n'a plus de bouche. / La technologie alimentaire crée de nouvelles sensations gustatives. / Le patient doit régulièrement réorganiser son cerveau à l'aide de bruits sélectionnés / albums connus par coeur de la première à la dernière seconde / le voile inversé : celui qui voile l'extérieur ; non pas un voile sur la peau, mais sur l'ensemble du monde (le monde entier est voilé pour elle) / Tous se referment sur leur cellule. / La première fois que j'ai marché, c'était dans un cimetière. / Consommez consommez, et ce jusqu'à votre mort / Tout ce que je peux, à part être gentil avec les gens, c'est ne pas les tuer. / J'organiserai un briefing lorsque nous serons prêts. / Allôve you :)

lundi 25 avril 2011

Parutions de syntextes dans Sitaudis et BoXon

Parution d'un syntexte (amatemp3.2 : c'est amatemp3, recompressé (à 65%) pour l'occasion) sur Sitaudis :
http://www.sitaudis.fr/Poemes-et-fictions/amatemp3-2.php

Parution de deux syntextes (amatemp8 [mut_porn] et amatemp9 [dope for freaks]) dans le n°26 (qui vient de sortir) de la revue BoXon :
http://tapin.free.fr/revue.htm#26
La revue n'est pas chère (3.50€) et est fortement recommandée.
Pour l'acheter, c'est ici : http://tapin.free.fr/revue.htm#vente

vendredi 22 avril 2011

R3PLYc4N @ L'Oreille Qui Traîne (Rouen) - 2011



Concert de R3PLYc4N (Mathias Richard) à L'Oreille Qui Traîne (MJC Rouen, France) [extrait]

Samedi 26 février 2011

Soirée Transmuzitext [sur une initiative de Zaäk Arandi]
http://camerasanimales.com/img/events/flyerMJCrouen26fev2011.jpg

Extrait morceau R3PLYc4N : "Qui vient"
Ecoutable/téléchargeable en entier ici [mp3] dans une version de brouillon :
http://soundcloud.com/%E2%80%8Br3plyc4n/%E2%80%8Bqui-vient-brouillon-nouvelle-version

Avec Guillaume Bergon en soutien derrière l'ordi

Filmé avec un appareil photo par Hacer Toruk

jeudi 21 avril 2011

Nouveau phénomène rencontré

Gabriel Azais


et viva La Porte des Lilas, son bordel, ses travaux, ses archives, son Rigoletto pizza-expé-noise, son église-usine, ses immeubles en briques rouges, sa terrasse sur le périph', son hôpital-ovni, la lourde proximité de Romainville... un des endroits à Paris les plus courus par les mutantistes !


Vit

chaque matin : je me lève pour exister, trop loin dans vit, mon trou d’existence de, peut-être ça continue : vit est la révolte infatigable, encore et encore.

vit est la colère qui : jamais ne s’endort : la malangue est le foutre de vit, le souffle qui gonfle son corps, son principe sans principes.

nous sommes dans l’ensemencement, la vie discontinue et perpétuelle, nous sommes : nous y sommes : vit notre origine et notre aboutissement, nous sommes dans l’intervalle, l’entre-deux : nous sommes, entre je et tu, trop loin.

vit est la frontière et la terre natale : un déplacement d’air, une idée faisant son chemin, aucune origine fixe.

vit est malangue est l’hybridation de moi.


***


vit ne cesse pas dans la malangue : est une structure qui dépasse la syntaxe : vit dépasse, est une fidélité au rythme.

tout au fond : aucun cheminement, ma voix part sur les côtés de je : nous sommes, un parler en ébullition, un parler.

vit est trop loin dans le bouillonnement de : vivre, vit ne se comprend pas, est un acte qui engage et engage et engage, instable, déstabilise.

vit ça ne se laisse pas cerner par les principes d’exister : vit c’est le trou dans le plein de vivre : nous sommes, nous ne sommes pas ce qu’ils veulent faire de nous.

vit est le geste est le parlé est la malangue est la résistance à.

vit est une résistance traversée par un courant : nous sommes électricité.

nous sommes loin dans le trop loin : nous ne nous arrêtons pas, nous sommes les seuls à parler par nos bouches.




lundi 18 avril 2011

R3PLYc4N @ La Parole Errante (Montreuil) - 2010







3 extraits d'un concert de R3PLYc4N (Mathias Richard) à La Parole Errante (Montreuil, France)

Samedi 29 mai 2010

Festival PO2ZIES#02 [organisé par La Machinante : Didier Calléja Koeurpurs, Méryl Marchetti...]
lamachinante.com/​index.php?rub=38&even=20&Srub=23

Morceau R3PLYc4N : Le chant des réplicants
https://r3plyc4n.bandcamp.com/track/le-chant-des-r-plicants
https://youtu.be/p5jtAb0S2VM

Avec Guillaume Bergon en soutien derrière l'ordi

Filmé avec un appareil photo par Hacer Toruk

+ sur http://vimeo.com/r3plyc4n

vu au passage

quelques photos attrapées au vol lors de la première partie du "Tour de France mutantiste"

album photo Flickr visible ici










vendredi 15 avril 2011

Voyage mutantiste

Le voyage mutantiste : se déplacer toutes les jours dans une nouvelle ville (ou village) en allant à chaque fois chez une personne que l'on ne connaît que virtuellement (via Internet, courrier...).
Le voyage transforme le virtuel en réel avec les joies et les risques que cela comporte.
Conséquences : augmentation du taux d'alcoolémie ; échange approfondi d'informations ; intensification du réel ; dans le meilleur des cas, émergence d'alliances entre singularités.


[notule] Treize jours à New York voyage compris

Olivier Domerg, Treize jours à New York voyage compris (Le Bleu du ciel, 2003)


Très bon livre. Je suis passé à côté lors de sa sortie en 2003, et l'ai découvert récemment lors d'une série de lectures de "mise à jour" (le plus souvent ennuyeuses...) de textes d'auteurs français contemporains (me fais des listes).
Dans ce "Treize jours...", Domerg frôle le chef-d'oeuvre par ses descriptions de déplacement (avion), de ville (ici NYC), d'architectures, d'ambiances.
Seul défaut (d'où le "frôle") : un point de vue trop "confortable" (hôtels, restaurants...), une certain mollesse (égalité) de trait et de caractère, un point de vue un peu "bourgeois" (pour la musique, il n'y a pas que de clubs de jazz à NYC, par exemple...). C'est plus le point de vue d'un spectateur que d'une partie prenante du monde décrit.
Pour le reste, un des meilleurs bouquins contemporains que j'ai lus depuis longtemps, qui témoigne d'un véritable travail de pensée et d'écriture, certaines pages m'ont même rendu jaloux (ce qui est bon signe !), car il aborde avec un brio rare des types de description d'architectures urbaines autour desquels j'ai longtemps moi-même tourné obsessionnellement à travers mes différents textes.
De plus l'objet-livre est extrêmement bien édité (format, papier, couleur, dispositions, agencements textuels et photographiques...).
Bref à lire et à connaître parmi le brouillage général.


jeudi 14 avril 2011

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Mutantiste à l'assaut du monde (MR dans l'antre de Troudair, Auxerre)


Toile en feu (atelier d'Hypsis, Beaune)


Échoppe ? (quartier de neR, Lyon 7e)

mercredi 13 avril 2011

dimanche 10 avril 2011

Quand tout le monde pensait que ce n'était que balivernes, je crois avoir percé le secret de la mort, et son incidence sur l'être humain.

Voyez-vous, nous n'apparaissons pas à la naissance. Nous sommes juste projetés à notre mémoire, et c'est cela qu'on appelle la vie. Sinon, je suis bien sûr et persuadé que nous résidons tous allongés sous terre, que nous le sommes depuis le début, que nous le serons jusqu'à la fin des temps.

La vie est éternelle car elle n'a pas une puissance de haute volée, mais bien plutôt une des propriétés les plus basiques de notre cerveau. Même quand celui-ci ne reçoit pas d'influx électrique, il peut créer la vie de l'être humain, de l'être humain auquel il appartient.

La mort, à l'inverse et pareillement ne veut rien dire, puisque c'est l'état où nous sommes tout le temps. Mais le temps ne veut rien dire non plus. Bref. Nous ne sommes pas – il faut le répéter. Nous nous projetons le résidu d'être que nous pensons avoir, considérant un instant ce corps que nous avons, allongé dans la terre, depuis jusqu'à.

Alors l'homme ne se lève pas, et ne marche pas face à jadis. La vie humaine se constitue dans le refus de ne pas être.

Et ça, la nuit nous le faire voir quand, dans le désordre de la mémoire, nous ne sommes plus que des étoiles.

mercredi 6 avril 2011

Tour de France mutantiste - part 1

Mathias Richard, notre vaillant reporter mutantiste, entame le début d'une longue aventure qui le mènera à travers le monde entier.

Le lundi 11 avril, il se rendra à Auxerre pour rencontrer Troudair.



Le mardi 12 avril, il s'aventurera à Beaune, à la recherche d'Hypsis.

MR fera ensuite coïncider son espace-temps avec celui communément appelé "Lyon - un mercredi 13 avril et un peu le 14". Il y a rendez-vous avec neR.
Il y aurait aussi des rumeurs de contacts avec Le bal des ardents, et Grand-Guignol...

dimanche 3 avril 2011

J'ai une voix qui parle en moi, j'ai besoin de musique
je n'arrive pas à faire taire
sans jamais brouiller

car finalement
les grands hurlements n'ont d'autre but
que de faire taire
sans savoir pourquoi,
juste le pressentiment du silence
qui doit faire jour.
Le ramassis d'êtres doit s'écraser sous peu
pour faire place à la terre
hypnoteuse, vengeresse et vinière.
La terre a niée, la vie à taire.

Ne souriez plus désormais
car voici venir l'heure
Chacun a son double
le vôtre s'affaire, le mien a vu.
Craignez-vous cependant.

jeudi 31 mars 2011

TheRiddickParty_r[1/6000] (filmosaic)

This text will be replaced


Reconstitution of a short sequence (20s) of movie The Party (Blake Edwards, 1968) with little squares (area of one square is ~1/6000 of the movie frame area) taken from frames of a same duration sequence from The Chronicles of Riddick (David Twohy, 2004). Use of granular synthesis technique (see emphasis on one single frame in the video "fly2death" : http://vimeo.com/12301589).

The filmosaic mutantist machine : a kind of crossover between two mutantist machines : "the mutantist movie" (http://mutantisme.free.fr/​html/​film_mutantiste.html [fr]) and the "headmixer" (http://mutantisme.free.fr/​html/​melangeur_tetes.html [fr]).

Current efficiency on Intel Core i5-2500 = 0.9 frames/mn, with "r4" settings (can reasonably be upgraded to 1.2 frame/mn). That to say 9 hours running time for a 20s sequence @ 24fps.