jeudi 30 septembre 2021

Texte lecture-performance Mathias Richard @ cipM (11 septembre 2021)


J’ai perdu ma joie de vivre. Je sais pas comment faire pour la récupérer, elle est partie, d’un coup, j’ai même pas fait attention tout de suite. Mais jour après jour je me suis aperçu que quelque chose avait changé, et maintenant je suis dans les ténèbres complètes, et je sais : j’ai perdu ma joie de vivre. Je ne me rendais pas compte que j’avais ça. J’avais ça, c’était un muscle, ou une lumière (une toute petite boule de lumière) ou quelque chose, qui faisait que j’avançais. Et... c’est parti. Petit à petit sans que je me rende compte, puis d’un coup, voilà. Et la déchirure est nette. Crac. Je ne la vois plus, je ne la sens plus, je ne sais pas où elle est, je ne sais pas si elle existe encore, ni si elle peut revenir, ou si une greffe est possible, à partir d’une autre joie de vivre. Non je crois qu’il faut que ce soit la mienne, ou rien. On peut pas vivre avec la joie de vivre de quelqu’un d’autre, c’est comme passer ses journées à respirer dans une bouteille d’oxygène artificiel. Petite annonce : je suis donc à la recherche de ma joie de vivre, si vous l’avez vu merci de m’appeler au 06... ou de l’attraper ou de me dire où elle est. Forte récompense !



Ah ça c’est le t-shirt de quand j’ai besoin d’aller mieux.

À la frontière de la poésie et de la frontière, à la frontière de la frontière !



Je suis rien. Je suis fort. Je suis rien. Je suis fort. Je suis fort. Je suis rien. Je suis fort. Je suis fort. Je suis fort. Je suis rien. Je suis rien. Je suis rien. Je suis fort. Je suis fort. Je suis rien. Je suis fort. Je suis fort.

Je suis heureux. Je suis tranquille. Je suis heureux. Je suis tranquille. Je souris. Je suis aimé. On m'aime. Je suis aimé. Je suis fort. Je suis tranquille. Je suis tranquille. Je suis heureux. 

Je suis simple.
Simple. Simple… Un putain de simple d’esprit.



Qu'est-ce que c'est violent, la vie. Qu'est-ce que c'est violent la vie. 
La vie est violente.
La vie est violente.
La vie est violente. Vie, violente.
Quelle violence, la vie. Quelle violence la vie.



Des fois il fait trop nuit, mais là il fait trop jour. Et j'adore cette lumière. C'est une lumière de comme quand j'étais petit. C’est une lumière qui rend heureux.

Quand la lumière s'éteint, mes yeux s'ouvrent :

J’imagine ton sexe en texte.
J’imagine ton corps en texte.

- Pilule rouge ou pilule bleue ?
- Les deux !

C'est terrible d'être de la vie qui pense. De la matière condamnée à penser. A réaliser sa propre existence en même temps que sa disparition imminente.

Cette épreuve m'a fait devenir un homme. Et elle m'a tué.

Je ne suis pas fait pour être vivant.

Le présent est soudain devenu du passé, mais un passé vraiment très très lointain.
Le présent est soudain devenu un passé mais vraiment très très lointain.

Lu sur un mur : "J'ai besoin de nous".

Mutation Conscience 481

Un appareil à penser les pensées s’est développé.

Nous sommes contrôlés industriellement. Nous sommes contrôlés intellectuellement. Nous sommes contrôlés intellectuellement industriellement.
S'adapter aujourd’hui, c'est lutter contre des dispositifs industriels et informatisés de captation de notre attention. (Ne pas être pris dans ces dispositifs, c’est plus difficile à faire qu’à dire. Constatant qu’à chaque fois qu’on parvient à devenir plus libre, à s’en échapper, on se retrouve plus seul, ce qui est plus une punition qu’une récompense).

Mais, si on est tous exclus, alors on sera tous ensemble ? 
Eh bien : non…

Quand on n'a rien d'autre que soi. On se casse le nez / sur un monde d’images.
Préfère ta vie aux séries. Préfère ta vie aux séries. Préfère ta vie aux séries. 

Personne. Je ne suis pas. Personne. Je suis une personne. Je ne suis pas personne. Personne. Je suis. Personne. Je ne suis pas. Personne. Je suis personne. Je ne suis pas personne. Je suis important. Je suis gonflé. Je gonfle, je gonfle, tellement je suis important. Je ne suis pas personne. Je suis rempli de plein de choses, je suis gros. Je suis énorme. Je suis gigantesque. Je dors.

Je ne suis pas du matin. Et je ne suis pas du soir. Je suis du tout. Du tout le temps !
Autre version. Je suis ni du matin, ni du soir. Chuis de jamais !

Respire. Respire. Respire. Respire des fleurs. Respire. 

J'en ai marre de subir la dictature des soi-disant « normaux ». La dictature des normaux.

avec ma main de pain de mouche de mutation Suzuki
putain
j’écris des Poèmes dans le Ciel
Kendall Jenner, Coco Chanel, Charogne
sur les nuages au-dessus de la Mer

à Marseille 
où les gabians m’appellent
Danse-avec-les-rats

je tire les penaltys avec la tête
ouverture définitive
ouverture définitive

comme un attaquant au foot mon mental marche au but
faut que je marque des buts, faut que je marque des buts

je fais apparaître un mot
à l’intérieur d’un autre
suis sexe fait mots

Je me suis caché dans une tête, je me suis caché dans un trou dans la tête. Je n’ai rien à voir avec ma tête mais je cherchais un endroit où me mettre et il se trouve que dans ma tête il y a des trous où personne ne fait attention, où personne ne regarde tellement tout le monde est distrait. Du coup j’ai pu me mettre dans un trou temporaire dans ma tête. Camouflé dedans.

La personne te regarde droit dans les yeux et rit mais elle parle à quelqu’un d’autre dans son téléphone.
En tout lieu, déconnecté des gens qui l’entourent, quelqu’un crie répétitivement « Allô, allô !? ».

Plus il y a de moyens de communication, plus nous sommes seuls ? On pourrait parfois le croire...

Je suis las, las comme si on avait fait des trous dans mes bras et mes jambes et que la force s’en était écoulée.

Toujours la pensée (torturante) que je devrais être quelqu’un d’autre (que moi).

Je ne sais plus ce que c'est que faire, je ne sais plus ce que c'est que dire, j'ai l'impression qu'on m'a volé mon corps.
Mon corps a été affaibli, démusclé, grossi. Rendu immobile, mou, de force.

Trop loin / pour atteindre / la poubelle !

Marcher dehors m’a fatigué les yeux, je ne suis plus habitué à voir autant de réalité.
Mes yeux mangent le monde tellement ils sont contents de voir.
C’est Carnaval dans la rue tout le monde porte des masques maison ! (De toutes tailles, couleurs, matières, motifs). Des masques de protection respiratoire, et des lunettes noires réfléchissantes. Impression d’être en pleine soirée électrogothique. 2020 : Cyberpunk a gagné.

Le drapeau flotte sur Pôle Emploi. Je répète, le drapeau flotte sur Pôle Emploi !

Ceci est un poème de M. RICHARD Mathias, né le 12/06/1974 à Paris-11 clinique rue des Bluets, et demeurant au 135 rue d’Aubagne, Marseille-06. Fait à Marseille, le 29/04/2020, à 21h20, je soussigné !

Il m’est impossible d’être la personne que je suis. Tous les jours je me demande qui je devrais être.
Je ne peux pas être la personne que je suis, tous les jours je me demande qui d’autre je devrais être.

Mais le plus grand jeu 
est de ne pas jouer.

Tous mes gestes sont reproductibles. Tous mes gestes sont jetables. Tous mes mouvements sont reproductibles. Tous mes mouvements sont jetables. 
Tous mes gestes sont applicables, apprenables, reproductibles, renouvelables.
Tous mes gestes sont jetables. Tous mes mouvements sont jetables. Ceci est un mouvement jetable. Pour un système jetable total !

Je suis poursuivi par les éboueurs. Mais lâchez-moi ! 

Je voudrais pouvoir faire partie du monde sans m’y brûler. C’est possible ?

Idée de poésie sonore. Ne dire que des suites d’adjectifs commençant par « IMM ». Exemple : « Immense ! Immonde ! Immérité ! Immodéré ! Immarcescible ! Immobile ! Imminent ! Immuable  !… » Immaculé !

J’allume Radio FG : « Envie de changing ? Claude is in the clouds. Sur le son lounge des rooftops, ils sont extrêmement big ! »

Perverbes à Transe-en-Provence. Quand on vit au pays des vacances, on n’est jamais en vacances ? (Le non-être et le non-été.) La sécurité du Auchan est assurée par une barricade de Heineken. Ouf !

J’aimerais vraiment avoir une fonction « Recherche » dans ma tête. Pour retrouver les éléments de ma propre vie. Ça me paraît presque un scandale que cela n’existe pas. 

Je m’aperçois que l’on peut passer toute une vie sans avoir sa place, dans ce monde. Pas quelques mois, pas quelques années, pas dix ans, non : du début à la fin.

Je m’envoie des messages à moi-même en croyant que je suis quelqu’un d’autre.
Ainsi, j’arrive à me faire chier moi-même (en croyant que je suis quelqu’un d’autre).


Dans les champs qui m’intéressent, je ne vois pas de relève. La relève s’est suicidée. Ou l’a été.

Il y a des portes de nulle part partout pour toi chéri !

Une espèce de pitbull, mais femelle : une ptite belle !

Prépare chaque mutant comme on prépare un explosif.

Y en a qui prennent leur inaptitude à communiquer pour un don.

J’ai la magie. La magie dans la tête. J’ai la magie. La magie dans la tête.
La vie. Veut. Vivre… La vie / veut / vivre.
I want to be a body / a nobody. / I just want to be a body / a nobody.
Nuit, partout ! Soleil, nulle part !

L’endroit où je suis né. N’existe plus.
L’endroit dont je viens. N’existe plus.

J’existe (vraiment) de justesse.

Promené la braguette ouverte mais / avec un masque !

Aucun de mes textes n’est représentatif de mon écriture.

On sait, on s’effondre.

Je dors avec une chaise sur la porte au cas où elle soit défoncée.

Je relis mes anciennes interviews pour me souvenir de qui je suis.

Actes d’auto-renforcement. Se relire soi-même pour se persuader d’être soi-même. 
Se persuader que l’on est soi-même.

Chaque seconde est une bonne nouvelle.

Des enfants qui ont des enfants, on appelle ça : des parents ! Nés d’une vague on rampe debout !
Né d’une vague, je me noie sur la terre ferme.
Dans des petits grains de numéros.
À la recherche de la rigolite !

Des 4x4 chassent du PQ.

Comment une ville aussi belle peut être aussi moche... 

Dans les villes il y a des gens partout. C’est malheureux d’être partout. On aimerait être quelque part, ou nulle part, mais on est partout. Du coup on est tout le temps dérangé. Car on est tout le temps là. Quand on est partout, on est à droite, à gauche, au milieu, en dessous, au-dessus. Quand on est partout, on est derrière chaque fenêtre, chaque tête, chaque porte, chaque mur, chaque escalier. C’est très pénible d’être partout, et très fatigant. Les gens vous marchent dessus, vous crient dessus, vous roulent dessus, s’appuient sur vous, discutent dans votre oreille, pissent dans votre bouche, quand on est partout y a toujours un truc qui cogne sur la tête, un coup de marteau, un échafaudage, un coup de batterie, un freinage, une sirène, un bébé, quand on est partout tous les sons du monde se mélangent dans sa tête, une seule tête, dans une seule tête les disputes, les trébuchages, les portes claquées, les sonos à fond, les dérapages, les accidents, les fêtes, les rires, plein de rires bourrés et de cris et de disputes et de télés à fond avec des dessins animés dans la tête, c’est ça quand on est partout, sans paupière, sans bouchon, sans armure, sans protection, à chaque seconde on est cogné, frôlé, secoué, vibré comme dans un saladier d’entraînement de cosmonautes pour milieu extraterrestre, à chaque seconde tous les sons dans tous les sens à fond ! Faut être solide, faut être costaud, faut être zen, faut être relax, faut être concentré, faut être calme, pour être partout.

Des portes qui dansent forment la charpente des routes.

À une époque, j’étais meilleur pour la joie que pour la tristesse. On dirait que ça a changé.

Quand je pars du magasin je dis au revoir à la machine.

La voie de moindre résistance, c’est de se faire écraser.

Je suis tout le temps en train de penser à tout ce que je ne fais pas.

La clim’ et le chauffage allumés en même temps.

Qui n’a jamais eu sa bouteille à pisse ?

Ne
te
décourage
pas.

Ne
te
dé-
cou-
rage
pas.

Ouvre bien les yeux, regarde, garde-les ouverts, jusqu'à ce que tout devienne net.
Il faut couper les courts d'eau, il faut briser. Il faut stopper et démarrer. 
Traverse. Traverse l'averse. Traverse de l'autre côté. Traverse jusqu'ici. Traverse dans la réalité. Traverse vers la netteté. Traverse jusqu'ici. Saute. Traverse. Saute. 


Immaculé ! Immense ! Immonde! Immuable ! Imité ! Immmmmmmmmonde !
Immmmmmense ! Immmmortel ! Immmobile ! Immaculé ! Immaculé ! Immaculé !











Photo : Jessica Luhahe

samedi 4 septembre 2021

Événement Caméras Animales au cipM (11 septembre 2021)

 

Le samedi 11 septembre 2021, à 15h, le cipM (Centre international de poésie Marseille) consacrera un après-midi aux éditions Caméras Animales  (présentation, lectures-performances, stand, pot...).

Les intervenants seront Antoine Boute, Beurk, Tyfen Guilloux, Nora Neko, Mathias Richard, et Annabelle Verhaeghe.

Plus de précisions en suivant ce lien : http://cipmarseille.fr/evenement_fiche.php?id=1414

(Entre autres choses, le nouveau livre de Mathias Richard y sera présent !).

Venez :)

jeudi 26 août 2021

vendredi 13 août 2021

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̷̶̷#̷̶̷ṗ̷̶̷ṡ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ʊ̷̶̷̷̶̷̈ḋ̷̶̷օ̷̶̷̷̶̷̈ṅ̷̶̷ÿ̷̶̷ṁ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ṡ̷̶̷ ̷̶̷#̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ṿ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ẗ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ṡ̷̶̷ ̷̶̷#̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ḅ̷̶̷ṡ̷̶̷ʊ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ḋ̷̶̷ɨ̷̶̷̷̶̷̈ẗ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ṗ̷̶̷ḷ̷̶̷ʊ̷̶̷̷̶̷̈ɨ̷̶̷̷̶̷̈ɛ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ḅ̷̶̷օ̷̶̷̷̶̷̈ġ̷̶̷ʊ̷̶̷̷̶̷̈ɛ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ṗ̷̶̷ṛ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ẗ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ṛ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ċ̷̶̷օ̷̶̷̷̶̷̈ʊ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ɨ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ḋ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ṅ̷̶̷ṡ̷̶̷ḷ̷̶̷ḧ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ḅ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ʝ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ɨ̷̶̷̷̶̷̈ṁ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ḋ̷̶̷օ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ṁ̷̶̷ɨ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ṿ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ċ̷̶̷ẗ̷̶̷օ̷̶̷̷̶̷̈ɨ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ṁ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ċ̷̶̷ḧ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ṿ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ċ̷̶̷ẗ̷̶̷օ̷̶̷̷̶̷̈ɨ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ẗ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ṁ̷̶̷ḅ̷̶̷ṛ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ṡ̷̶̷ṡ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ ̷̶̷#̷̶̷ṗ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ǟ̷̶̷̷̶̷̈ʊ̷̶̷̷̶̷̈ċ̷̶̷օ̷̶̷̷̶̷̈ṅ̷̶̷ẗ̷̶̷ṛ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ṗ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ǟ̷̶̷̷̶̷̈ʊ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ċ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ṡ̷̶̷օ̷̶̷̷̶̷̈ɨ̷̶̷̷̶̷̈ṛ̷̶̷ ̷̶̷#̷̶̷ʝ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ẗ̷̶̷ǟ̷̶̷̷̶̷̈ɨ̷̶̷̷̶̷̈ṁ̷̶̷ɛ̷̶̷̷̶̷̈ ̷̶̷#̷̶̷ḟ̷̶̷ɨ̷̶̷̷̶̷̈ṅ̷̶̷.̷̶̷


mercredi 21 juillet 2021

Quelle merveille!

Le PQ-r code pour toussent pour aller boire un café ou aller à la bib avec l'habibi: dernière décision en date du Résidu en chef de la start (fucked) up nasse-ion.

A bas l'injection, passons directement au puçage RFID, c'est d'autant plus innovant!

Et tellement plus drone :

Ah, ah ! Pas mécontent d'en avoir fait le moins possible pour l'éternel retour à l'anormale des maux (krr) rassie et raciste les Z'emmours.

On n'arrête pas le progrès, il s'arrête tout seul.

Alors, oui, Jah-Sum, moi Jean Ramier, j'ai préféré aller dans le sens opposé, would prefer not to, plutôt qu'être un énième triste clown du sinistre Diafoirail de ce

goule

vers

dément

des man(a)ge-merdes

de la ripoux

bleak

Farcie


(vive la lie, vive la gale, vive la putride, vive le rance)


C'était les m'aime en antre-prise cul tue r'hell. Progressivement, je les ai vus Areva ces arrivistes il y a une dizaine damnées. Remplaçant tous contents porains dare-dare la librairie par un de leurs concept-store (et son lot de mug Shop-enhauer en porno promo X-clusiv'). Nous pondant, de raye-union en raie d'oignons, des plâtrées de nouvelles plate-formes et autres merdouilles toujours plus opérationnelles mais surtout bien avidemment dysfonctionnelles du fion. Langue diarrhéique juste efficiente à stériliser et uniformiser chacun des imaginaires, nerfs déjà maltraités en profondeur par les affres de la pointeuse et des Agents-Da sans rêves.


L'une de mes dernières contributions en daté à cet Im-monde du travail aura été saisonnier dans l'arboriculture. Direction le Triangle de la Mort (Allasac-Lubersac-Le Centre Pompidour) et ses Golden, boy. Mais en Bio (lol). Les parcelles de l'entreprise éco-rurale (je ne sais plus comment on dit, pardonnez la ferme ta gueule) où je me faisais (mal) traité, était à quoi, deux mètres de celles en industriel (il faut dire conventionnel, je crois). Quarante traitements de pass phyto sanitaire sur vos fruits les Amishs !


Il y a quelques jours, mon Consigliere (nom de code THX 1138) Peau Lamproie ou Pôle Pote, souhaitant me réincarcérer dans la Sauce Eté du Spectre Acre m'a bien cordialement convié covidé à un Rendez-Moi, à un Rendu Mou, pour un traitement de synthèse.


Quelle joie!

J'avions quelque peu oublié décor et décorum de ce barnum flingué. J'étais, il est vrai, plus habitué ces derniers taons à extirper des tiques sur ma peau de bal, à compter et contempler le nombre de Douglas rasés à blanc, le ballet des hélicoptères et libellules bleutés non loin de la noire et mousseuse Gare tempes, à l'Oreno des bois.


Dans l'agence, plastique partout et pour tousse. Esthétique similaire, démocratique disons, que ce soit en i-pad et en Ehpad, salles de concert durables et de cancers responsables (hô, piteux), sales défaites, genmerderies, gensd'artj'aimeries, écoles (e-colle), motels, basse cour de justice, etc. Quant au verbiage jacté par mon con Seillières, je vous l' (Caisse d') épargne.


Alors oui, moi, Lou Ravi,

je suis bien heureux d'en avoir fait le moins possible, moi Le Fol (l), Stéphane le Crassou, d'être aller cuisiner à la Zad (vivre libre et nourrir), et ailleurs danser dans des cabanes de récup, bouffer des orties et rogatons divers avariés, que continuellement chercher à crever sur le mâchié du travail sous Xanax (sponsorisé).

Bien content malgré tout, d'être taré,

bizarre,

inadapté,

extemporaneous,

autre foie une anomalie employé,

et de tenter de trouver de nouvelles idées, de bricoler et d'expérimenter, plutôt que de m'adapter à votre futur radieux et irradiant

si flamboyant Merdier de 49,6 degrés (Canada Dry)

Insta gram de coke,

porc cayenne

sans climatisation,

ni SUV tout équipé-profitez-en-vite.


Oui, oui, c'est moi,

l'un de ces riens, de ces

ces chaotiques, mutants, varans, verlans, verrues, véreux, terreux, vireux, vautrés,

improductifs!


La biz'


ness

loques


*Le prénom a été modifié.


PS PCF FTP :

si t'as pas de Rolex à cinquante ans,

bah,

t'as juste pas de Rolex,

en fêtes

du slip


delta blues

sex

girolle

reine des prés

pute

perforeur

purée

dissipez nerfs

fluxus m'habite

travailler à lamine

gaga

oxydent du travail

claude fuel*


x

samedi 17 juillet 2021

Parution du livre "2020 : L'année où le cyberpunk a percé" de Mathias Richard


2020 : L'année où le cyberpunk a percé
de Mathias Richard

En réponse aux impossibilités multipliées depuis mars 2020, Mathias Richard publie en juin 2021 un livre fort, drôle, presque fou, entre poésie, cri et pensée

Contrairement à ce que son titre pourrait suggérer, 2020 : L'année où le cyberpunk a percé est un livre très humain, à fleur de peau, un « livre de survie ».

Dans ce texte écrit entre mars 2020 et février 2021, Mathias Richard partage avec nous des pensées, des réflexions, des poèmes, des humeurs, des visions, des perceptions, des sensations, des élans, des folies, des témoignages, des confidences, des blagues, des désespérances, des ambiances, des mantras.

Ou quand une crise extérieure rencontre une crise intérieure !

***

"Les passages fulgurants se fraient un chemin dans l'accumulation et le récit passe par plein d'états et de formes. L'ensemble fait sens et c'est un journal de bord qui change de ce qu'on a et qu'on va avoir." (Sylvain Nicolino, Obsküre Digital Media)

"Ne cherchez surtout pas un journal-de-confinement : l'année 2020 n'a pas eu lieu... En un temps où la modernité est en déroute, terrassé par le Drapeau Noir, voici un journal envide qui est aussi carnet de survie et recueil poétique." (Fabrice Thumerel, Libr-critique)

"Mathias Richard est un artiste : il a le don de l’aphorisme, celui de la trouvaille poétique et la clairvoyance de l’observateur à l’étroit dans ses confinements sanitaires, sociaux et littéraires." (Patrick Cintas, RAL,M)

"Partout dans ces textes, une compréhension intuitive de la réalité. Pour Mathias Richard, avant de ne plus penser, de refuser de penser, de ne plus rien écrire, de ne plus rien vouloir [ou pouvoir] écrire, de ne plus faire parler le souffle ; avant de fuir les apparences, l’urgence est de girer dans les couleurs, de courir tel un funambule au-dessus du vide et de ses hypothèses." (
Régis Nivelle, Lithoral.fr)

***

Acheter le livre sur le site des éditions Caméras Animales :
http://www.camerasanimales.com/commander.html

Présentation du livre sur le site des éditions Caméras Animales :

Présentation de l'auteur sur le site des éditions Caméras Animales :

Présentation du livre sur le site de l'auteur :

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Quatrième de couverture :


Mathias Richard photographié par Arina Essipowitsch

jeudi 1 juillet 2021

vive la farce

 vive la lie, vive la gale,

vissé à la terre, vive la Farce, vive le Rance,
note bau payé des maux crass
sous haute surveillance
c’est surtout de la basse cour
de sous-vaillance de poux laids
mais ce n’est qu’une rumex
monsieur le comisère
commérages de sous vaillance en sueur à l’égoutte
c’est assez drône toussa mais assez gravat
le fin’lallemand
des lyres lbd
morts-au-rat mon dégénéral
dents du nain qu’à pas citer de
dia loggé avec son sang
bla
bla
sans rein
creux yoeufs crevés
idées dyalisées
dents du nain passent
en jogging
le né crasé
le résidu de la Farce
de qui se moqueront
c’est la fête d’ul tradingue
en s’emmanuelisant tout euro qui
laid l’
ultra lêpriste
a
version
cro-mag
casse textes
Il y a les caméras intelligentes connectées mais existe t’il en corps quelques reliques de
cameras débiles* qui déconnent et se sucent la moelle déconnectées ? 
le camé rat luit dans le salon au pieds des stal néons ruraux
la chambre noire est ci git fossile à atteindre
sourires infâmes
sous le présent ciel distandu
L’assasin s’irrite sert le thé
Comment faire un cake de fake carié
quand le train avant ne fait que qu’arrière
la friture alchimique
la peau et tiques qui pneu mots nient
Nouvelle
demande de mites à l’amanite
go gogol go golgoth go golmotte lazer
retour à later
le censeur sauce yale rougissant
Et teindre la faim de l’ordonnateur
Et tendre l’oreille à
l’or rayé qui sait si bien boire le vent
et voir
sa viande rouge à l’oseille

...
*[caméras animales]

jeudi 17 juin 2021

vendredi 11 juin 2021

dimanche 30 mai 2021

Mantra mutantiste



Je ne souhaite pas attirer l’attention sur moi
Je suis grand maintenant
Je suis une personne faite de nerfs, de chairs et de muscles comme tout le monde

Je décide de l’intérêt porté à propos de ma personne
Et 95% du temps, il n’est pas nécessaire pour que je vive bien ma vie

Rien n’appartient à personne
Si nous voulons être attirés chacun contre les autres, c’est pour être assimilé et ne pas mourir
Mais c’est un processus qui se déroule à l’échelle d’une vie
Donc ne te presse pas, prends ton temps

Tu es une personne
Et tu évolues à cheval entre les réalités
pressé de vivre
pressé d’être une histoire
mais tu es juste une interaction
et cela devrait te rendre plus libre, moins angoissé

tu es juste un souffle de vent qui soulève des particules de terre
et à l’heure de ta mort apparaîtra un monticule

alors respire un peu
ce n’est pas toi qui fais ton but
c’est ta vie qui le fait

C’est le ciel et les branches qui t’aiment
C’est le vert, le jaune, le violet et le bleu vif
C’est le soleil et les autres étoiles

dimanche 9 mai 2021

Trauma


 

mardi 4 mai 2021

Shopi

 



 

 J'ai été embauché à Shopi durant un été. 

Mes collègues étaient des jeunes et des vieux arabes, des jeunes blancs, des caissières fatiguées. Les journées étaient divertissantes, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Sans doute étais-je content, comme tout enfant de classe moyenne, de pouvoir enfin me fatiguer.

Un après-midi que je rangeais les yaourts par Date Limite de Consommation, mon collègue assigné aux jus de fruits me dit qu'il avait quitté le lycée il y a un an de cela. Il était beaucoup plus grand que moi, mais nous avions le même âge.

Pourquoi avoir quitté le lycée ? Trois mois après avoir commencé à jouer du saxophone, il se disait que cela pourrait devenir sa vie. Alors avec toutes ses économies, il a acheté un instrument neuf. Je ne sais pas vraiment s'il est allé plus loin. Il n'en a pas dit plus. Il n'était pas dégoûté de son choix, mais pas dupe pour autant sur son avenir. 

Le patron arriva dans les rayons et me dit d'aller décharger les palettes du camion garé devant le magasin. Et je fus occupé jusqu'à la fin de journée.

mercredi 7 avril 2021

dimanche 28 mars 2021

Tous les livres (et CD) Caméras Animales enfin disponibles en numérique


Tout le catalogue des éditions
 Caméras Animales est désormais disponible en numérique (pdf) sur le site Payhip, à cette adresse : 
https://payhip.com/camerasanimales

C'est un pari pour l'avenir (la transmission des œuvres) de doubler les versions physiques de versions numériques.

Soutenez par vos achats notre structure d'édition unique !


Et du coup : le Manifeste mutantiste 1.1 est désormais disponible en numérique !

Voici la liste du catalogue Caméras Animales au 28.03.21 :

AdolescenZ, d'Aurélien Marion

CREVARD [baise-sollers], de Thierry Théolier

Danse-fiction, de Ly Thanh Tiên

La spirale de la parole, de Guillaume Bergon

Le salariat pue
, de Beurk

Manifeste mutantiste 1.1, de Mathias Richard et al.

Musiques de la révolte maudite, de Mathias Richard

mutantisme : PATCH 1.2, 31 auteurs

Raison basse
, collectif

Sonopsies, compilation CD

V.I.T.R.I.Ø.L., de Arnaud Pelletier

lundi 8 mars 2021

WITCH ASMR ( DON'T KILL THE WITCH )

 






don't kill the witch . Artwork design . by . Khalid EL Morabethi & Mr azure Sound design. by. Karine santi weil & khalid El Morabethi CONTRIBUTOR WORK ANIMATION : LUISA @crafty_jew Texte. de. Khalid EL Morabethi


dou la gadoue

c'est des gens qui restent entre eux que ce soit de l'un ou des autres côtés. 
dans leurs bureaux poussiéreux, universités, réseaux, références, certitudes.
avec leurs copains à se coopter et à se branler. nourris de leurs lectures occidentales oxydées.
concours de beat, envie d'écraser l'autres par des sentences sans chair
dévitalisées. ils croient ici et là que l'important c'est leur carrière.
alors que tout est déjà carié. et trop carré carrelé dans leurs tronches.
ils ont des stratégies, des projets. ils sont dans la feinte.
ils croient, ils veulent dominer. les uns et les autres. les uns sur les autres.
enfermés dans leurs blockhaus mentaux respectifs. 
alors qu'ils participent tous avec nous à un grand carnaval
dont ils sont tous les acteurs tragiques et comiques, avec ou sans costume,
uniforme, avec ou sans médailles, publications, comptes en banque plus ou moins garnis,
reconnaissance de ses paipairs et pantoufles.

. ici désolé on s'embrasse au soleil.

Certains gravitent autour des phrases desséchées sempiternellement resucées
tandis que d'autres tournent à hélice dans leurs appareillage de surveillance
au dessus de la déchetterie parce qu'ils obéissent aux ordres.
Rien à foutre, qu'ils continuent pour les uns à roter leur philo, politique, management, pub,
flicage, tourisme, banque, stériles. Que les autres continuent si ça leur chante
à rouler en Audi, Porsche Cayenne avec leurs fringues deluxe,
leurs rolex en se croyant malin avec leurs têtes bronzées, mais bien squelettiques.

Ils n'ont pas à mourir car ils sont déjà morts. 

Nous aussi certes, 
mais en plus on en sourit !
on dit de la merde et en plus on en rigole !
on retourne patauger dans la gadoue !

floc,floc.

Bisous ! 💓😍

mercredi 3 mars 2021

Personne n'entendait la musique.

 Une étape de création à Stockholm.