samedi 19 mai 2018

Performances collectives à Reillanne (Haute-Provence) : vidéos

Le 16 septembre 2017, des performances collectives "Ungemütlich" (= "incomfortable" en allemand) ont été organisées par le performeur berlinois Frederic Krauke au "Labo Novo - Station Internationale Art Performance" (village de Reillanne, Alpes de Haute-Provence) dirigé par Maria Mouriès.

La vidéaste américaine Laura J. Lukitsch a filmé ces performances, et créé les mini-films ci-dessous.

Les performeurs sont ici : Marko 1katharsix (son), Tina Hype (son), Frederic Krauke (corps), Nora Neko (texte, son), Anaïs Poulet (danse), et Mathias Richard (texte).


Résumé vidéo général, par Laura J. Lukitsch


1 : "Dans le village"

2 : "Dans la cour"

3 : "Dans la salle du haut"

Playlist (in progress) des performances collectives Ungemütlich : https://tinyurl.com/yae3m5p8












jeudi 17 mai 2018

ÉNORME BLAGUE la poésie 😊




ÉNORME  BLAGUE  la poésie 😊

mercredi 16 mai 2018

VBNM,. 2


LA MORT DE LA P2SIE

Certains rient d’autres pleurent
Mais personne ne nie
L’ampleur du siècle

INFOGRAPHIE – Comment reconnaître à coup sûr un moustique tigre

Fuis le Monde
dans ton océan de Pages Blanches
Assèche le champs des idées
A coup de fixes d’héroïne

Etats-Unis: des chercheurs ont maintenu en vie des cerveaux de cochons sans corps


Vivre ou mourir
Il y a toujours un sens

L’intersexualité ; le casse-tête des instances sportives.


Je m’endors devant les ‘’chevaliers du ciel’’
Et j’atteins l’apogée de mes désirs
Avec un paquet de céréales.

Macron a "passé une nuit" à écrire son hommage à Johnny Hallyday

Le périodique ‘’60 Millions de consommateurs’’ révèle la liste des aliments du quotidien qui nous empoisonnent !


Si tu crois que dieu existe
Ou si tu crois qu’il n’existe pas
Tu crois.

Si vous buvez plus de 5 verres d’alcool par semaine, vous vivrez moins longtemps

Pour leur éviter la maison de retraite, ces familles accueillent les personnes âgées

Vous êtes un couche-tôt ? Tant mieux, vous vivrez plus longtemps !


Et puis nous sommes rentrés
Dans le flous habituel des ruelles
Sans prendre le temps de bifurquer
Tristement en fait.
RBACHER RATURER PARTIR ALLER REVENIR
VOLER CROIR PERDRE ATTENDRE REPENDRE

Cambodge : l’horrible ferme aux cochons mutants

D’abord il a mit sa tête dans son téléphone
Un peu plus tard il a mit son sexe dedans
Et aujourd’hui y’a plus qu’une main qui dépasse du truc
Pour appuyer sur l’écran tactile
Évidement
Évidement tout le monde s’en fout
Évidement
GUEULE CRIS PLEUR CRIS COURS
ARRACHE RABACHE CRAVACHE
SACHE ________________ CHASSE

Gavez-vous de gluten et d’OGM et bannissez les probiotiques : de nouvelles études bousculent les idées reçues

Et les mystiques auréolées
Tu aimes le sexe anal ?
Danseuses du Zéphyr
Passe moi les chips bacon
Souffle de mes nuits
Il lui ont marave sa gueule
Ton petit corps si doux
Et matte moi ce cul !

samedi 12 mai 2018

OUI UNE DISCUTIONS SOURDE MAIS NON



GA : KHALID EL MORABETHI 

SUF : SUFMARENDA


https://sufmarenda.tumblr.com 
https://secicrexe.tumblr.com 

Mathias Richard le 23 mai à Paris

Le mercredi 23 mai 2018 à 20h, Mathias Richard sera à la Maison de la Poésie de Paris, pour donner des lectures-performances.
Cela sera suivi d'un débat avec Gaëlle Théval et Fabrice Thumerel.


- L'événement sur le site de la MPP :
- Sur le site Libr-critique :

Réservation conseillée, ici

Alors... on se voit là-bas :)

mercredi 9 mai 2018

Extrait

Le ça pense foutrement bien.

Après mes insomnies répétées, et après le fort sentiment de déréalisation -  se rendre compte avec horreur du poids de son existence, je me décidé à lire "Routes de nuit" de Clément Rosset.

Je m'aperçois alors que ces symptômes sont ceux d'un état dépressif. D'accord.

S'apercevoir que je suis ma première et dernière compagnie. En somme, ma compagnie de toujours.

Je lis "Fight Club", sans penser à mes problèmes. Et maintenant je m'aperçois que "Fight Club" parle de la même chose.

Le ça pense foutrement bien.

Lors de mes vacances chez mes parents, la chose s'est un peu calmée. Peut-être est-ce du au repos.

Mais quelque fois, je regardais ma mère et je lui parlais et elle me parlait.
Et je lui disais : "je ne suis pas ton fils. C'est ma propre vie qui m'enfante". Mais je ne lui disais pas.

Je ne suis pas porté sur le tragique. Je préfère le fantasme de la chute que la chute elle-même. Et à bien y regarder, je préfererai ne pas avoir de fantasme du tout. Mais je crois que ça va pour l'instant.

(S'apercevoir avec horreur que mon être est déséquilibré par ma propre personne - Me scinder maladivement du tout - S'apercevoir de toute la locomotion qu'exige mon corps - Me prendre pour une machine tout à coup surprise par sa propre existence - Être assis au bord de soi comme au bord du monde).

VBNM,. 1


dimanche 6 mai 2018



J'ai envie d'être dans la vie, je veux être dans la vie.
J'ai envie d'être dans la vie, je veux être dans la vie, je veux vivre.
(début de chanson ou poème)


Je te parle à travers le plafond.
À force d'être née. Je suis là. Très propre et très fraîche mais à quoi bon. En ma présence il n'y a que moi.
Je perds beaucoup de poids le soir à cause de mes pensées. 
J'entendrai plus jamais le silence de ma vie. 
Je voudrais apporter de la joie mais j'ai mal au crâne. Avec parfois l'impression d'être beaucoup trop simple pour toi. On est toujours trop quelque chose, et pas assez autre chose. 
Chuis pas sûre que non. C'est pas faux qu'il ne faut pas. C'est un oui pour refuser.
Je t'aime. C'est la conclusion de mes calculs.

Sous nuage de cheveux : tes yeux extraterrestres. Ce soir on se rencontre.
Tu n'es pas une personne, tu es un projet collectif.
Tu étudies la partie profonde du cerveau qui combine émotions, gestes et pensées.
Tout ce qui est faux, tu élimines. (Réponse simple pour réalité complexe.)
La discipline est notre seule liberté.

T'aimes pas la lumière, et t'aimes pas les lunettes de soleil ? 
Les films porno ça te terrifie, les films d'horreur tu te branles dessus ? 
Bon, chacun ses particularités hein !

Selon certaines catégorisations, tu serais hypersensible. De mon point de vue, tu es normale, et c'est beaucoup d'humains qui sont des brutes.
Oui t'es pas « étrange », c'est l'inverse. Tu es la première personne « normale » que je rencontre. Et maintenant que je te connais, j'ai l'impression que tu m'as manqué toute ma vie. 
Il faut que tu vives. J'en ai besoin. C'est un ordre. 

Il est 16h du matin. Job : sexophoniste au pornhôtél. Pssst, Mathias, la poésie, c'est par là !

Je ne suis pas un meuble. (chanson hystérique)
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas une chaise
Je ne suis pas un pied de micro
Je ne suis pas une table
Je ne suis pas un potiron
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas un bureau
Je ne suis pas un stylo
Je ne suis pas une étagère
Je ne suis pas un pouf
Je ne suis pas une armoire
Je ne suis pas un comptoir
Je ne suis pas un tabouret
Je ne suis pas un cabinet
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas un meuble

Et chuis pas une pouffe OUF.

Tu fais d'abord et t'apprends après.

Éduqué à mort, la folie est ta valeur refuge. On te dit que tu es malade, tu protestes : « je suis fou, pas malade. »

Tu te réveilles comme une prison. C'est un lieu tout petit. Mais plus il y a du monde dedans, plus il paraît grand. Les secrets de l'univers sont imprimés dans les cellules de ton corps.
Tu inventes une machine pour trinquer avec toi-même.
Et ton prénom est un couvercle qui te protège de la schizophrénie. 

- alors en fait toi c'est moi ? pendant tout ce temps ?
- C etait exactement ce que j ai pense en te lisant
- t'es une sorte de reverb amplificateur bizarre de mes pensées ???
- Et moi c etait toi
- une créature que j'ai créée en croyant qu'elle me créait ???
- Yep
Fightclubiserait tu
- t'es dans tes pensées tu suis pas la mienne - il faut dire que les tiennes sont bien
- Radio Fréquence Merde, c'est Radio Merde dans ma tête ! Je ne suis pas un robot chanté sur l'air de "Je ne suis pas un héros" !

Le son et la pensée ont partie liée. Le son peut bloquer la pensée, lui nuire, l'annihiler, la mettre en souffrance ; et  inversement, l'amplifier, la créer, la fertiliser, la développer.
Son et sein, mmmh.

La musique terrienne est un miracle. Une mémoire non acquise par des moyens conventionnels. 
Mais si vous connaissiez les artistes que vous adorez, vous n'écouteriez ou ne liriez plus rien.

Je cherche une machine à silence, un walkman à silence. En bas de chez moi y a tellement de gens bourrés qu'on dirait une zone de guerre. Le pays de celles et ceux qui se lèvent à 15h et commencent l'apéro à 16. C'est la Fête Forcée, la Permanente Fête Forcée, à vide. « Jpeux sniffer ta narine steuplaît ? » Être entouré tout en n'ayant aucun soutien. Une curieuse envie de poignarder un mur. C'est le pus le plus pur. 

Le gouvernement tente de faire passer l'obéissance pour un jeu.

Si ça ne vous plaît pas, sortez immédiatement de ce texte (et de la salle où vous êtes), je veux qu'on soit entre gens motivés.
Qui que vous soyez, où que vous soyez : formez une meute. 
D'humains, se prenant, pour des humains.

Maintenant marcher dans la rue, ou faire du vélo, consiste principalement à éviter des débiles penchés sur leurs téléphones. I know that you know that I know !
Tu bois de l'eau en plastique. Chacune des tes pensées est un sms. Ton lit c'est ton chargeur. 

Prophète au polaroid, j'écoute. Chuis loin du feu mais comme y a pas de feu ça va. Je suis un putain de rêve qui marche. Une enzyme mutante. Dévoreuse. Créatrice. Mes cheveux ont des problèmes de peau. Mon écharpe est un polochon. J'entends certaines personnes mieux que d'autres. 
C'est bien, je ne suis pas allergique à ta salive, ou à ta sueur. Nous pouvons continuer. 
Voir ma bite c'est comme voir un chaton, bébé. T'es ma nouvelle série préférée.
Avec mes postillons ta barbe va tomber enceinte. (Mon shampooing c'est de la terre.)
Demain dreaming. I am you. You are me. De plus en plus de gens, de plus en plus d'histoires. Tout le monde fait des choses que personne ferait pas. Quand une journée est foutue faut penser à sauver le lendemain. Les gens qui attendent, à 8h20 du matin, devant les portes du Lidl et du Casino, l'ouverture. Immobile, sculptural, suis vêtu de câlins, de caresses, de petits baisers. Aujourd'hui je me ressemble plus qu'il y a dix ans. L'étoile molle du cerveau, la zigounette des doigts. 

Élégie à tous les morceaux de musique disparus, à tous les poèmes disparus. 





vendredi 27 avril 2018

Je n'ai pas d'endroit pour vivre


Je n'ai pas d'endroit pour vivre. Depuis toujours. Je n'ai pas d'endroit pour vivre. Je n'ai pas d'endroit pour vivre. Depuis toujours. Je dois. Me déplacer. D'un endroit. A l'autre. D'un endroit. Dysfonctionnel. A l'autre. D'un bruit. A l'autre. D'un inconfort. A l'autre. Je n'ai pas d'endroit pour vivre, je n'ai jamais eu d'endroit pour vivre, j'ai toujours dû, me déplacer, d'un mal, à un autre, d'un problème, à un autre, d'un inconfort, à un autre, d'un manque de sommeil, à un autre, d'un voisin chiant, à un autre, je n'ai jamais eu d'endroit pour vivre, je n'en ai pas, je cherche, je cherche toujours, je me promène dans le monde, je regarde autour de moi, il y a des logements partout, des maisons, des immeubles, des propriétés, mais aucune, n'est pour moi, n'est à moi, je n'ai pas d'endroit pour vivre, je n'en ai jamais eu, je vais d'un endroit à l'autre, je vais d'un endroit, dysfonctionnel, à un autre. Je continue. En déséquilibre.

Pas d'endroit pour vivre, n'en ai jamais eu. N'ai eu que des endroits. Pour survivre. Je cherche, je continue à chercher. En déséquilibre. Sans illusion. En dynamisme. En désespoir. En errance. En tourment. En exploration. En quête. En tâtonnement. En poursuite. En lutte. En recherche. Entre. En déséquilibre.

vendredi 20 avril 2018

la triazolokosbeviensohainezodiazépines



/ pardon/ je persiste/ je peux créer le néant si facilement/ là/ action/  turfu/ feu d’artifice/je suis en train de créer une image/ arc en ciel/ produit/je suis en train de regarder mes yeux/ le mouvement des veines/ à l’intérieur/ le cœur/ c’est-à-dire/ le visage/ nul/ comme un animal/ j’ignore la question/ je suis curieux/ la triazolokosbeviensohainezodiazépines/ la haine dans l’oreille/ habite le corps/ j’appuie sur mon visage/ la tête rasée comme/ derrière les cheveux/ une plante/ et derrière la mâchoire/ j’insiste quand je mâche un insecte/ la tête/ je parle/ qui n’est pas vraiment la mienne/ le rouge/ qui est logiquement/ absurde/  

Khalid EL Morabethi

mardi 17 avril 2018

Rien ne nous empêchera d'être joyeux. Mathias Richard


Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les suicides, les morts, les dangers.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas le cancer, pas la guerre, pas les emmerdeurs, pas les emmerdeuses, pas les bombes, pas les tombes, pas les huissiers, les PV.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les impôts, le manque de fric, la faim, le sommeil, le froid, la canicule.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les meurtres, pas les viols, pas la torture, pas la brutalité, pas la perversion, pas l'injustice.
Je te le promets. Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les connasses ni les salopards, les fâcheux, les gros cons, les langues de pute, les lèche-culs, les traîtres, les jaloux, les médisants, les manipulateurs.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas la pollution, le triomphe de la bêtise, la disparition de la solidarité, l'effondrement de la culture.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas la mort, la maladie, (je te le dis), pas la souffrance, la violence, les foireux, les rageux en nage, les carambolages, les avions qui s'écrasent, tout ce qui s'effondre et ronge.
Rien 
ne nous empêchera 
d'être joyeux.

Les tueries, les massacres, les génocides.

Rien ne nous empêchera d'être joyeux.

Les tsunamis, les tremblements de terre, la comète qui détruira la planète.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux, tu comprends, tu entends.
La mélancolie, les regrets, la tristesse, les amours perdus, et ceux jamais advenus, les amis disparus, ceux qui te disent pas salut.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
La dépression, la folie, la schizophrénie, l'apathie, la haine, le désespoir.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Toutes les impossibilités accumulées, les murs, les portes fermées, les salauds, l'incompréhension, le chômage, les boulots chiants, l'aliénation, l'exploitation, l'oppression, l'injustice, l'esclavage.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.

La joie
est un muscle.
Il faut
le travailler.
Ce qui vit
hors de la joie
n'est pas la vie.

Rien ne nous empêchera d'être joyeux.

Pas les dettes impayables, les loyers en retard, les amendes, ni les comptes en banque bloqués, les choses que les autres ont et que tu n'auras jamais.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les agressions, pas les catastrophes, pas les accidents, pas les destructions, pas les décès, pas les enterrements.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les tyrans, les politiques, pas les Présidents, pas les menteurs, les hypocrites, les tricheurs, les arnaqueurs, les brutes, les lâches, les méprisants, les négligents, les mal intentionnés, ceux qui s'amusent à te contrôler.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les obligations, pas la honte, pas la culpabilisation, pas les critiques, pas les y a qu'à, les tu devrais, les ferme-ta-gueule.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les mauvaises nouvelles, les problèmes techniques, les bugs, les trucs qui marchent pas quand il faudrait.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les projets avortés, les pertes, les drames, les larmes, les familles éclatées.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les coups de marteau, les coups bas, les coups sur la gueule, les coups de latte, les coups de pute, les coups de pression, les voisins chiants.       
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Pas les embouteillages, pas le rhume, pas les soucis, pas les crashes mentaux, les quiproquos, les paranoïas, les bad trips, la psychose.

Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Rien !

Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Rien ne nous empêchera d'être heureux.
Rien ne t'empêchera d'être joyeuse.
Rien ne t'empêchera d'être joyeux.
Rien ne vous empêchera d'être joyeux.

La malbouffe, le réchauffement climatique, les prix trop chers, l'empoisonnement généralisé, la proche fin de la Terre.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Les Nazis, les terroristes, les fascistes, les va-t'en guerre, les racistes.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Le sadisme, les turpitudes, la faiblesse, les tromperies, les trahisons.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Le triomphe des imposteurs, le triomphe de la connerie sur Terre, la domination de quelques-uns sur tous, la télévision, l'uniformisation, le suivisme, les foules passives et bêlantes et conformistes.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Les gens de merde, les radios de merde, les films de merde, la société de merde, les médias de merde, les musiques de merde, les films de merde, les séries de merde, les jeux de merde, les personnes de merde.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Le passé cauchemardesque, le présent qui pue, le futur apocalyptique.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Le néant, le vide, l'ennui, le malheur, la malédiction.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
La vieillesse, le manque de bol, le manque de pot, le manque de cul, le manque de chance, la mauvaise étoile, le destin foutu.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
La nature martyrisée, les animaux martyrisés, les humains martyrisés, la Terre martyrisée.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Une vie sans but, dans un univers infiniment froid et vide et cruel et sans possibilité.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
L'enfer de vies mornes dans la solitude, la pauvreté, et la douleur.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
Tout ce qui est inatteignable, la destruction de tout espoir, la disparition de tout ce en quoi nous aurions pu croire, l'impossibilité de toute amélioration, de toute utopie, de tout idéal, les rêves piétinés.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux.
L'échec, le manque d'amour, le désamour. Le gros manque de joie palpable, partout. Le flagrant, le profond, manque de joie palpable, partout.

Rien ne nous empêchera d'être joyeux.

La joie 
est un muscle.
Il faut 
le travailler.
Ce qui vit 
hors de la joie 
n'est pas la vie.
La joie 
est un muscle, il faut le travailler.
Ce qui vit 
hors de la joie n'est pas la vie.
Rien ne nous empêchera d'être joyeux
Rien ne nous empêchera d'être heureux
Rien ne nous empêchera de célébrer.
Rien ne nous empêchera.





lundi 16 avril 2018

Parution de "AdolescenZ" de Aurélien Marion et "Le salariat pue" de Beurk



Les éditions  présentent 

Le salariat pue
de Beurk

et

AdolescenZ
de Aurélien Marion




Les éditions Caméras Animales ont le plaisir de faire paraître deux livres simultanément, Le salariat pue et AdolescenZ. Deux singularités extrémistes chacune à sa manière.


"C'est brutal. Sauvage. Neuf. Vif. Vivant. Ces deux textes sont comme deux « TRACTS » qui pourraient provenir d'un syndicat Acéphale dont les membres les plus actifs seraient Antonin Artaud, Sarah Kane, Joyce, H.D. Thoreau, François Richard, Guy Debord, Onuma Nemon, Mehdi Belhaj Kacem, Pierre Guyotat etc."
(Régis Nivelle, Lithoral.fr)




Le salariat pue
de Beurk

"accoutumés à la servilité. dès votre naissance comme nous tous. on vous on nous forme. lentement. en profondeur. famille patrie école écrans produits obéir aux maîtres."

Avec des mots simples, forts et violents, Beurk exprime l'insupportable du monde du travail vécu comme une forme de séquestration, de déchéance quotidienne et d'aliénation. Une violence, acceptée et légitimée par le corps social (pour lequel le travail salarié est une des choses les plus désirables), faite aux corps et aux vies : un emprisonnement.
Le salariat pue est un texte-catharsis, un cri en texte, souvent noté lors de moments volés sur le lieu de travail, et dans les tunnels de publicités des rames de transport bondées prises mécaniquement pendant des années, pour aller au travail et pour en repartir.

"Beurk n'arrive plus à sourire. Ses rêves n'existent plus. Il est broyé par la Machine (pensons au premier volet de Matrix), sans doute destiné comme d'autres à être un jour recyclés. Le contenu est donc noir, très déprimant. On a connu des employés mal en point. Là, on dépasse la jauge." (Sylvain Nicolino, Obskuremag.net)

"Making of" de son livre par Beurk, sur le site D-Fiction :

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AdolescenZ
de Aurélien Marion

Si un extraterrestre découvrait la sexualité humaine par la pornographie sur internet, et tentait d'exprimer ce qu'il en avait compris, peut-être cela donnerait ça, AdolescenZ.
AdolescenZ a tout pour (dé)plaire : pornographique, lettriste, franglais, geek-internet, obsédé, théorique, politique, masturbateur, autiste, provocateur, poétique, excessif. Plus outré, on meurt.
Mais il se dégage de cette œuvre, aux soubassements plus subtils qu'ils n'en ont l'air, quelque chose d'absolument dionysiaque et souverain.
C'est de la pornographie transformée en lettres, des lettres transformées en pornographie, un borborygme dans lequel le langage n'est plus qu'une trace lointaine du plaisir.

"Une écritrure triturée de jeux de mots qui dévalisent et salivent les solives noires des maux-valises. Bringue brinquebalante de râles de sonorités sororales accumulés de culs mêlés. L'on s'amuse beaucoup. Une pormotgraphie ! Porn-poésie jouissive."
(André Murcie, PIAI!)

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Présentation du livre Le salariat pue : http://www.camerasanimales.com/livre09.html
Présentation de l'auteur (Beurk) : http://www.camerasanimales.com/auteurs08.html

Présentation du livre AdolescenZ http://www.camerasanimales.com/livre10.html
Présentation de l'auteur (Aurélien Marion) : http://www.camerasanimales.com/auteurs09.html

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Se procurer le livre

Le plus simple et rapide est de commander directement par notre site éditeur :
Les livres sont envoyés immédiatement, le port est offert pour la France.

Ces livres sont également commandables dans toutes les librairies.

Ils sont de plus déjà en rayons dans les librairies suivantes :
Histoire de l’œil - 25 rue Fontange - 13006 Marseille

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Ceci est un message des éditions Caméras Animales : http://www.camerasanimales.com/

samedi 7 avril 2018

We can't find him, he knows it



/we.
/can't.
/find.
/him.
/he.
/knows.

/it.

khalid el morabethi

https://secicrexe.tumblr.com

mardi 3 avril 2018

Performance collective à L'Oriel (Marseille) : vidéos

Le 9 septembre 2017, une performance collective "Ungemütlich" (= "incomfortable" en allemand) fut organisée par le performeur berlinois Frederic Krauke à L'Oriel (Marseille), chez Samuel Wahl.

La vidéaste américaine Laura J. Lukitsch a filmé cette performance. En voici ci-dessous quelques extraits.

Les performeurs sont ici : Marko 1katharsix (son), Nora Neko (texte, son, objets), Anaïs Poulet (danse), et Mathias Richard (texte).

Résumé vidéo, par Laura J. Lukitsch


Extrait 1 : "En transformation (1)"

Extrait 2 : "En transformation (2)"

Extrait 3 : "Ta respiration"

Extrait 4 : "La vie c'est du gâteau"

Playlist (in progress) des performances collectives Ungemütlich : https://tinyurl.com/yae3m5p8












Marko 1katharsix (vidéo)


Vidéo de Laura J. Lukitsch en hommage à l'artiste Marko 1katharsix, décédé en novembre 2017.