jeudi 18 avril 2013

elle avait la beauté



elle avait la beauté
triste d’une caissière d'un franpourri
quelconque

on est là gluants collés les uns aux autres
dans les souterrains puants intestins moisis de paris
ville qui schlingue ses entrailles
ville lumière mon cul
ville sous traitement oui

elle nous dévore et nous digère mastiqués plastiqués
maladie contagieuse de la publicité
les ordures les souris qui courent sur le carrelage odeurs tenaces
odeurs de souffre de souffrances

de loin en loin
d'aucuns
gravent leur pseudos sur les murs
seules perspectives

libre?

gueules grises défaites
les mineurs d'ailleurs ont été remplacés ici par de la charpie
bouillie de salariat sous seroplex® gavés de journaux gratuits
un enfant poignardé
footre météo horoscope

surtout ne pas angoisser
prendre un xanax® et ça repart
continuer le même tripalium
triple valium® jusqu’à la tombe froide
enterrés
savourés par les insectes

qu’est-ce qui pourrait bien nous faire renaître?

une forêt le vent dans la tronche un bord de mer
retrouver la vie fraîche et froide
le monde réel
beau et cruel

la cellophane crevée à l'air.

ce message vous a été gracieusement offert par le cercle amical pour la promotion et la renaissance de la joie par l'industrie pharmaceutique (CAPRJIP) en partenariat avec Salarria (Kultur & Servage), sponsorisé par Bank of Bk (liechtenstein).

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