lundi 10 octobre 2011

Noyeau de prune en fusion : Destruction absolue de l'exisdanse jusqu'a la plus profonde pensée. Début d'un nouveau chapatre des mondes. Une sphère, deux sphères, trois sphères, quatre sphères et ainsi de suite. Une invention qui ne fera que préceder les suivantes. Un être fou et protéiforme qui pense et qui fait : avalanche cosmique d'idées, commencons par les plus simplexes. Dedans, dehors. Puis une terrible centrifugeuse, cosmique et gigantitanesque, qui fait peser sur la moindre particule chimique et/ou minérale son inconcevable puissance dispersesque. Incrémentation subnaturelle soudaine, continue, infinie et exponentielle de la distance AB à tous niveaux de perception et de non-matérialisation. Cependant la damoiselle Gravitée fait de la maitrise de son art les plus beaux sacrifices elle aussi. Le tourni, j'en ai mal aux synapses virtuelles. Des filaments de célérité se morphent par l'interaction de cette bipolarité avec elle même, et puisent leur jaillissance dans sa nature motricielle. Ils s'enfuient, se croisent et se connectent, s'absorbent et se dérobent, s'enroulent et se démêlent, se lient et se déploient. Une nébuleuse de vourbillons célestes aspirent et crachent de gigantesques tétraèdres de lumière par paquets de cent milliards . Tout ça en même temps et sans respirer. Les astres de plomb tournicotent et s'entrechoquent, s'accouplent et fusionnent pour en former de plus vastes puis explosent en une infinitée de microscobilles insignifiantes. La distance gagne du terrain et le flou l'emporte. Les ultraformes generées par le cristal liquide de la cosmoscience géniale s'étirent puis se disversent et enfin se dissolvent dans la causalité primale. Et c'est reparti pour un tour.

# cloches 1980, le mystère de la vie



Mon passage préféré dans Permanent vacation : le générique de fin (et les deux minutes avant, quand il discute avec celui qui arrive de Paris -ils échangent leurs deux "Babylone" dans lesquelles errer, New York et Paris -hélas ce passage n'est pas inclus ici) dont je conseille l'écoute de la musique "cloches & free jazz" à très fort volume.



Paris 19e, 1980, si loin. Beaucoup entendu ce disque enfant, le 33 tours (dont cet extrait sur Youtube n'est qu'une partie) tournait sur la platine du séjour, il me plongeait dans des états complexes, des rêveries, des états visionnaires, des perceptions étranges, des incompréhensions, comme une initiation au mystère, une infinité de replis. (Je ne comprenais pas l'origine de ces sons, des cloches décomposées dans la voix d'un enfant). Des états mentaux uniquement causés par des sons, et qui marquent pour une vie. Mon éveil à la vie fut intéressant, riche, peut-être est-ce pour cela que j'ai eu l'impression que tout partait en couilles après ? ;)

dimanche 9 octobre 2011

Je n'aimerais pas écrire sur rien, alors j'écris sur un stylo.

J'écris sur un pote que j'ai eu, Damien, qui n'arrêtait pas de rire tout le temps, en te regardant droit dans les yeux. Cela était carrément stressant, cet autoritarisme complètement loufoque.
J'écris aussi sur ma peur de mourir - mais en fait je n'ai pas peur de mourir. Je voudrais vivre ma vie à San Francisco. Je ne voudrais pas - être - à côté de mes parents. Je voudrais que se rende compte la pluie du bien qu'elle fait aux nerfs. Mes nerfs sont bondés. Ma manie est morte avec la vie qui flue. Quand flue la vie, bien souvent, on ne lui parle plus. Quand reste une fente, la gloire se fait vaine.

Les arbres passent, marchant doucement. Le pas est de couleur raisin, et s'écrase finalement sur des têtes, sur des fruits. Quand tout va mal les arbres passent, mais rien ne va mal, puisque rien ne meurt.

La bêtisure nous prend d'arracher à cette tête ces cheveux trop carrés. Je m'arrête sur le sol, un sol de terre meuble ; je garderais ces jours. Je décelerai ces appâts.
Que je tourne le dos à ma Rome infinie, encore je suis pour elle.

Si j'aile mes oiseaux, ce n'est pas pour qu'ils chantent, mais qu'ils s'enfuient, et que je me taise.

samedi 8 octobre 2011

je l'aimais... Je l'aimais assez pour la tuer

Je ne sais pas pourquoi je l'ai tuée. Je ne sais pas. Parce que je l'aimais peut-être. J'ai fracassé sa tête contre le mur comme elle me l'a demandé. J'étais assis devant la télévision. Les pupilles fixant le vide animé d'un talk show. De la cendre sur le jeans. Je n'étais pas la. Je n'étais qu'un corps sans vie. Une horloge organique drapée de chair qui me rappelait a chaque secondes que je devais respirer. Je n'ai jamais su pourquoi elle m'aimait. Je me rappelle juste du bruit de son visage contre le papier peint déchiré. "Je t'aime". Elle s'est approchée de moi. Elle a léché son ongle, laissé couler assez de salive pour imprégner la peau, l'empreinte de son doigt avant de l'introduire lentement dans ma bouche et ainsi toucher ma langue douce, chaude, humide. "Frappe moi". de l’index, je commence à dessiner le contour de ses lèvres chaudes pour redescendre, épouser les traits, la chaire d’une bouche à demi-ouverte, pour plonger, toucher sa langue avant d’en approcher la tête d’une main posée contre l’épiderme de sa nuque. "Frappe moi aussi fort que tu peux si tu m'aime". Je n'avais jamais été aussi loin auparavant. Mais je l'aimais... Je l'aimais assez pour la tuer. Et ca... personne ne pourra le comprendre.

Copieurs :)


Caméra Animale : Jungle et technologie par vodeo

jeudi 6 octobre 2011


Vis

vo fidé

vode anamase

vura

arréger

sympathiser peut-être

lebden

animal

anémé

lupanar

cinoche

filar

filandreux

nason

unanime

noréter

synamogue

cathastrophe

lulabelle


mardi 4 octobre 2011

Où est Khalil Boughali ? (petite annonce)

Recherchons le contact de l'écrivain Khalil Boughali, qui a participé au livre Raison basse en 2007, et dont nous avons perdu la trace !
Khalil, si tu nous lis, merci de nous faire un petit signe à contact@camerasanimales.com.
En effet, nous avons reçu un courrier (intéressant) pour toi.
Les Cam_An

lundi 3 octobre 2011

MUTANTİZM @ISTANBUL (1)




Ci-dessus : différents signes mutantistes, révélés/disséminés par notre habituel envoyé spécial, et différents alliés secrets.

\m/ Istanbul ville mutantiste 2011 \m/

0111000011111000000001111101010101010101010

Le nouveau dieu ou la machine chair. Les rouages d'un organisme couleur cobalt. Les muscles à vif. Chaînon manquant. L'humain et la bête mécanique. Opération chirurgicale. Ghost in the shell. L'esprit dans une carcasse numérique. Prothèses. Cerveaux. Boites noires. Le crash est inéluctable me dit Jack. L'avenir s'annonce aussi pourri que le passé. l’explosion originelle. L'homme a toujours été une putain de machine et maintenant il a l'apparence qu'il mérite. C'est ce que j'ai essayé de lui dire à travers une clope dans ma trachéo. Un caisson insubmersible. Je suis le premier a être enfermé dans cette pute de prison binaire


0111000011111000000001111101010101010101010 :


C'est mon nom. Esclave. Jack ne sais plus quoi dire. Je continue. Des cercles. Des putains de cercles dans l'organisme. Noirs. Dentelés. Le mécanisme d'une horloge interne. Je bois un café. Jack me regarde. Enlève sa prothèse. Laisse voire le moignon de sa jambe. Ouais, c'est peut-être ça le futur. Un corps interchangeable. Sous garantis. Sous cellophane. Baby Dolls. 5 Dollars la piece. Rembousé en cas de rejet. Et quoi jack, tu me files ta queue, je dois mélanger le sucre de mon café. 

dimanche 25 septembre 2011

Cette nuit, j'ai fait ce rêve d'un cerveau, celui-ci émanant du crâne ou je vis, devenant tout cendré. Son ciel était jaune pisseux, entrecoupé d'éclair et de fuites. La vie, en haut, était cauchemar, puisque j'étais sous l'eau, dans une espèce de petite réserve de gens. Mais c'est un rêve, c'est ridicule, je vis tout seul.


De temps à autre, j'allais haut, voir ce qui se tramait, et toujours le même ciel qui m'épatait.


Jusqu'un jour, je décidai de rendre raison à ce crâne. La seule épreuve dont je me souvienne, c'est moi. Me battant au sabre contre, sa tête finit coupée d'un tiers, par l'arrivée d'un tunnel, et il bascula.


Je me réveille. Tout ce temps endormi, je ne pensai rien.

dimanche 18 septembre 2011

samedi 17 septembre 2011

Crash Test Dummies

« A part le jus d'orange, dis moi... »

Sur la table : 20 mg de Benzodiazépal

200 mg de Rizotaline

40 gouttes bleues lyzanxène

« Le coup du jus d'orange ne me gène pas trop, en revanche je t'assure que Rick est un véritable

obsédé »

Ça fais une semaine que j'ai le visage ensanglanté pas la lumière bleue=verte de cette télévision.

Des cables reliés au trou que j'ai dans la gorge. Une trachéotomie analogique

« Dis moi.. »

Mon visage n'est qu'une mâchoire. Des dents. Un sourire. Une révérence. Et le vide chimique.

« Je suis sérieuse, il n'arrête pas... Dès le premier soir »

Ca fait une semaine que je me gave de séries. Reportages. Films. Je ne mange que ca.

« C'est peut-être un signe »

Je mâche. Avale. Digère et vomis. Un crash test dummies prête a se faire exploser contre un mur.

« Mais de quoi tu parles ? »

Je me prépare à la collision. Je me conditionne. J'attends dans les loges.

« Que tu dois arrêter de chercher ce que tu as sous les yeux... »

Trois... Deux... Un comprimé. Un mouvement de gorge. Un verre d'eau et je percute de plein fouet

le bêton armé. Je déballe la deuxième boite. Arrache la fine couche d'aluminium. La taule se froisse.

Compresse mes jambes. Je les avale. Ma nuque se tord. Se brise alors mon visage explose le

plastique cobalt du volant. J'entends les os se fracturer pendant que je pose le verre devant moi.

Poupée de métal à même la chair.

La television ne recrache plus qu'un son a peine audible.

« Tu sais que ca ne sera jamais fini avec ton ex-mari »

Et il ne reste que des boites vides sur le siège passager.

Générique de fin.

Applaudissements du public.

jeudi 15 septembre 2011

"Bonjour, j'ai ma vessie pleine", il entonna, puis d'une plus grosse. Se rabrouant, il confondit ses excuses. Je m'excuse, il fait longtemps que je n'ai pas parlé.

Elle ne dit rien. Elle ne parla point. Une main qui se tend est une grossièreté. Ce n'est qu'un sac-à-pisses d'insultes que l'amitié.
Mais le contrat était clair. Tonna sa parole
En quoi faudrait-t-il, monsieur que je vous ouvre?
N'étiez-vous pas le romancier de ma vie?

Il s'énerva alors. Deux boucles châtains clairs, deux châtains châtains deux élans arrêtés - extrêmement musical.
On retourna chacun d'entre vous aux places inutiles. Ils le calmèrent, on est d'accord.

amatemp7 [rechargé]

Association du locked-in syndrome / Institut de Technologie Touristique / Équipe neuro-imagerie cognitive, secteur prise de décision et récompense / Groupe intergouvernemental sur l'observation de la Terre / Humains Transgéniques Fluorescents / Association Internationale du Mal de Tête / Institut des maladies innovantes / Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme humain (Cecos) / Union internationale pour la conservation de la nature / Parti de la Révolution Scientifique (PRS) / Centre de la migraine de l'enfant / Département de l'innovation technologique et des entrées extraordinaires, Bureau des témoignages oraux / Coma Science Group / American Headache Society / Tinnitus Research Initiative / Organisation Internationale de Normalisation (ISO) / Commissariat d'Analyse de la Société / Centre de recherche sur les blessures du cerveau / Groupe de réflexion sur la personnalité (GRP) / Institut pour l'étude neurologique de l'émotion et de la créativité / Division police technique / Institut des risques (Ineris) / Association cornélienne de France / Laboratoire onde et matière / Laboratoire matière et systèmes complexes / Laboratoire collisions agrégats réactivité / Très Très Grand Centre du Cul (TTGCC) / Ministère de l'exploration du sous-sol numérique / Sous-service des systèmes intelligents / Bureau de la rotation de la Terre / Laboratoire de virologie et de cryptologie émotionnelles de Laval / Ligue protectrice des poètes / Hybrid Broadcast Broadband TV (HbbTV) / Autorité de régulation du je en ligne (Arjel) / Maison close EDF / Réseau créationniste de surveillance aérobiologique (RCSA) / Institut de recherche automatique (Inrea) / Programme Requieps (« Requins des îles Éparses ») / Étude Elfe (Étude longitudinale française depuis l'enfance) / Fondation pour la recherche sur la psychodiversité (FRP) / Front d'attaque technologique (FAT) / Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) / chaire de recherche du Canada sur la vision infrarouge / Association française des tunnels et espaces souterrains (Aftes) / Institut de recherche des acouphènes (Imerta) / Service de protection des personnalités moyennes / SESDS (Surveillance de l'environnement séquano-dyonisien par satellite) / Comité directeur du diplôme d'esthétique du sourire / Ministère Pour Laisser Les Enfants Jouer Dehors (MPLLEJD) / Unité de biologie moléculaire du gène chez les extrêmophiles / Festival international du livre mangeable / Fondation pour la conservation des vautours / Centre de recherches et de veille sur les maladies émergentes / Spectralys Innovation / Laboratoire d'informatique chimique, fondements et applications (Licfa) / Conseil mondial du diamant (WDC) / Organisation Internationale de l'Organisation (OIO) /

Saint Ghetto des Prêts


Ou (aujourd'hui) : St-Germain-des-Loins...

mercredi 14 septembre 2011

La matrice mutantiste


par g.cl4renko et Nikola Akileus

jeudi 25 août 2011

Monde invisible

Monde invisible. Microscopique, voire pire. En dessous, A l'intérieur. Qui compose et construit le grand Tout. Détail du détail du détail. Fractale vertigineuse. Déserts de coin de table. Prairies épidermiques. Gouffres et montagnes d'un morceau d'écorce. Lois naturelles à l'état brut. Primitivisme organique, cellulaire. Mécaniques autres, pourtant génératrices des notres. Mais plus proches de l'état causal, des couches profondes de l'existence. ADN. Integralité de l'information génétique de toute la biosphère. Langage universel. Savoir caché. Code. Programmation parfaite. Biotechnologie ultra-perfectionnée. Géometrie reglée au nanomètre. Mais aussi multiplicité, chaos des formes. Ultrastructures. Toujours plus de détail, d'irrégularités, de textures qui se révelent toujours méthodiquement disposées et arrangées selon des lois prédéfinies. Pas de fin, toujours plus profond. Dimension imperceptible par la lumière elle même (Distance entre deux nanomètres inférieure à sa longueur d'onde la plus basse). Technologie supra-futuriste permettant de percevoir tout de même. Bombardement photonique. Recomposition du relief invisible. Précision nanométrique, tridimensionnelle. Exploration approfondie ouverte et sans limite de tout ce qui existe. Frénésie. Cascade ininterrompue d'images, par milliers, de ce qui n'est pas supposé exister pour nos yeux.. Archivage. Diffusion. Infinité de 0 et de 1 qui tourbillonnent à la vitesse de la pensée, se dispersent et s'écoulent dans un flux continu. Bases de données. Nourriture prohibée pour les globes. Carnaval organique. Micromonstres hideux et fascinants. Complexité hallucinatoire. Collection. Recyclage. Réappropriation. Matière à sculpter, découper. déchirer. étirer. déstructurer. restructurer. séparer. assembler. symétriser, superposer, composer. décomposer. fusionner. accoupler. transformer. Univers plastique malléable. Mise en relation à sa propre mécanique qui est le niveau encore en dessous, et qui peut être représenté par des éléments géometriques simples (points, droites, cercles, carrés, triangles et autres polygones réguliers). Aspect vectoriel, technologique, scientifique, mais héritage ancestral. Symboles primordiaux. Forces principielles : Cohésion-Attraction-Conservation, Dispersion-Répulsion-Destruction, Tension-Orbitation-Création. Pour ne nommer qu'elles. Dualité, équilibre, harmonie, cycles. Résonnance cosmique. Monde microscopique invisible en tant que métaphore de l'invisible au sens religieux. Perception et expérience du monde organique invisible = expérience de "l'invisible". Expérience transcendantale, subjective, du divin. Prise de contact directe avec la conscience de la nature. Accès illimité au savoir contenu dans l'ADN. Serpent cosmique. Chamanisme. Transe. Science sacrée. Retranscription visuelle de l'éxperience mystique souvent liée à la géométrie et à la symétrie. Arts sacrés. Architecture sacrée. Peinture sacrée. Sculpture sacrée. Motifs inspirés de la nature. Formes et compositions géometriques presque toujours présentes. Tentative de représentation ou d'imagination du subtil à travers une de ses manifestations (partie, éléments du monde physique réel, de la nature) qui n'était pas à disposition de l'humanité au temps révolu du développement des arts sacrés. Subtil = spirituel, mais aussi sensoriel. Sensible. Non visuel. Synesthésie artificielle. Montrer du son, de la musique, des sentiments ou des sensations. Abstraction. Expressionnisme. Dimension spirituelle. Élévation de l'esprit de l'Homme. Travail sur soi. Mécanisme mental. Hacking. Infiltration, brouillage, reprogrammation forcée de la perception d'échelle en tant qu'illusion primordiale de l'espace revé.
Fascination. Compréhension. Mutation.



Source des images utilisées :
BIODIC



"Noror Oh"

new book published by Dysphasia Press (Canada)
by Yves Fash Zag

few copies available 
$10/US

Jme Gugginø Yves Fash Zag utilizes the text-randomizer script called “Powerword”, invented by Lawrin Voll. (The source texts are from all of the Awkwardists.) see: http://awkwardist-unreader.blogspot.com

 please email me at

awa_zag@excite.com

THANKS!!

Apocalypse Symbole - Acte II -








Apocalypse symbole




J'ai toujours voulu être sur scène. Les regards braqués sur un visage qui est le mien. Je ne sais pas. Une star de cinéma. Un top modele. Une danseuse . J'ai toujours voulu que l'on me regarde sans baisser les yeux. Que l'on fixe mon visage défoncé a coup de crosse. Celle d'un smith & Wesson. Je me rappel encore de la scène. De l'endroit. De mon viol. Du bruit de ma dent éclatée sous le poid du métal hurlant. La détanation de l'arme à feu braqué sur mon oeil gauche. Je m'en souviens de tout. Ce que je veux ? C'est être l'égérie de notre Histoire. Je veux être la prochaine putain de guerre mondiale. Je veux que l'on imagine les hurlements du passé a travers mon visage. La gueule baillonnée de notre futur. Je veux que l'on me regarde. Que l'on entende les tirs de mortiers face a la chaire a vif de mes joues. Je veux que l'on écoute un kamikaze se faire peter la gueule lorsque vous verrez mon seins gauche tailladé par mon enfoiré de violeur, mon père. Je veux être l'apocalypse symbole. Sur scène. Devant un micro. Je ne dirai rien. Je serai la ballerine sous camisolle chimique. L'actrice muette. Je suis Hiroshima et bordel de merde vous allez voire que je ne déconne pas. 
                                                                                                                                                           Micro-texte by : E. A.

mercredi 24 août 2011

C'est l'histoire d'un cochon, d'une taille assez moyenne qui se baladait sur une route. Mais ce n'était pas vraiment une route, c'était plutôt une sorte de maillage entrelacé par les divers positions du vent. Mais ce vent n'était pas vraiment silencieux, il avait le cri de l'égorgement tardif, celui qui ne vient qu'à la fin de l'histoire.
Et le cochon avançait tranquillement, sans trop y voir, puisque le-dit était aveugle. "Ca c'est passé il y a un an dans un accident de chênes", plaisantait-il à ce propos. Marchant, ce cochon ne pouvait guère bouger les lèvres.
Il laissa échapper cette phrase. Le décor partit en vrille.

dimanche 21 août 2011

SERS (Surveillance de l'environnement romainvillois par satellite)

Quand j'étais petit je collectionnais les fiches décrivant les espèces animales, les insectes, les embranchements du vivant... Je pouvais passer des heures à examiner les photos, je me souviens encore avec précision de l'aura gracile de certains organismes unicellulaires. Je lisais toutes les fiches une à une plusieurs fois, je voulais augmenter mon savoir, je voulais que le savoir entre en moi. Plus tard je lirai l'Encyclopaedia Universalis (26 volumes) dans l'ordre alphabétique (mais en sautant tout de même les articles trop spécialisés qui m'étaient incompréhensibles), toujours dans l'objectif de mieux comprendre la réalité.

mercredi 17 août 2011



« Then thank your God that I'm not aware 


And thank God that I just don't care »


Heroin
The Velvet Underground


lundi 15 août 2011

jeudi 11 août 2011

vendredi 5 août 2011

via http://photograffeurs.over-blog.net/

(Autre version : "Pleurez, pleurez de vos échecs personnels, avant de pleurer de notre échec collectif.")

mardi 2 août 2011

L'écureuil et la sorcière

La rencontre rêvée d'un monotone écureuil avec une sorcière ne me laisse pas indifférent. Il trotte vers son gazier, et s'en prend d'abord à son tronc. Il tape, et tape, et tape, mais rien ne se passe, puisque la sorcière n'a pas décidé d'ouvrir, et ne le fera pas avant que l'écureuil ne tape sa queue par terre, car elle n'a pas confiance. Il est vrai qu'elle n'a pas confiance.
La sorcière n'est pas de ce genre à être toute occupée à ses affaires, elle vadrouille.
Elle n'a pas de linges à laver. Puisqu'elle jette un œil sur tout, l'oeil bête de l'écureuil ne lui suffit pas, alors elle craint la suite des événements.
Ouvrante, elle lui jette un regard, décide de se laisser accompagner et lui prend la main, de ses mains qui tremblent. Elle écrit trois mots sur un papier à l'écureuil qui ne sait entendre. Il acquiesce tout sourire, et s'en va..
Longtemps après le retrouver elle met plus que une vie entière et seule.

Il arrive un beau jour, elle ne peut effacer ce qu'elle a fait. Longtemps tourner autour du lac, et laissant entendre jadis qu'elle avait rêvée de lui. Quand l'oeil bête de l'écureuil apparaît à la surface, elle gît en pleurs et casse sa pipe.
L'air sombre la tête prise
rentrer (dormir) quand
le rivage suit et suit
le cours trop fort
la nuit s'évase comme un cervelet
qu'on coupe en deux
et voilà voilà qu'on pend les gens
voilà voilà que ça donne six mois
que le vin se prend et qu'il se
prend mal car on coupe les gens
comme des cervelets
et les cervelets, marteaux, sont à un
baiser de leurs cages.