jeudi 30 septembre 2010

NIN + HBO = SF




via io9.com

Gliese 581 g ; distance : 20 ly



Astronomers have found the first alien world that could support life on its surface. It is both at the right distance from its star to potentially harbour liquid water and probably has a rocky composition like Earth.

"That's the most exciting exoplanet I've seen yet," says James Kasting of Pennsylvania State University in University Park, who was not involved in the discovery.

The planet orbits a dim red dwarf star 20 light years from Earth called Gliese 581. Four planets were already known around the star, with two lying near the inner and outer edges of the habitable zone, where liquid water – and therefore potentially life – could exist on its surface.

Because it puts out so little light and warmth, its habitable zone lies much closer in than does the sun's. At such tight distances, planets in the zone experience strong gravitational tugs from the star that probably slow their rotation over time, until they become "locked" with one side always facing the star, just as the moon always keeps the same face pointed towards Earth.

That would mean perpetual daylight on one side of the planet and permanent shadow on the other. A first approximation suggests the temperature would be 71 °C on the day side and -34 °C on the night side, though winds could soften the differences by redistributing heat around the planet.

Travelling from one side of the planet to the other, there would be a range of intermediate temperatures, says Vogt. "The most comfortable place on this planet … is along what we call the terminator, the line between light and dark," he says. "You basically see the star sitting on the horizon – you see an eternal sunrise or sunset."

dimanche 26 septembre 2010

Si peu de choses partent de ce monde
La finitude semble alors être reposante, comme si
nous étions uniquement la somme des sensations
de nos ancêtres.

Nous ne devons pas faillir dans ce que nous vivons,
car alors la vie n'existerait plus. Surgir sans cesse
pour laisser une trace qui s'épaissit au fur et à
mesure que la vie passe : voilà un credo qui ne se
perpétuera pas, heureusement.

Puisque grandir élimine, et mourir fait vivre, évitons
de trouver où nous terrer.
Je veux agir comme le meilleur des humains, libérant
sa fièvre et sa peur, laissant son hélice cheminer.

samedi 25 septembre 2010

un deux un deux [amatemp6?]

· · · — — — · · · code : 404 · · · — — — · · · déconnexion impossible · · · — — — · · · Les sites sont autonomes, les pages défilent d'elles-mêmes, les liens s’ouvrent d'eux-mêmes. · · · — — — · · · De la croissance et de la forme de la Métamorphose des plantes · · · — — — · · · dizaines d'écrans saturés de couleurs et de mouvements saccadés · · · — — — · · · en ligne, tu n'as jamais existé · · · — — — · · · Vers une Réalité Diminuée massive · · · — — — · · · N'admire rien. · · · — — — · · · le destin, on l'emmerde · · · — — — · · ·
anatomie de l'anomie
· · · — — — · · · du punk-hardcore pour sourds, reposant uniquement sur les vibrations fortes · · · — — — · · · point de non-retour atteint quand seuls restent les yeux et la langue · · · — — — · · · NO MAN'S LANGUE · · · — — — · · · à la perceuse, aspire l'air dans la tête de poupées Barbie et injecte-le-toi dans les veines · · · — — — · · ·
dissémination de poussières intelligentes _ capables de se diviser frénétiquement sans jamais mourir, · · · — — — · · · le nombre de joueurs en ligne augmente, la fréquence du jeu elle aussi s'accélère · · · — — — · · · combinaison de molécules peu efficaces séparément mais dont l'union fait la synergie · · · — — — · · · nuvo jeu vidéo : une phrase qui se détruit elle-même · · · — — — · · · la principale difficulté consiste à trouver la matière première, à savoir des cerveaux de joueurs, 100% consacrés au jeu et non « pollués » par d'autres substances · · · — — — · · · unité Inserm 837 · · · — — — · · · neurones projettent leurs branches axonales comme autant de tentacules à la recherche de contacts · · · — — — · · · oiseau sans ailes. le cerveau consomme à lui seul 20% de l'énergie de l'organisme · · · — — — · · · tu es une série... d'impulsions électriques · · · — — — · · · Merci. Merde. Pardon. · · · — — — · · · je cherche ma poche et ne la trouve pas, et pour une bonne raison : je suis nu. · · · — — — · · · phobie-phobe, je raconte à trois psys différents que ces chats parlent avec la voix de ma mère · · · — — — · · · me suis fait jeter des Hare Krishna parce que j'étais trop hippie · · · — — — · · · ...psychothérapies en tous genres, pensée positive, méthode Coué, homéopathie, acupuncture, aromathérapie, sophrologie, relaxologie, stages de rigologie, de méditation, luminothérapie ou encore coaching de vie · · · — — — · · · je devrais voir un psy... un psychopathe · · · — — — · · · traverser les murs comme un ver qui avance en mangeant ce qu'il trouve sur son chemin · · · — — — · · · c'est pas un baladeur que j'ai mais un casque anti-bruit · · · — — — · · · Ici : le corps social le plus docile et le plus soumis qui soit jamais apparu dans l'histoire de l'humanité. · · · — — — · · · La vie est simple quand on suce des bites. · · · — — — · · · Ici : création de corps dociles mais libres qui assument leur identité et leur liberté de sujet dans le processus même de leur assujettissement. · · · — — — · · · Les vaches qui ont des noms donnent plus de lait. · · · — — — · · · On te branche, puis tu vis le reste de ta vie dans un rêve. (ça ira très bien dans une soirée lecture) · · · — — — · · · léthargie très profonde, le cerveau empêche tout mouvement afin d'éviter de "vivre" · · · — — — · · · fourmillement de processus de limitation sociaux, physiques, intellectuels · · · — — — · · · combinaison complexe de stimuli visuels et auditifs subsoniques ingénieusement conçus pour court-circuiter les impulsions électriques du cerveau, les piégeant dans une boucle sans fin. · · · — — — · · · C'est un virus informatique qui infecte les personnes _ Satanesque ! · · · — — — · · · · · · — — — · · tape frénétiquement sur Google : « où est la sortie ? » · · · — — — · · · le monde est une balle dans la tête · · · — — — · · · les gens et les pensées sont des vagues qui rongent et corrodent · · · — — — · · · je n'aime que les gens que je ne connais pas · · · — — — · · · LE DESTIN, ON L'EMMERDE · · · — — — · · · Internet, the drug of the planet (27 personnes aiment ça) · · · — — — · · · On ne dissertera pas sur le triomphe du smartphone. · · · — — — · · · Le gouvernement décrète qu'un humain soit repérable par des pigeons. · · · — — — · · · Ce sujet a été gavé de stimulants et gardé éveillé une année entière, constamment soumis à des images terrifiantes. · · · — — — · · · Le Marine place son pénis dans le canon huilé du tank et atteint l'orgasme en quelques va-et-vient. · · · — — — · · · Jacques a commandé pour 2 000 $ de sperme de babouin. · · · — — — · · · DHL Error : nous ne livrons pas les bébés · · · — — — · · · les humains sont des systèmes électriques · · · — — — · · · Les pigeons sont des rats avec des ailes. · · · — — — · · · 100 000 milliards d'interconnexions sous surveillance · · · — — — · · · toute déconnexion est désormais interdite · · · — — — · · · toute déconnexion est désormais impossible et interdite · · · — — — · · · biohackers développent des bactéries aux propriétés étranges comme celle de produire de l'électricité (mousses, gels, émulsions, cristaux liquides) · · · — — — · · · explosion de la population de Turritopsis nutricula, méduse potentiellement immortelle, à travers les océans du globe : l'animal est capable d'inverser son processus de vieillissement _ régénérer l’ensemble de son corps, et cela de façon infinie · · · — — — · · · Anywhere out of the Internet (34 personnes aiment ça) · · · — — — · · · la biologie a maintenant pour objectif de construire de nouveaux systèmes vivants. · · · — — — · · · panne de courant lors d'une tentative de réinitialisation de personnalité. _ résultat : gros black out, chais pas qui chuis, et télécharge péniblement des fragments ici et là pour me recomposer en vague quelque chose. · · · — — — · · · pied droit garanti pour un milliard de pas. · · · — — — · · · tout corps doit être remboursé en cas de non-paiement. — — — · · · toute déconnexion est désormais impossible et interdite · · · — — — · · · « Il faut bien que ceux qui sont partout se vengent de ceux qui ne savent pas comment faire pour n’être nulle part. » · · · — — — · · · toute déconnexion est désormais interdite · · · — — — · · · · · · — — — · · · · · · — — — · · ·

Travail-corvée, travail-performance et travail-patience

Le travail est écartelé entre le travail-corvée de la survie et le travail-performance de la Surclasse.
Seul le travail-patience engage une amplification inouïe de la liberté, à la fois en extension, par le biais d'un développement de la puissance d'agir de chacun, et en intensité, par la découverte d'une plasticité propre à l'individuation humaine.

L'« échec de la modernité » : laisser dégrader le travail-patience -le vrai créateur de richesses- au bénéfice du travail-corvée de la survie et du travail-performance esclave de l'impatience.

(Gilles Châtelet, Vivre et penser comme des porcs)

Jouets (aliens) - 2004 : Polyptyque : 120 x 120 cm - Huile sur bois, acrylique sur toile et bois.

mercredi 22 septembre 2010

lundi 20 septembre 2010

dimanche 19 septembre 2010

N'ayant pas d'autres raisons pour me moquer
des gens,
j'aime ce qui me rend fou, et j'ouvre les gens qui m'aiment
sans que les plis du dehors ne s'impriment sur moi et m'efface?

A chaque mort, on efface le monde.
chaque mort s'en va chaque matin et me hante
jusqu'au jour suivant.
J'atrophie les drôles et j'imite les paysans
voulant me voir.
Mais je ne suis qu'incertain de ma pensées, mes meilleurs amis sont mortellement alités.
comme quelqu'un frappé par l'orage, je ris de ne
plus me voir et m'en réjoui chaque matin.

jeudi 16 septembre 2010

jeudi 9 septembre 2010

Interzone

lundi 6 septembre 2010

samedi 4 septembre 2010

jeudi 2 septembre 2010

mardi 31 août 2010

jeudi 26 août 2010

Instant T = pub

Salut les amis,

scrupuleusement, je pub.


Dans ceci, il y a tout.

Mais plus encore, ce fabuleux recueil auto-édité dont vous avez tant entendu parlé (ETRE LA), enfin!
Il est disponible, il est commandable, il est bien.

Oui, oui, oui.

mardi 24 août 2010

lundi 23 août 2010

-Farmbot-


-Andree Wallin-
Je ne suis pas celui qui sait
mais je ne veux rien au monde
Je suis un système détraqué
une imprécision de l'entendement
une soif d'entendre tout
Et tout n'a aucune signification

dimanche 22 août 2010


-ALEKSI-

mercredi 18 août 2010

dimanche 15 août 2010

Jericho

La vie n'est pas dure à Jericho, mais Averell est décidé à s'enfuir. C'en est trop. Pendant les cinq dernières années de sa vie, il a dormi, pour se réveiller toutes les cinq minutes, le temps d'une bouffée d'air. Ensuite il replongeait dans le sommeil. Cinq ans auparavant, sa mère mourait et il plongea alors dans cette léthargie.

Autour de lui, Jericho battait son plein. C'était une petite ville cerclée de remparts sur une montagne d'Israël. Le commerce allant, la ville évoluait exactement comme elle l'avait voulue. Son roi était un berger qui avait été hissé sur le trône pour une raison idiote, et le voici maintenant qui gouvernait bien. Averell consacrait le temps de son éveil à observer l'organisation de la ville et sa gouvernance. Bien sûr, il ne saisissait la vie de la cité que par bribes éparses, ce qui rendait le tout assez incongru.

Selon lui, le roi-berger dirigeait la ville depuis un temps indéfini. Il ne résisterait pas longtemps, des rumeurs circulaient selon lesquelles il était trop lâche dans la direction de la cité. Par conséquent, des gens pouvaient à tout moment se liguer pour renverser la couronne.

Averell apprenait tout ça par cette femme qui l'accueillait dans le monde à chacun de ses réveils. En effet, après que sa mère apprit que ses deux pieds n'allaient pas tarder à se trouver dans la tombe, elle confia son garçon à une jeune femme. Très vite, il tomba en léthargie, sans avoir même le temps d'apprendre le nom de la jeune femme. Elle se penchait vers lui quand il ouvrait les yeux et lui apprenait les nouvelles du monde. Elle le lavait peut-être, le faisait manger. Ses grandes boucles brunes chatouillaient le visage d'Averell, lui fournissant un semblant de vie, à chaque fois. Une impression qu'il ne pouvait pas cerner l'envahissait alors et le berçait, le plongeait dans la petite mort, encore une fois.

Ce devait être, sans doute, par amour pour elle qu'Averell se résigna au réveil.

Et c'était un lundi. Le soleil pointait de bonne heure. Dehors résonnait les bruits d'une cérémonie religieuse. Averell se leva, et s'approcha de la fenêtre. En bas, les gens hurlaient. La fille aux boucles brunes apparut derrière lui, il sentit ses pas. Elle lui dit de ne pas se fier à Jéricho, tout deux étaient loin maintenant.

mardi 3 août 2010

dimanche 1 août 2010

Quand il faut tout ramener

sur ses doigts

Le satisfait est content, il se pourlèche.


Mais quelque chose lui échappe

Mais, obsédé, il n'en tient pas compte. Ramener deux à deux, les choses, sera simple à tout jamais, se dit-il.

Là est l'erreur.

Rien n'est moins éternel que ces fils sur lesquelles on veut tirer.


Ce qui m'étonne, je vais vous le dire, c'est qu'il s'en tire. Je voudrais croire, qu'à un moment ou à un autre, une bourrasque les frappera et les drainera vers le fond.

Pensent-ils à l'assise des sans-têtes ? Celle qui se mallée elle-même comme un boulet de canon flottant sur une mer déchaînée.

Je voudrais qu'il y ait un enfer pour les gens qui posent négligemment les deux pieds par terre, et disent « je suis ici ».

Nous sommes des mailles, pesantes pour nous-mêmes, qu'un rythme ramène pour fuir.

N'arrêtons pas ça, je vous en prie, c'est bien trop intrigant.