dimanche 26 juin 2011

La couleur moyenne du ciel /// The average color of the sky



LA couleur moyenne du ciel de NYC, mise à jour toutes les 5 mn /// The average color of the New York City sky, updated every 5 minutes.


Une sorte de version dérivée du filmosaïque, voire de la synthimage... /// A kind of derivative form of the filmosaic machine and/or synthimage...

(via Flowing Data)

samedi 25 juin 2011

Le catalogue invisible

la liste invisible / le catalogue invisible

On connaît un éditeur par les livres qui figurent à son catalogue, mais on le connaîtrait mieux encore si l'on avait le catalogue de ses livres qui ne se sont pas faits, de ses projets de livres qui n'ont pas abouti.

Le livre de Pierre Lucerné est de ceux-ci pour Caméras Animales.
En 2003-2004, à Tours et Paris, six mois de travail, de rendez-vous de travail avec l'auteur, de rassemblement et agencement de textes et d'images, de combat pour trouver les financements et les aides nécessaires (en partie grâce à certains de ses anciens amis de la revue TXT), de mises en relation, et quand tout est prêt et qu'il n'y a plus qu'à faire la maquette... crise de l'auteur qui annule tout.

(Nous apprenons alors que le cabrement et l'annulation face à toute possibilité d'"accomplissement" sont, chez P.L., une habitude, et ce depuis fort longtemps).

Iceberg, soubassement obscur, infini regret, Pierre Lucerné a créé un "livre invisible" chez Caméras Animales, en "cache".

MR

mercredi 22 juin 2011

Worship The Glitch

Traile^$*r of ****sode (pilot) of the d^$*$igital comics FORME*$

Forme^$rly*$^* High Priesù^$*st of a state and seemingly obscurantist religééè(é'"("_^*he was preaching, as war was waging all ar^**ound. Sincé(è-e sù^$*$t(uggling with"_' an existential and mèl crisis,édecides to transcend his **********^$exile in a spiritual q^$uest for redemption. He could nre then tha*$t t*his journéwouldéy(te-è(èç lead him into reveot figulations that will **********not only his own future, buoop.swf?clip_id=25426812&server=vimeo.com&show_title=0&show_byline=0&shoinhysticèaabitants' one.

dimanche 19 juin 2011

Une lumière quelque part. Le la suit.

Le :

s'étonne de ne pas voir la vigueur du vide. Je suis allé là car, sur Terre, je voulais tuer mais aucun sons ne sortaient. Par là, par ici encore.


La lumière file. Le se retrouve dans le noir complet.

Le :

C'est encore un endroit ou ils viendraient te chercher. Mon créateur avait de drôles d'idées à terre, pourquoi ne pas les satisfaire ? Ce n'est qu'un début pour toi, mais les tête apparaîtront.

Une voix :

Des milliers de têtes nous font face chaque jour. Pourquoi tiendrais-je temps à celle-ci ?

Le :

Hé, c'est le moyen, l'unique moyen que tu as trouvé pour te rappeler de ce qui t'es arrivé. S'accalmer, attendre la pluie, voici mon quotidien. Mais toi, dans ton trépas de fou, qu'attend-tu pour chercher les remparts, huileuses, de ce qui est extérieur à ce qui n'est pas battu par ces cents crabes enchaînés ?


La lumière revient. (la lumière, la voix).


El :

Je ne quitte pas quelqu'un. Ils commandaient ma venue. Les rats, ce sont nous mon ami : ne l'oublions pas.
Les crabes, ces enfants et leurs affaires toute dégoûtées ne peuvent pas me renformer ; car qu'y-a-t-il en moi sinon un ravin et des murmures...


Le (coupant la parole) :

Une fois, j'ai été comme ça. Je n'ignorais pas ce qui m'entraînait par le fond. Un ravin et des murmures ? Hmpf...J'en ai vu des choses...Ne fais pas semblant d'imaginer !
J'ai vu des ravines, d'autres mifflettes, des affo immédiats chassant en bande. J'ai entendu la plus douce musique : elle ramait sur un paysage, enfantée par ce paysage. Il n'y a rien ? Prend garde donc à la porte qui se ferme, elle ne veut pas s'ennuyer d'un miroir.
Tu parlais d'enfants ? Les enfants me tournent le dos. Ils glapissent uniquement. ce n'est pas agréable, mais c'est mieux qu'avant, je sais qu'avant un tonnerre de glapissements résonnait dans ta tête à chaque instant.

El (reprenant voix) :

C'est vrai qu'il y avait ce tonnerre de glapissements ! Il y avait une furieuse très envie de glapissements tournant mon esprit noir.

Le :

Tu ne voudrais pas être rassurant ?


samedi 11 juin 2011

La montagne disparue


On m'a volé ce dessin voici presque un an lors d'une expo, il ne m'en reste plus que sa trace numérique...

jeudi 9 juin 2011

La Montagne Inéluctable

La Montagne Inéluctable est l'épisode pilote de la bande dessinée numérique FORME.



La thématique de La Montagne Inéluctable est éminemment mutantiste : rejets des carcans institutionnels, redécouverte du corps, reconfiguration/mutation de la conscience et, de fait, du corps-vu-par-elle – apposition d’une hallucination sur le réel = réalité augmentée grâce à un logiciel psychique. Mais si le fond de l’œuvre est mutantiste, la forme (sic) se devait de l’être aussi.


Le choix du tout numérique permet à la fois de gérer la genèse et la fabrication de l’œuvre, mais aussi de convoquer à l’intérieur de celle-ci davantage de média de création : écriture, dessin, vidéo, musique. Bande dessinée, bande qui dessine, bande qui SE dessine, bande son, bande qui s’allitère en bobine – pellicule qu’on déroule. CQFD.

Le mutantisme est une exploration de l'imaginaire mutant. Sa production se fait par tous les mediums souhaités (texte / image / son / film / situation / action / autre). Les images mutantistes expriment et arpentent toutes les formes possibles et en particulier toutes les formes de vie possibles (une totalité qui n'est bien sûr jamais atteinte), existantes ou non-existantes (imaginaires) : elles expriment les potentialités du pensable et du vivant. Elles suivent plusieurs voies simultanées : 1/ la représentation du mutant et de toutes les potentialités plastiques fantasmées du vivant (physiologies prospectives), et 2/ la mutation même du processus de production d'image.



mardi 31 mai 2011

L'audioguide psychogéographique

L'audioguide psychogéographique (A-P) est un support audio (mp3, etc.) donnant des indications pour se déplacer dans un espace donné. Il est parfois accompagné d'un petit livret illustré, selon les moyens et les souhaits du concepteur.
L'A-P promet à ses utilisateurs de vivre une expérience particulière si l'on suit son parcours, ses instructions, avec le plus souvent un système de type "chasse au trésor" (devinettes, énigmes, indices...).

Il consiste en des informations et instructions précises, et une expérience auditive (avec, par exemple, des pièges, une chorale lettriste, des publicités, des chuchotements, des cris, un tourbillon stéréo, des encouragements et insultes...). A noter qu'il peut amener son auditeur à mener des actions ou gestes paraissant totalement absurdes vis-à-vis du monde extérieur.
Un des types d'A-P les plus classiques est le guide dit décalé. Il donne des instructions de déplacement (droite, gauche, tout droit) au sein d'une ville donnée, alors qu'en fait les instructions correspondent à une autre ville.

"un parcours de serial killer"
L'audioguide psychogéographique peut également adopter une forme plus commerciale : l'audioguide altertouristique.
Il propose des parcours audio-guidés au sein des mondes de la pègre, du crime, du sexe, de la drogue, etc. (au choix).
Etant donné les goûts de l'époque, les audioguides les plus courus seront sans doute les parcours de serial-killers.
Ainsi, au sein des audioguides du Paris du Crime, du Sexe et de la Drogue, triomphera en fleuron de collection "La route des serial-killers, sur les pas de vos tueurs en série préférés" (il y a de quoi faire une saga, par exemple : "Dans les pas de Thierry Paulin, tueur de vieilles dames _ musique de Jean-Louis Murat").

"audioguide Action Directe" (audioguides illégaux)
Enfin, l'audioguide psychogéographique peut prendre une forme qui risque d'être déclarée illégale en de nombreux pays : l'audioguide programmatique (ou audioguide programmatique opérationnel, A-P.o).
Si l'utilisateur suit les instructions de ce type d'audioguide, il pourra être amené à effectuer une action terroriste, une action artistique, une action criminelle (braquage de banque, etc.), et cela sans le savoir précisément à l'avance.

L'audioguide altertouristique et l'audioguide programmatique sont des sous-ensembles de l'audioguide psychogéographique, car ils peuvent s'y trouver par surprise, sans prévenir. Ainsi un altertouriste débonnaire pourra se faire diriger sans s'en rendre compte pour tenter d'assassiner un chef d'état, détruire la Tour Eiffel, ou faire irruption sur un direct télé en proférant des incantations perturbantes.

Il est conseillé au concepteur de l'audio-guide d'indiquer discrètement sur son support un déni légal de toute responsabilité quant à ce qui pourrait arriver aux utilisateurs de ses oeuvres, et quant aux conséquences des actes de ces utilisateurs (qui pourraient mal interpréter l'essence purement artistique et fictionnelle de l'oeuvre appelée audioguide psychogéographique).

lundi 30 mai 2011

Mots timbrés sur boucle (MTB)

Cet agencement hybride, constitué d'une lecture en voix timbrée sur fond musical répétitif, vient d'un intérêt simultané et non hiérarchisé pour les mots et les sons, la poésie et la musique.
Et de l'incomplétude parfois ressentie lors de lectures de littérature "à voix sèche" (que cela soit en tant qu'auditeur ou lecteur).

Il s'agit d'exprimer, poser des mots parlés-chantés [chantés, clamés, vocalisés, plutôt que simplement dits] sur une boucle sonore répétitive, une séquence composé d'un ou plusieurs sons.
A la différence du rap, le MTB ne s'impose pas (sans se l'interdire non plus) une phrasé basé sur la rythmique, la saccade.
Le MTB vient du sentiment d'insuffisance, voire d'ennui, de certaines lectures de poésie « dite ». Il s'agit de rendre le sorti des mots plus complet et satisfaisant, plus physique et plus spirituel.
Entre la lecture et la chanson, le mot est clamé, chanté, timbré, plutôt que dit. Le MTB ne reprend cependant pas spécialement le format de la chanson, même si il porte des ritournelles.

Voici quelques exemples issus du projet musical et poétique R3PLYc4N.
Les « morceaux » ont été conçus avec une seule pattern dans le célèbre logiciel audio Fruity Loops. Ce minimalisme volontaire est une base, un dispositif, pour faire sortir les mots (leur jus).
« Maman Hiroshima » http://r3plyc4n.bandcamp.com/track/maman-hiroshima
« T'es au bord » http://r3plyc4n.bandcamp.com/track/tes-au-bord
« Chaque nuit » https://r3plyc4n.bandcamp.com/track/chaque-nuit
« Destruction de la nation » https://youtu.be/30dOsVyq7CA

Le tableau mouvant

Aujourd'hui les tableaux bougent.
Pendant longtemps, la peinture a voulu suggérer, faire ressentir le mouvement.
Elle peut maintenant franchir le pas et être réellement stase mouvante, image-mouvement, miroitement caressé par le vent.

Boucle d'autoportraits morphés
« 100 autoportraits », par Franck H Perrot : http://youtu.be/SX-H5iODehE
Cent autoportraits sont reliés par un logiciel de morphose [= transformation progressive d’une image en une autre], puis le tout est mis en boucle. L'ordre des images est de préférence aléatoire et changeant, afin que le résultat reste captivant après plusieurs boucles.

Tableau d'écrans mouvants
Tableau constitué de dizaines d'écrans connectés à des webcaméras permanentes (souvent de surveillance) en direct du monde entier.
Le fabuleux site Earthcam [http://www.earthcam.com/] recense ainsi des milliers de caméras en direct sur le Web (avec par exemple Tokyo Cam, Statue of Liberty Cam, Rio de Janeiro Cam, etc.). Ce site est ainsi particulièrement utile pour composer un tableau mouvant.
L'idéal est d'avoir dans un seul tableau toutes les régions du monde en même temps, ville, campagne, forêt, mer, désert, montagne, jour, nuit, etc. On peut organiser les tableaux mouvants par couleurs, contrastes, thèmes, aléatoirement, etc.
Au final, le tableau vivant miroite des flux en direct des cams du monde entier, saphir scintillant, diamant chatoyant d'écrans reliés aux quatre coins du monde.

Le voyage mutantiste

Se déplacer tous les jours dans une nouvelle ville (ou village) en allant à chaque fois chez une personne (prévenue) que l'on ne connaît que virtuellement (via Internet, courrier...).

Le voyage transforme le virtuel en réel avec les joies et les risques que cela comporte.
Conséquences : augmentation du taux d'alcoolémie ; échange approfondi d'informations ; intensification du réel ; dans le meilleur des cas, émergence d'alliances entre singularités.

Le rythme (changer de ville et d'interlocuteur toutes les 24h environ) impose une forte plasticité relationnelle au voyageur (plasticité dont la fatigue, dans le meilleur des cas, se résout en intensité).

"Donner corps au virtuel pour ne pas vivre cloîtré dans les pièges du leurre."

samedi 21 mai 2011

Nous ne sommes que vivants.

vendredi 20 mai 2011

jeudi 19 mai 2011

Sur "Dogville" de Lars von Trier


Et pourtant nous parlons de ce qui nous fait mal. Au fond de nous, nous voulons en mourir parce que, pour une fois, cela ne regarde que nous. Vient l'heure de se cacher.

Alors, pendant qu'il est temps, nous fondons sur ce qui nous vient tant, et si bien, que plus d'une fois chacun s'affole. Il s'affole d'avoir eu à parler, alors qu'il pouvait se tenir dans sa vie, et la finir sans que rien ne vienne la troubler.

Quand rien n'est plu à être sans nom. La vie s'est arrêtée de tourner dans cette ville centrale. L'univers tue, chacun se protège. Elle vient et ronge le sang de chacun, ce sang si bien conservé ; quand il est à vif, il se révèle être le monde. L'histoire recule. L'homme veut remonter vers son histoire, c'est la seule chose qui doit être bousculée dans sa vie. L'histoire, alors, rejaillit comme une fontaine sur chacun. Chacun a ses raisons de recevoir ce vieux jus sali, ce sang si bien conservé, et perd contrôle. L'univers tue, chacun se protège. Le lien casse.

samedi 14 mai 2011

Szurrogdazil

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excerpt
http://awkwardist-unreader.blogspot.com

lundi 9 mai 2011

Tu dois être ce genre de fou
que je suis avec les syllabes en moins
la verve en plus
Sans parler, tu te déplaces dans les murs
cloisonnant des paysages.
Mais les paysages sont tracés rapidement,
ne les prends pas à la légère, pourtant ils
valdinguent tu dis.
Comment se placer dedans ? Des châteaux
de cartes vivants tombent
Ramassis de terre et de ciels vifs
Moi, à plusieurs, nous créons le monde
et souhaitons le monde
car il n'existe pas.

samedi 7 mai 2011

graff video, by LWO

Qu’est-ce que le graff vidéo :
J’appelle graff vidéo toute forme graphique réalisée avec une caméra vidéo avec pour medium la lumière (et ses différents paramètres : intensité, couleur, brillance), et pour support l'enregistrement (film vidéo). La trace de la lumière sur l’enregistrement donne le graff vidéo.
La caméra vidéo est manipulée comme une bombe de peinture dans le graff "classique". La caméra peut être agitée de manière lisse et continue de façon à réaliser un tag ou une trace nette qui se détache du reste de l’image, ou bien elle peut être agitée de manière saccadée pour faire des effets de matières ou d’ambiances lumineuses. La caméra peut aussi rester fixe, appuyée sur un point lumineux, ou faire face à des sources lumineuses en mouvement



Le graff vidéo, une nouvelle forme et pratique du graff :
Il s’apparente à plusieurs titres au graff "classique". Le "tag vidéo" (une des formes du graff vidéo) est une extension du tag classique, à la fois du tag en tant que dessin spontané, mais aussi en tant que symbole (avec par exemple ma série de "tags vidéos" sur des lustres, symbole de luxe et d’académisme). On retrouve aussi la notion de recouvrement (lorsque j'utilise un sujet ou une situation pour l'enrober dans une séquence de graff vidéo). Et aussi, pour les connaisseurs, le bruit de la caméra qu’on agite fait penser au bruit de la bombe de peinture qu’on secoue :)
Toutefois, le graff vidéo se distingue par le fait qu’il est généré avec de la lumière au lieu de la peinture, et qu’il est d’une certaine manière virtuel : il peut être vu de partout par les outils de diffusion numérique sans avoir de trace dans l’espace physique. Il offre un autre regard sur la réalité, à la fois dans la composition et dans la scénarisation volontaire ou improvisée. Au-delà du medium et du support, une des grandes différences se situe dans le fait qu’il s’agit d’un film et non d’une image fixe, avec une création en flux continu dont la séquence peut être revue autant de fois que l’on veut.
En fait, le graff vidéo se positionne comme une variante du graff "classique". A l’instar du "light graff" (graff avec appareils photo) ou du "projection bombing" (graff projetés sur des immeubles), il permet d’explorer de nouveaux territoires d’images et de sensations, à la fois pour les spectateurs et celui qui le pratique.



http://graff.video.free.fr/

drone writings (ESM-like)

the drone writings experiment, 2006 :



« je n'ai pas quitté la pièce, ou ses abords, depuis cinq jours. ils m'apportent à manger, je dors sur le sol, en chien de fusil, quelques minutes à chaque fois. j'ai demandé à Bastard de dépendre les toiles. elles ne me dérangeaient pas, mais j'étais parvenu au terme de leur contemplation. je ne les voyais dès lors plus que comme les moignons du monde, des membres dotés de terminaisons préhensiles que le peintre aurait tranchés afin de préserver le spectateur
l'être humain
de l'emprise dont il est d'habitude l'objet – derrière le tableau. mettre à nu ainsi, éviscérer les arcanes coercitives de l'extérieur
de sa tête – une autre pièce dont le crâne est les murs »


se défaire des éléments et des cadres. s’éloigner des murs de la pièce.la pièce, cellule de la ville, terminaison des nerfs, des couloirs, des artères. au centre, s’éloigner et se défaire des lignes et des démarcations, des arêtes et des tuyaux. au centre les murs s’estompent, la membrane protège, délimite l’espace de la dé-délimitation, le crépuscule de l’objet, des repères du décor. la perception immédiate affranchie de ces contraintes matérielles et autres contingences normatives ambiantes, c’est un champ libre, vierge de contenants, qui s’offre. y déverser dès lors son contenu mental, y épancher la pression témoignante de celui-ci, ses propensions poétiques, dans ces conditions de l’avant-formulation, là où aucun réceptacle ne s’offre à ses pensées. dans cet espace avant les murs, avant l’objet, avant le langage, où pourtant l’intériorité s’extériorise, s’efforcer de dire, de retranscrire, d’une autre manière, plus fidèlement, sa vision.

plus fidèlement, comme une enveloppe fine, un autre cytoplasme, épouserait les contours fluides et fuyants du nouvel exprimé. comme un nouveau langage qui happerait ce signifiant défait de son idiome dans les affres d’une hypothétique traduction. immergé dans des drones amniotiques, s’expérimenter, dans ces notes primales déliées de leur générateur et délitées dans l’air, flux sonore élémentaire. qu’il soit enveloppe infrabasse ou particules électro-noisy épileptiques, le son est le catalyseur idéal pour la dissolution des pourtours, le lubrifiant parfait pour l’émergence d’un nouveau vecteur créatif, cet autre langage brigué.

this is drone writings.

jeudi 5 mai 2011

Ichtyor Tides : Oodrownesis

Ichtyor Tides aka Nikola Akileus dans ses œuvres, drone experimental industrial noise...

Avec entre autres un remix de "Maman Hiroshima" de R3PLYc4N (aka Mathias Richard). Le morceau, inreconnaissable [l'original est ici], a été détruit à la bombe H. Il reste quelques morceaux de voix collés à des grésillements de radioactivité, des particules flottantes...

vendredi 29 avril 2011

Machine Drawings by Tristan Perich



"The machine—a pen, suspended horizontally by fishing line connected to two motors mounted on a wall and held taught by gravity—is overwhelmingly simple, and this simplicity allows me to make the process used to create the drawings transparent. The two motors, each allowing winding and unwinding of the fishing line, suggest four possible movements of the pen. The machine is echoed in the drawings: there are no straight lines, only the partial arcs of giant circles, centered around each motor, formed by one motor rotating at a time. At all times, the pen is either moving continuously or randomly changing direction.

All of this is controlled by a microchip. I program the composition for each drawing: how large it is and which regions of it will consist of random or ordered movement of the pen. This is my role as the artist. Then I let go and let the system and its indeterminacy take over. The motors, the geometry, the code, the pen, the paper or wall, all are married in the drawings. The final drawings are studies of how randomness inside a structured composition can be beautiful."



http://www.tristanperich.com/Art/Machine_Drawings/

mardi 26 avril 2011

amatemp11

SEXIT / (*)
La première fois que j'ai marché, c'était dans la merde. / ne gaspille pas la lumière du jour / rien n'est pareil à rien / J'aime J'aime J'aimeplus il y a 8 secondes Commenter J'aime J'aime J'aimeplus il y a 29 secondes Commenter J'aime J'aime J'aimeplus il y a 2 minutes Commenter / les personnes sont des molécules, et certaines molécules réagissent à d'autres / individuellement : stables ; mélangées : incendiaires / l'eau s'enflamme / zone de transition entre deux systèmes métaphysiques / j'ai plein de traits mais aucun ne l'emporte / SEXIT : / éjaculé en tendant de toutes mes forces vers, hors ; / éjaculé pour sortir de ce monde, éjaculé pour sortir de ce corps / Quand on est au fond, on a des règles différentes. / un arbre accouche d'un bébé / Si je me fais sauter la cervelle sur la chaîne nationale, ça fera mouiller les filles ? / Je ne suis pas assez nombreux. / Rester en silence, fermer les yeux, écouter. / respirer le parfum des fleurs et aller dans le vent, un anus à la place de chaque téton / il y a de l'espoir dans les gouttes de pluie / Un basset mange un kebab sur la chaussée. / éjaculation oculaire / Mes organes sont _mélangés / Durant les tremblements de terre, j'ai le mal de mer. / Merci de ne pas nourrir mes statues. / Toutes les prises de drogues et d'alcool sont réalisées sans trucages. / La réalité, c'est ce qui apparaît quand on arrête d'y croire. / ton corps est un code secret / un arbre dont les branches sont des fusils, les fruits des grenades explosives, le tronc un canon / un arbre dont les fruits sont des flingues / La nouvelle écriture marque ses figures, son phonétisme et son alphabet. / Chaque centimètre carré de cette chose est comme sorti d'usine. / enfermée dans l'État pour être domestiquée, cette machine ne fonctionne qu'en se détraquant / ré-agençant les rapports entre les énoncés / La première fois que ça a marché, c'était dans un cimetière. / Ses pensées sont si fortes qu'il n'arrive pas à entendre la musique. / Acquérir une confiance en soi quand personne ne vous soutient ? (rires) / cerveau de flingue : une machine à injecter des idées dans le monde / souffrir de brûlures totalement incompatibles avec la vie / Tous mes plans reposent sur les émotions humaines. / j'ai cassé ma voix en plusieurs personnes / Elle : - Je suis Adam, j'ai caché ma bite entre mes seins. / Question à 1000 € : où est la... prodigieuse quantité de liberté disparue du monde ? / intervention chirurgico-spirituelle pratiquée à bouche nue / statues recouvertes d'oiseaux blancs et pépiant / 80% de la croissance des revenus va aux 1% les plus riches / beauté du monde. don de la vie / l’épanouissement de soi passe par l’inaction, la contemplation / Transformer les êtres en carburant, / Spectacle époustouflant à Disneyland Paris : les biorobots se sacrifient sur le toit de Tchernobyl / Nous appartenons tous à cet endroit. C'est pas seulement une chose. C'est une accumulation. / tableaux toxiques peints à l'acide, collection d'os, boîtes à scorpion, / images et mots sans fin (: trop plein de flux) / coke speed héro dans toutes les langues / rêve viral, eau en poudre, / peuple fabriqué de tous les peuples / repérer dans sa ville tous les antivols attachés à rien / j'ai plein de bouts mais aucun ne l'emporte / reconfig / Imaginer un monde où l'on ne puisse pas prendre de photo. Un monde sans photo. Très difficile à imaginer aujourd'hui... / port d'un générateur de bruit miniaturisé / un sentiment d’inachèvement pousse sans cesse vers autre chose / une déconcentrante sensation d'intensité dont on ne parvient à se défaire… / si ça c'est pas de la musique pour se bourrer la gueule / Lecture = stimulation transcrânienne répétitive (STR) / But : interférer directement avec les activités corticales aberrantes / Ces mots font partie d'un kit anti-suicide. / Il est interdit d'embrasser les statues. / Là-bas on ne sent pas ses dents, on n'a plus de bouche. / La technologie alimentaire crée de nouvelles sensations gustatives. / Le patient doit régulièrement réorganiser son cerveau à l'aide de bruits sélectionnés / albums connus par coeur de la première à la dernière seconde / le voile inversé : celui qui voile l'extérieur ; non pas un voile sur la peau, mais sur l'ensemble du monde (le monde entier est voilé pour elle) / Tous se referment sur leur cellule. / La première fois que j'ai marché, c'était dans un cimetière. / Consommez consommez, et ce jusqu'à votre mort / Tout ce que je peux, à part être gentil avec les gens, c'est ne pas les tuer. / J'organiserai un briefing lorsque nous serons prêts. / Allôve you :)

lundi 25 avril 2011

Parutions de syntextes dans Sitaudis et BoXon

Parution d'un syntexte (amatemp3.2 : c'est amatemp3, recompressé (à 65%) pour l'occasion) sur Sitaudis :
http://www.sitaudis.fr/Poemes-et-fictions/amatemp3-2.php

Parution de deux syntextes (amatemp8 [mut_porn] et amatemp9 [dope for freaks]) dans le n°26 (qui vient de sortir) de la revue BoXon :
http://tapin.free.fr/revue.htm#26
La revue n'est pas chère (3.50€) et est fortement recommandée.
Pour l'acheter, c'est ici : http://tapin.free.fr/revue.htm#vente

vendredi 22 avril 2011

R3PLYc4N @ L'Oreille Qui Traîne (Rouen) - 2011



Concert de R3PLYc4N (Mathias Richard) à L'Oreille Qui Traîne (MJC Rouen, France) [extrait]

Samedi 26 février 2011

Soirée Transmuzitext [sur une initiative de Zaäk Arandi]
http://camerasanimales.com/img/events/flyerMJCrouen26fev2011.jpg

Extrait morceau R3PLYc4N : "Qui vient"
Ecoutable/téléchargeable en entier ici [mp3] dans une version de brouillon :
http://soundcloud.com/%E2%80%8Br3plyc4n/%E2%80%8Bqui-vient-brouillon-nouvelle-version

Avec Guillaume Bergon en soutien derrière l'ordi

Filmé avec un appareil photo par Hacer Toruk

jeudi 21 avril 2011

Nouveau phénomène rencontré

Gabriel Azais


et viva La Porte des Lilas, son bordel, ses travaux, ses archives, son Rigoletto pizza-expé-noise, son église-usine, ses immeubles en briques rouges, sa terrasse sur le périph', son hôpital-ovni, la lourde proximité de Romainville... un des endroits à Paris les plus courus par les mutantistes !


Vit

chaque matin : je me lève pour exister, trop loin dans vit, mon trou d’existence de, peut-être ça continue : vit est la révolte infatigable, encore et encore.

vit est la colère qui : jamais ne s’endort : la malangue est le foutre de vit, le souffle qui gonfle son corps, son principe sans principes.

nous sommes dans l’ensemencement, la vie discontinue et perpétuelle, nous sommes : nous y sommes : vit notre origine et notre aboutissement, nous sommes dans l’intervalle, l’entre-deux : nous sommes, entre je et tu, trop loin.

vit est la frontière et la terre natale : un déplacement d’air, une idée faisant son chemin, aucune origine fixe.

vit est malangue est l’hybridation de moi.


***


vit ne cesse pas dans la malangue : est une structure qui dépasse la syntaxe : vit dépasse, est une fidélité au rythme.

tout au fond : aucun cheminement, ma voix part sur les côtés de je : nous sommes, un parler en ébullition, un parler.

vit est trop loin dans le bouillonnement de : vivre, vit ne se comprend pas, est un acte qui engage et engage et engage, instable, déstabilise.

vit ça ne se laisse pas cerner par les principes d’exister : vit c’est le trou dans le plein de vivre : nous sommes, nous ne sommes pas ce qu’ils veulent faire de nous.

vit est le geste est le parlé est la malangue est la résistance à.

vit est une résistance traversée par un courant : nous sommes électricité.

nous sommes loin dans le trop loin : nous ne nous arrêtons pas, nous sommes les seuls à parler par nos bouches.