mardi 10 novembre 2015

prenssée j (bande pensante)

bande pensante



J'ai été abandonné et depuis je m'abandonne facilement.
Je m'éloigne en général. La Légion Étrangère Intérieure, c'est là où je suis.
Mon existence est inqualifiable, dans le regard de personne.
Il faut bien que quelqu'un soit moi.
La vie n'exige aucune explication, juste des vivants.

- Y a pas un endroit pour finir la soirée ?
- Les égouts.

Je suis la faim.
Je suis la volonté d'être libre.
Je suis un vide à combler.
Je sens tout autour de moi.
Mais tout s'arrête à ma peau.
Rien ne rentre.

Désirer dans les Bouches du Rhône. 
Une partie brisée en elle embrasse une partie brisée en lui.
Elle dit : "On s'emboîte bien."

C'est toujours une découverte 
de voir des seins.

Notre ignorance est notre seule ressource.

Quand une femme et un homme viennent de se rencontrer, de s'embrasser, et qu'ils marchent longuement, en pleine nuit, vers un appartement où ils pourront faire l'amour. Qu'ils sont d'accord, qu'ils marchent. Ce moment-là. 

Le réconfort de nous sentir unis, liés les uns aux autres, on le connaît dans les danses en cercle ou en lignes, quand on se tient par la main, dans la farandole, dans la ronde... 

Quel est ton mot préféré en français ? - Aujourd'hui.

Les planètes, l'océan, le soleil, la galaxie, les trous noirs ils s'en foutent de savoir quelle heure il est...

Toutes les rues vont là 
où on va.

Constamment en partance tout en arrivant sans cesse.

N'enlève pas mes vêtements. J'ai des cicatrices sur les jambes, le ventre et le dos.
C'est difficile de rester constitué. Il y a un vent qui souffle sur nous.

Pendant que tu écris, je me branle.

Comment tu fais pour avoir les yeux qui brillent comme ça ? Tu les polis ? Tu les frottes ? Une fleur en robe à fleurs, a-t-on déjà vu chose pareille ? Je te baise comme je respire. Fouetter jusqu'au sang de splendides soleils presque nus. 
Ce n'est pas nous qui nous entendons bien, ce sont nos bactéries.

Je reçois un appel depuis l'hôpital psychiatrique de Rennes en flammes.
Les fous ont pris le contrôle de l'asile.
Le monde appartient au pouvoir, les mains ne servent qu'à fumer.
Si les choses vont à leur terme naturellement, elles nous écrasent.
Il y a un problème avec chaque heure du jour. Notre souffrance est notre force, et nous en avons un approvisionnement infini.
Ma qualité principale est le désespoir, une qualité de désespoir.
Je voudrais trouver un calme dans mon calme.
Ça permet d'avoir des points de vue variés sur ses propres points de vue.
Comment s'adapter à soi-même ?
On a beaucoup à apprendre des chiens.

- Trouvez-moi quelque chose à shooter !
- Oui, monsieur.

Il te chie sur la gueule et après il veut te faire la bise.
Le pouvoir rend faible. Ça fait arrêter de progresser, puisqu'on n'est pas obligé.

Je suis d'humeur platonique mais avec une bite. Né avec des livres écrits sur le corps, essayer de fabriquer une drogue spéciale qui utilise les mots comme conduit. Ce texte a été fait à partir de 1000 kilomètres de phrases. L'homme sort du supermarché et met ses courses direct à la poubelle. Un regard ne s'allume pas, c'est tout le visage qui bouge autour des yeux. Le jour ouvre une porte et on la franchit. J'écris très lentement, de peur de finir. Je fais des fautes... des photos. On s'exerce. Au sexe. Certains mots entendus ou émis à certains moments font rentrer une langue dans l'intimité d'un être. Je t'ai désaimée juste pour te re-aimer. En nageant parmi les poissons, j'ai l'impression de nager dans tes bras. L'amour est une matière, une solution, c'est le liquide mélangé de nos corps. Interrompu pour cause de mémoire pleine. Certaines modifications n'ont pas été enregistrées. Conclusion au choix : Rien ne peut naître || Tout peut naître de partout || Rien ne peut naître || Tout peut naître de partout || Rien ne peut naître || Tout peut naître de partout.





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