mercredi 11 septembre 2013
Témoignage de la fin du monde #11 - L'enfant du nouvel âge

Je suis venu au monde il y a un peu plus d'une dizaine d'années, un 11 septembre. En mon honneur, les autorités organisèrent le plus grand sacrifice humain de l'histoire. Je tiens en partie ma puissance de cet événement. Que faisiez-vous ce jour là ? Tout le monde à une réponse à cette question, vous participiez au show.
Neuf mois plus tôt, ma mère, cette illuminée, fût fécondée par un démon, au 33ème étage du Secrétariat des Nations Unies à New York, USA. Selon un rite de Haute Magie remontant à la plus lointaine antiquité. Vous ne me connaissez pas encore, mais des professionnels préparent ma venue avec le plus grand soin. C'est une histoire de chocs et de shows. C’est le rock'n'roll du nouvel âge.
Vous m'accueillerez comme le messie. D'autres comme l’antéchrist. Votre avis sur la question est déjà détaillé dans le scénario. Quelque soit le rôle qu'ils ont choisi pour vous, il y a de fortes chances que vous ne soyez pas reçu au concours d'entrée pour participer au prochain cycle.
Vous m'accueillerez comme le messie. D'autres comme l’antéchrist. Votre avis sur la question est déjà détaillé dans le scénario. Quelque soit le rôle qu'ils ont choisi pour vous, il y a de fortes chances que vous ne soyez pas reçu au concours d'entrée pour participer au prochain cycle.
mardi 10 septembre 2013
lundi 9 septembre 2013
la mach'inante: montreuil mutantiste (flashback)
Bout de captation d'une impro entre Mathias RICHARD & dIDIER cALL2JA kOEURSPURS à la Mach'inante à Montreuil (93)
avec aussi Louis KOSTA (traitements électroniques en direct), SEBASTIEN MAILLET (violon, installation, vidéo...), Valérie JACQUEMIN (photos, installation), MERYL MARCHETTY (corps-voix), Cécile ARMENAULT (installation, photographie) & +...
Date : décembre 2009 (?) ou mars 2010 (?), après l'expo "Enfer me ment(s)"
dimanche 8 septembre 2013
samedi 7 septembre 2013
vendredi 6 septembre 2013
[Machine Resovirus] Plugin : HACKING OGMutantiste
Plugin en cours de refonte suite à la mise à jour de la machine "RESOVIRUS".
Voir http://mutantisme.blogspot.com/search/label/resovirus pour plus d'infos.
Voir http://mutantisme.blogspot.com/search/label/resovirus pour plus d'infos.
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machines,
OGM,
OGMutantiste,
plugin,
resovirus
[Machine Resovirus] Protocole de création d'un resovirus
Machine remise à jour le 13/2/14, disponible à l'adresse :
http://mutantisme.blogspot.com/2014/02/machine-mutantiste-resovirus-protocole.html
jeudi 5 septembre 2013
mercredi 4 septembre 2013
[1.2 – alpha-test] DU SYNTEXTE
DU SYNTEXTE*
Le nombre d’œuvres sur Terre augmente si vite que tout regard
d'ensemble devient de plus en plus ardu, voire impossible.
Pour traverser le bruit de l’époque la littérature est obligée de se constituer en blocs toujours plus fous, concentrés, directs ou incompréhensibles, tortueux, imparables, irréductibles, textes blocs de combat avec des points d’attaque et de défense.
Absorption / Tamis / Synthèse / Capture / Recueillement
J'ai une pensée qui saute ; elle sort tout le temps de ses rails, contre mon gré.
Après on appelle ça rêverie, distraction, manque d'attention, coupage de parole, coq à l'âme...
Mais, avec l'âge, il devient de plus en plus clair que je n'ai aucun contrôle dessus.
Mais que c'est ça, "ma-pensée", qui me contrôle.
Et que je ne peux arriver à réfléchir à rien sans constamment changer de sujet.
Jetée au centre fourmillant de masses vivantes, l'étroite fenêtre de la conscience.
Malgré l'étroitesse de cette fenêtre... j'expérimente un trop-plein de sensations et perceptions à filtrer (du mal à métaboliser des perceptions trop riches), comme un filtre mal réglé laissé "ouvert", trop réceptif, face à ce qui entoure.
C'est pourquoi je reste si souvent enfermé. Si le filtre à impressions sensorielles ne fonctionne pas bien, il est difficile d'exister proprement en tant qu’être humain - engorgement d'information, ça n'a pas de fin. Les gens et les pensées sont alors des vagues qui rongent et corrodent.
Recevoir : - toutes les influences :: - toutes les pensées :: - toutes les idées :: - tous les sentiments.
J'absorbe la parole, les paroles, de tous ; j'en fais un magma que je distille.
Suis une fenêtre, une caméra autonome, j'espionne tout, et détourne toutes les images et tous les langages.
Ce n'est pas moi, "Mathias", qui exprime ces mots, c'est le monde entier.
C'est le monde qui me produit. C'est le monde qui produit cet écrit.
Je ne suis qu'un médium, un moyen du monde pour s'exprimer.
Par "monde", j'entends les humains, la nature, la Terre.
La littérature est une machine qui t'espionne tous les jours, 24 heures sur 24.
Je n'écris pas, je copie. Ma bouche ne veut pas parler.
Aller percevoir les idées directement là où elles sont stockées dans la nature. Un millier de nos pensées disparaissent à chaque heure pour être remplacées par un millier d'autres, toutes neuves. Faire la synthèse de tout ce qui entoure, gens, villes, films, livres... Sous l'influence de tout - forcés de naître de tout. Dévorer, absorber, accumuler, amalgamer les consciences, et les souvenirs de celles-ci. Juxtaposition aléatoire de tous les concepts afin de briser les gangues. La réalité est une surimpression en embranchement de toutes les choses possibles.
Internet aspire les cerveaux et la vie. En retour, aspirer le Web. Extraire l'information des immenses bases de données, le patrimoine mental de l'humanité. Sucer le Web jusqu'à ce qu'il éjacule ses infos les plus précieuses. Le texte synthétique serait impossible sans les logiciels de traitement de texte (réplications, coupes, déplacements, modifications, réorganisations, permutations très rapides) et les flux d'information internet.
Activées 24h sur 24, des oreilles abyssales faites d'ordis enregistrent tout, le moindre écho. Des pluies de données se déversent en masse dans nos intérieurs. Toutes les réalités commencent à se réunir dans le même espace, profilant un point d'implosion.
Tout l'art du veilleur est de distinguer le bruit de fond des signaux authentiques.
J'ai vu des images, des millions. La plupart étaient floues, incompréhensibles, mais d'autres étaient claires. Au fil du temps, les pièces se sont assemblées, et j'ai été capable de former une base de compréhension. Tous les jours, nous sommes bombardés de pseudo-réalités manufacturées, créées par des personnes sophistiquées usant de moyens sophistiqués. Fourmillement de processus de limitation sociaux, physiques, intellectuels. Toutes les informations nous mélangent. Plus rien ne correspond à rien.
Le chasseur, le veilleur, est un radar à idées, expressions, formes. Une machine à ré-injecter des idées dans le monde. Face à la radicale augmentation de l'information, afin de distinguer bruit de fond des signaux authentiques, notre cerveau doit augmenter radicalement sa sélectivité, il doit augmenter sa capacité de synthèse et filtrage de données. D'abord filtre ouverture maximale ; puis filtre intellectuel ; puis filtre transe furieuse.
Assemblage
Assembler des phrases : quand deux ondes se rencontrent, les creux ou les bosses qui se rencontrent se renforcent mutuellement, amplifiant l'onde. On parle alors d'interférence constructive. Le sens circule d'une figure à l'autre, faisant demi-tour au sein d'un ensemble complexe d'opérations, pratiquant des renversements. La structure change à tout moment, il faut constamment trouver quel est le nouveau chemin à emprunter. Ne jamais prendre une chose comme acquise, normale ; réfléchir à toutes ses réorganisations possibles.
C'est l'époque de la Recombinaison. Internet débouche sur des capacités cognitives différentes. Capter les informations comme une éponge. Absorber le moindre évènement intéressant rencontré, pour construire de nouvelles cartes de causalité ou en modifier d'anciennes. Je vois des systèmes, des constructions. Tout est démontable et remontable d'une autre manière. Des segments aléatoires de code, regroupés, forment des protocoles imprévus. Cette machine ne fonctionne qu'en se détraquant - ré-agençant les rapports entre les énoncés - la première fois que ça a marché, c'était dans un cimetière (les morts parlent beaucoup). Notre cerveau modifie la réalité en permanence pour que le monde soit synchronisé.
Frottements des mécanismes, géométries, connexions, échanges. Je m'intéresse aux phrases pour elles-mêmes, de toutes sources, selon leurs puissances, angles d'attaque, équations, singularités. Composer des ensembles de tissu animal, de matériaux polymères et d'électronique sophistiquée. Ensemencer des tubes de plastique biodégradables avec des cellules de muscles lisses issus d'aortes de cadavres. Mélanger organes, végétaux, mécanismes, lettres... Relier, tisser, coudre toutes choses ensemble : air, insectes, bruits, regards, lumières... Rapprocher médecine, acoustique, pornographie, astronautique. Condenser des rayons solaires, des fibres nerveuses et des spermatozoïdes : un fœtus dans une méduse. Mélanger des bouts de reptiles, de mammifères et d'oiseaux pour aboutir à un animal mosaïque.
Conclusion
Un syntexte est une manière de traiter les millions de fragments d'informations qui nous environnent.
Il représente un point où la littérature s'effondre infiniment sur elle-même.
Les syntextes sont des fichiers compressés de données. Ces données peuvent servir à 1/ la contemplation esthétique, 2/ à vivre une expérience, 3/ à l'augmentation du savoir, de la compréhension. Le travail poétique est un chemin qui peut nous mener à la connaissance de la réalité extérieure.
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* Ce syntexte métasyntextuel est un complément au texte "Syntexte [syn-t.ext]" présent dans le Manifeste mutantiste 1.0 puis à une seconde version réécrite dans le 1.1. et enfin à une troisième version dans s y n - t . e x t (livre à paraître).
Connaître la fuite qu'est son propre corps [Mathias Richard oldies - 6]
Connaître la fuite qu'est son propre corps
Comme un diamant mal taillé cette musique n'est pas exempte d'aspects grossiers, mais elle recèle des blocs de noirceur d'une pureté et d'une intensité que l'on ne retrouve pas dans des pierres plus finement travaillées.
Je pense vraiment que la musique est puissante. Seulement beaucoup ne peuvent pas l'entendre car ce qu'ils connaissent n'en est que le versant édulcoré, neutralisé, par une sorte de magie blanche. Ils n'osent pas goûter le goût de la vie. Ils n'osent pas, car même les musiques faibles font obscurément sentir qu'autre chose est possible, un tube du top 50 peut laisser entrevoir l’existence de vertiges et de transes dont personne ne parle, ne pas aller voir plus loin c'est ne pas vouloir vivre, il faut se glisser dans l'interstice d’une musique pour découvrir sa tête et son corps, et le monde. Rien de mieux qu'une musique pour apprendre à méconnaître le corps fabriqué par les autres, et connaître la fuite qu'est son propre corps, le bourgeonnement des corps et les bouillonnements qui peuvent les traverser. La musique fait rêver le corps de sortir de lui-même, et il saute, et il saute pour sortir de lui-même, et il chancelle, pris de tournis, et il reprend son souffle, et saute, et il resaute et trébuche et sort vraiment de lui-même et s'abandonne à une danse folle sortie d'elle-même. Quand je dis « la musique est vraiment puissante » je veux répondre à l’avance à l’objection que telle musique ne serait puissante que parce que je le voudrais bien, parce que j’aurais le désir de quelque chose qui soit puissant et important, et que plutôt que faire l'éloge d'une religion ou d’un sport risqué, j'eus choisi la musique par commodité. Or je n'ai rien choisi et il me semble que la musique est beaucoup plus profonde que la religion, et que la religion n’est jamais si forte que portée et manipulée par la musique.
[2001, élément de texte non inclus dans la version finale du texte "Hocico" in Musiques de la révolte maudite]
mardi 3 septembre 2013
lundi 2 septembre 2013
rêve dans tente à l’A.W. (août 2005)
rêve dans tente à l’A.W. (août 2005)
(vision des cafards pd)
des humains avec des cafards qui pénètrent sous leur peau et s'y promènent
les yeux sont souvent mangés en premier
les humains/hommes en question cherchent à enculer et manger les autres (voire eux-mêmes), de préférence ceux qui ne sont pas encore dans leur état
[vision entre Délivrance et La Nuit des morts-vivants] [et surtout Event Horizon, mais à l'époque je n'avais pas vu ce film]
leur peau est recouverte d’une pâte-sécrétion verte autour de tous les points de dévoration, les victimes s’en étalent partout en se grattant.
image de Genêt énucléé mangeant sa main jusqu'au bras dont les os saillent, il la lèche goulûment.
cris horribles de celui qui n’est pas encore infecté, et qui se fait enculer et encafarder et dévorer par les autres vicieux et voraces
s'arrachent leur peau et leurs organes pour trouver les cafards sous leur peau.
encafarder par la bouche, le peau à peau.
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Note : « j’ai perdu au moins 2 ans de ma vie cette nuit ».
>
rêve
dimanche 1 septembre 2013
AdolescenZ [ep. 5 - gOnzen alieN]
putain de.
HAZAR.
random/shuffle/chaos
ne pas narrer. la terre désorbitée. guidée. speedée. à travers la voie lactée.
mais se marrer. remaides de barmaids. mayday. magma ado. émotions du. visqueue
troue.
l'amatière.
fictionésies.
daoship, gravitons engine.
vigilance des machines.
ni mm dcrire. l'avenir dérivant du vivant délirant. l'@ des #mutants.
mais rire. l'http des iplanets. l'y du lit des plis ruisselle. comets
[zarbi la zouz zone erogn en mode gonzo zen la partouz oxygn et binouz]
baise buzz puzzle pizza free jazz free jizz zipute
hommes struisent aliens trouent stryges
manipulent dinosaures tassent
partouz interspecies pluriverselle transgalactique
le mec se faisant sucer par l'alienette branle le rottweiler sur le cul du stryge hermaphrodite
défonçant les dauphins plein de giclures de cyprines venant des fillettes aux trous dilatés
par les velociraptors trans ruisselant sous la pisse des robos
streamin on facebukkake
da tachypsychy censored
hybrid hydr
hard an dark
DANS TON CUL !
[zarbi la zouz zone erogn en mode gonzo zen la partouz oxygn et binouz]
au laps d'hui. se laissant saturer par les présences et en
exploser
interpénétrations ? acids hypersynaptogens acids hyproteins acc. ac vivids accid oxyd ?
p t p p putouaregs dans les dunes du virtuel ergs du web oasis ruinesques du mirage réel merde en ram
mer de spam sperme charmant l'alarme des dermes pire teen ripine l'air strange chair zen guerre des
gonz haine des normes obscène ogrant ta verge vaginalement m m v m
miserre extraterrestre des asteroids bacteriens rien
luv u gurl fuk u gurl tuch u gurl
pov facial spatial anal
à POIL les aliens !
ouais.
crash trash.
ouais.
@illeurs
Volodymyr Bilyk. This is visual poetry
The backstory of the series is in the aborted project of releasing Raymond Chandler novels. Pieces – which are font collages started as the illustrations. It was to be the blink into the characters mind. Then the project was shut down – but I was too much in this thing – almost obsessed. I was fulfilled by it and I had a need to exhaust it to the bottom.
The central idea is the collision of the dada-sensibility (mostly inspired by the collages of Kurt Schwitters, Hannah Hoch and Raoul Hausmann), the hard-boiled images (Raymond Chandler, Dashiel Hammett, James Cain, Jim Thompson) and the film noir atmosphere (Night of the Hunter, The Big Heat, Touch of Evil, Maltese Falcon). The link between them is Jean-Michel Basquat and his highly expressive, straight-to-the-point chaotic style. His compositional method is the most adequate for the purpose of recreating kaleidoscopical frenzy.
The reader (because the images are built with fonts which contains letter which got the forms of certain images or placed to look as the certain images) is like the private eye remembering his last job. Remembering that he looked for the thing long enough to be haunted by it, to become obsessed by it. All he can remember are this blinks and from the blinks he builds the backstory and the stories between the blinks.
samedi 31 août 2013
rêves nuit du 17 au 18 juillet 2005
rêves nuit du 17 au 18 juillet 2005
rêve 1
pendant une demi-heure un lieu entre la librairie et la bibliothèque est mis à notre disposition dans un objectif scolaire et promotionnel. nous pouvons nous emparer gratuitement de tous les ouvrages qui nous intéressent dans le délai de cette demi-heure, ce semble être une politique mise en place par les éditeurs pour que les étudiants prennent l’habitude d’être lecteurs et consommateurs de leurs livres.
j’erre dans le lieu, saisis quelques livres, entre autres de D., d'E., en anglais. très rapidement le plan change, le lieu s’agrandit de façon géométrique jusqu'à atteindre la taille d’une petite ville. ce ne sont plus simplement des livres qui sont mis à la disposition d’un public surgissant de partout, mais absolument tout ce qui est consommable, achetable : habits, aliments (je prends un steak), accessoires, œuvres d’art (je prends des petites sculptures extrêmement vicieuses faites par un vieux à lunettes à l’air concupiscent), tout, tout, tout, une église, etc. des putes (l’on voit un homme se faire sucer par une pute) MAIS au bout de 30 minutes (les lieux sont séparés de façon thématique par des cloisons et sont sur des socles différents), au bout de 30 minutes chaque lieu thématique s'autodétruit, il subit une sorte de tremblement de terre qui tue, engloutit ceux qui y sont restés trop longtemps : le rêve est une longue course-poursuite entre repérer et ramasser des objets d’intérêt ou de valeur (j’en trouve très peu, ma vue est comme floutée par la précipitation, et les objets intéressants ont déjà été en partie pris par des rapaces plus rapides, je jalouse des petites Japonaises qui ont trouvé de superbes combinaisons et casques et mini-dragsters argentés, je passe mon temps à courir poursuivi par ce tremblement de terre qui engloutit ceux qui ne sont pas assez rapides ou trop cupides, tout en regardant à la volée tous ces objets infinis offerts gratuitement mais pour si peu de temps. fin floue, courir hors du bâtiment dans une forêt clairsemée au-dessus de laquelle patrouillent des hélicoptères de police. / réveil.
rêve 2
A. : je la rencontre dans une brasserie qui pourrait être à montmartre. elle refuse formellement de signer le manifeste surréaliste, et se condamne elle-même à vivre dans un quartier parallèle, invisible, de Paris, où les gens ne meurent pas : elle se condamne à l’immortalité. retour d’affection fort entre nous (après une entrevue toute aussi forte avec son dernier copain, alors que se présageait un affrontement : partage avec lui du côté inquiétant de la folie d’A., il semble jeter l’éponge), j’essaie de l’en sortir mais une fois entré dans ce lieu d’immortalité, il semble impossible d’en sortir. (petites rues et appartements sans fenêtres ou avec vue plongeante sur Paris).
sans transition, affrontement gore entre moi et des « immortels » extrêmement mauvais et mal intentionnés. contre toute attente j’en triomphe et arrive à les couper en morceaux, mais ce n’est pas suffisant, ils continuent à vivre, se reformer petit à petit, je suis contraint d’en affronter les morceaux, de les attacher, les passer au mixer et les réduire en poudre que je mets au feu. je pense enfin en avoir triomphé –en regardant Paris du haut d’une fenêtre d’où je laisse tomber la poudre de leurs cadavres de ma main. sans transition je suis en fait vaincu, coupé en morceaux, rien ne pouvant les tuer, ils se sont reformés et ont dû triompher de moi pendant mon sommeil, je suis réduit à une sorte de lego ridicule volant au milieu (entre la libellule en plastique, avec un effroyable smiley figeant l’expression de la face, et le vaisseau spatial miniature) et croissant en taille au milieu d’eux, je suis leur risée, et ils hésitent en se caressant la barbe à me couper en plus petits morceaux encore. / réveil : conclusion : les morts ne meurent jamais.
rêve 3
rêve extrêmement long et complexe, que je n’arriverai pas à raconter. affrontement à géométrie variable entre deux groupes de personnages (chacun a une personnalité très forte et différente). les uns et les autres changent de camp plusieurs fois. manoir, tour d’un château. P. par ruse sauve deux personnes des griffes de la bande adverse, moins nombreux mais plus forts et sanguinaires. long flash érotique sur une chatte prise par derrière (levrette debout) tout en discutant avec les autres de la stratégie à suivre (attaque, faire le guet, fuite) pour se protéger des autres. mais la troupe est trop dissipée en discussions, rhizomes érotiques, etc. les deux ennemis restants s’échappent dans des cercueils vers la ville où ils deviennent des ogres baisant et tuant et mangeant des dizaines de victimes, souvent féminines : vision macabre de leur antre et de leur harem avec des dizaines de cadavres de filles nues, désirables mais sanglantes, souvent mortes : sentiment de toute-puissance du mal, les deux monstres font ce qu’ils veulent, s’ennuient et deviennent de plus en plus vicieux, ainsi l’un d’eux accostent un type et lui offrent de lui acheter des gâteaux parfumés, afin de manger sa chair parfumée à ce type de gâteau, d’arôme. mais pour ce faire il va dans un grand magasin et est repéré par l’un des vétérans du premier affrontement de la première partie du rêve (celui-ci voit en indice par la caméra de surveillance une sorte d’énorme tête de mort invisible, un corps-squelette invisible et scintillant). les anciens combattants se retrouvent tous un par un, ils ont tous beaucoup changé, c’est un peu comme le début d’un film, on se dit qu’ils vont allier leurs singularités et surmonter leurs désaccords et affronter les deux psychopathes-monstres malfaisants et tout-puissants. réveil à ce moment-là, sensation très frustrante que le rêve ne peut continuer alors que le mal triomphe toujours. sensation extrêmement morbide du triomphe de la mort, du sadisme et de la violence, car le rêve s’interrompt avant que les deux bouchers aient été attaqués par la bande dont je fais partie. sensation malaisante des scènes gores des deux malfaiteurs violant, tuant et mangeant leurs victimes sans être inquiétés, dans un sentiment de toute-puissance.
--
Notes à chaud :
- 2 rêves sur 3 : triomphe de la mort, de la pulsion de mort. rêves en deux parties.
- resurgissement étonnamment proche de figures féminines du passé (X) ou assez distante (Y).
Note à froid (publication blog) :
- remplacé tous les noms de personnes réelles par des lettres.
>
rêve
vendredi 30 août 2013
Clip de "Maman Hiroshima (Ichtyor Tides Actiniided Mix)" (R3PLYc4N) par Franck H Perrot
Clip du morceau "Maman Hiroshima" (R3PLYc4N, 2011)
remixé ("Actiniided Mix", 2011) par Ichtyor Tides
remixé ("Actiniided Mix", 2011) par Ichtyor Tides
jeudi 29 août 2013
Une aube d'équations et de symétries [Mathias Richard presque oldies - 5]
Une aube d'équations et de symétries
Quand une musique rend l'espace-temps plus vrai, on ne l'entend plus, elle s'efface, elle a réussi son équation, son sortilège, elle n'est qu'un moyen pour nous faire passer ailleurs. Certaines musiques, si nous les accueillons, nous ouvrent à une vérité plus palpable pendant quelques instants, réveillant nos antennes endormies, nos capteurs sensitifs inutilisés à force de craindre la douleur : une aube d'équations et de symétries dévoilant de nouveaux angles, réveillant des figures, créant des cérémonies mentales, regonflant les veines de sentiments craints et délaissés, sentiments se révélant non pas nocifs mais puissants, animaux, psychédéliques et vitaux, comme une rouille et une pourriture émergeant en sculptures au cœur d'une forêt, comme des peintures tatouant des montagnes jusqu'à se matérialiser en dimensions d'où se lèvent des créatures, des végétaux, des plasticités, des creux, des chemins, un réseau de veines inconnues soudainement rendu visible par l'afflux d'un sang de pétrole miroitant s'épanouissant en virages, loopings, courbes, ruisseaux, angles durs et montées coupées à 90°, 180°, 270° : une récréation du sentiment de toutes les possibilités de la matière par les ondes, n'hésitant pas à passer par les douceurs et les coups de poignards, les guérisons et les réouvertures de blessures comme dans l'une de ces casses de voitures où métal, terre et plastique s'épanouissent en fleurs jamais vues et jamais pensées, parmi la pluie, les reptiles, les arcs-en-ciel d'essence, les insectes et les canettes de sodas multicolores se déversant de machines et distributeurs éventrés.
(Votre nouvelle drogue sera l'album "..." de X : fermez les portes, fermez les yeux, éteignez la lumière et surtout mettez le son bien fort.)
[respost modifié de camerasanimales 29.09.09]
mercredi 28 août 2013
il a volé mes cauchemars pour les réaliser [Mathias Richard oldies - 5]
il a volé mes cauchemars pour les réaliser
des arcs-en-ciel noirs
tous ces films qu'il a faits
ce sont MES cauchemars
pas les siens
toutes les nuits je rêve et je ne sais pas comment
je ne sais pas comment
IL LIT MES PENSEES !!!
il VOLE mes pensées
il MET mes pensées en FILM
pour les MONTRER à tout le MONDE et en retirer toute la GLOIRE
[repost modifié de iinviidatiion 26.04.2008]
Témoignage de la fin du monde #10 - Age d'or et bain de sang

Pluie de sang, armes dorées, coeurs arrachés,
enfants indigos ridiculisent théoriciens des cordes,
body art modification artisanale sur animaux de compagnie,
escadrons de la mort en voiture tuning aux péages d’autoroutes,
femmes aux foyer nymphomanes jouent les sibylles dans films pornos amateurs,
paumés chomeurs longue durée se prenant pour justicier se déguisent en super héros,
les jumeaux siamois nazis de Thomas Hugues s'incrustent chez toi le soir du réveillon,
autobus de retraités en pantacourts quechua tombe en panne un 21 décembre à Bugarrach,
singes savants se révoltent et s'échappent des zoos et prennent le controle DNS de l’Internet,
CRASH TEST géant !
Des torrents de lave coulant du ciel sur vos âmes !!!
AGE D’OR ET BAIN DE SANG !!!!!!
vivons l’époque la plus excitante qu’aie jamais connue planète Terre,
SIMULACRES !
BONNE REPONSE !!!
AGE D’OR ET BAIN DE SANG !!!!!!
[txt Yuri Kane img Doubles V]
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