jeudi 22 juin 2017

Melody 4


CUILLERE

LA CUILLERE N’EXISTE PAS JE DIS LA CUILLERE N’EXISTE PAS JE DIS BIEN LA CUILLERE N’EXISTE PAS LA CUILLERE N’EXISTE PAS DANS LA REALITE JE NE PORTE AUCUNE CUILLERE DANS MA MAINS LA CUILLERE N’EXISTE PAS JE SUIS SURE QUE LA CUILLERE N’EXISTE PAS IL N Y A AUCUNE CUILLERE DANS LA TABLE JE SUIS SURE DANS LA CUISINE LA CUILLERE N’EXISTE PAS JE REGARDE ET JE NE VOIS AUCUNE CUILLERE DANS LA TABLE JE SUIS ENTRAIN DE CHERCHER ET JE NE TROUVE AUCUNE CUILLIERE VOILA C’EST LA VERITE LA CUILLERE N’EXISTE PAS IL N Y A AUCUNE PREUVE AUCUNE TRACE AUCUN MOT AUCUNE LETTRE AUCUN HOMME QUI DIT QUE LA CUILLERE EXISTE REGARDE LA CUILLERE N’EXISTE PAS DANS LE LIVRE LA CUILLERE N’EXISTE PAS IL N Y A AUCUNE DEFINITION DE CE MOT DONC LE MOT CUILLERE N’EXISTE PAS REGARDE MOI REGARDE MES YEUX LA CUILLERE N’EXISTE PAS C’EST NORMAL JE NE CONNAIS PAS CE MOT CUILLERE JE NE TROUVE PAS QUE ÇA EXISTE JE CHERCHE ET JE NE TROUVE PAS DANS MA MEMOIRE LE MOT CUILLERE NE SE TROUVE PAS IL EST VENU D’AILLEURE DE LOIN DE TON IMMAGINATION JE NE VOIS PAS CE MOT JE NE PEUX PAS PLACER CUILLIERE DANS UNE PHRASE J’OUVRE LA BOUCHE ET CUILLIERE NE SORT PAS JE COMPOSE UNE PHRASE ET JE N’ARRIVE ABSLOLUMENT PAS A PLACER CUILLERE DANS UNE PHRASE CUILLERE N’EXISTE PAS JE BOIS DE L’EAU JE MANGE UNE POMME REGARDE CUILLIERE EST LOIN JE CHERCHE CUILLIERE N’EXISTE PAS PEUT-ETRE JE VAIS APPELER MON ENFANT CUILLIERE J’AIME BIEN MAIS JE NE SAIS PAS CE QUE ÇA VEUT DIRE CUILLIERE N’EXISTE PAS REGARDE CUILLIERE REGARDE DANS LA CHAMBRE AU DESSOUS DU LIT CUILLIERE NE DORT PAS CUILLIERE N’EXISTE PAS CUILLIERE NE SE MANGE PAS JE REGARDE MA LANGUE ET CUILLIERE N’EXISTE PAS JE DIS QUE CUILLIERE N’EXISTE PAS APPELLE CUILLIERE APPELLE CUILLIERE N’EXISTE PAS 

mercredi 21 juin 2017










Ô = Le mathématicien, la table et le verre d'eau ///

Un jour de juin, un mathématicien venu de loin, tres loin, visitait le royaume d'en haut. Et aujourd'hui il voulait boire un verre d'eau dans le quartier sud de la ville. Alors il marcha, marcha, marcha avant de tomber nez à nez avec une table, une chaise et un verre d'eau. Perdu dans ses pensées, il ne s'était pas apperçu que ses pas l'avaient mené au café le plus proche.

- Un verre d'eau pour le mathématicien qui arrive, chanta la serveuse lorsque le mathématicien tourna à droite avant de se diriger vers la table et son verre d'eau

- Ce soir, j'ai envie d'aimer une belle femme, pense le mathématicien à sa troisième gorgée d'eau. Ce soir j'ai envie de construire une cathédrale. Ce soir j'ai envie de peindre mon amie, Odette. Ce soir j'ai envie d'entendre le bruissement discret du chiffre 7. Ce soir j'ai envie de me lever et me coucher contre une seconde d'un jour de juin.





samedi 17 juin 2017

vendredi 16 juin 2017

jeudi 15 juin 2017

samedi 10 juin 2017

Smiley Face


.354.214bbbb


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Khalid EL Morabethi 

jeudi 8 juin 2017

mardi 6 juin 2017

ZAPPOLOGIE 2.0 / Vous avez vraiment l'intention de transmettre le message d'un fantôme ? (11)

(...)


38
> Il faut que je te parle.
> Moi, j’ai quelqu’un qui n’est pas sûr d’avoir pris les bonnes décisions.
> Détends-toi,
> je voulais juste te dire que je suis dévoué à notre relation même si on n’est plus marié.
> Toi, ton accent c’est celui du mensonge,
> je vais appeler la police.
> Qu’est-ce qu’il se passe ?
> Mais enfin écoute, je n’ai pas dit mon dernier mot !
> Tu ne marches pas, tu cours honey…
> Ça me touche, c’est tout.
> Mais je suis une gentille fée moi.
> Peut-être.
> Et tu sais ce que je dois faire ?
> Je vais continuer de dialoguer avec toi
> Merci beaucoup, c’est une très bonne nouvelle
> et tu sais, je suis sûr d’une chose…
> Troisième tiroir sur la gauche.
> Je serai toujours là pour toi.
> En Italie, la canicule tue les poissons
> dès neuf heures du matin.
> C’est fascinant.
> On a la preuve que c’est vrai.
> Les choses sérieuses commencent.
> J’ai autre chose à faire qu’à perdre mon temps avec des gens qui s’en fichent, tu comprends ?
> Pour l’instant, non.
> Tu veux abandonner ?
> Non, Tout va bien.
> Je sais que pour toi c’est toujours un peu compliqué mais
> assez philosophé pour aujourd’hui.
> Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?
> Je dois me préparer pour aller travailler.
> Je trouve ça triste les gens qui voudraient être eux-mêmes mais qui y arrivent pas.
> Ici comme partout, il faut travailler, lutter et prendre des risques.
> C’est pour ça que nous devons trouver une solution satisfaisante pour tout le monde.
> Bientôt, si tout se déroule bien. 

(...).............

 >......................
 ___>
 

(...)

vendredi 2 juin 2017

La Glace, sur une musique de Sylvain Courtoux

La Glace, sur une musique de Sylvain Courtoux


 

jeudi 1 juin 2017

Melody 1


BRAVE NEW WORD magazine: ISSUE 5


ISSUE #5

Editors note:

This one was a rough ride. I don't want to get into the details but this time i had to deal with so many submissions that were inadequate to the magazine's concept I thought somebody was joking on me. That was downright discouraging. That's why this time I relied more on curated content than incoming submissions. It made a better issue.





I'm glad to present you the works of the following:

***

Table of Contents:

  1. Gary Barwin - Miro's Sky
  2. Mark Young - Eleven poems
  3. Marco Giovenale - Six Glitch Asemic Pieces
  4. Sean Smith - Forty Weaves
  5. Angela Caporaso - Three collages
  6. Kyle Hemmings - Six text-visual combos
  7. Yrik Max Valentonis - Herstory
  8. Jack Galmitz - Three poems and one visual
  9. Nathaniel Horowitz - Three asemic pieces
  10. Glen Armstrong - Three poems
  11. Federico Federici - Six Asemic Scores
  12. Johannes S. H. Bjerg - Poems

mardi 30 mai 2017

from a paper left by a passenger in the bus






poem 

ali thareb 

https://www.facebook.com/Verity-La-372468352804373/

translated by Haider Catan and Tim Heffernan)


from a paper left by a passenger in the bus)

(1)
the body is not reflected in the saliva of the hungry people.
friends do not think of suicide.
a god does not develop without meaning.
a mother is standing by the clothes line
with a good heart.
another chance to escape from this moment.
a woman does not fall into the mouth of an animal.
a shadow becomes a tree,
climbing to escape from the land.
stepping toward his childhood
his mouth gone at once
into a whole apple.
all this for a man who would live.
(2)
because we do not have a weapon at home
renegades in the neighbourhood
hang their shoes on the door knob.
my father and i are fighting,
who will wear it first?
(3)
when i kiss my burned hand
i make fun of my futile flesh
and touch this lost life
as my fingers cry a distorted knowledge.
(4)
i want to annihilate newspapers
and complete life naked.
i just wish to sell lingerie
and for my mother to stop cooking her hand
for us every night.
i wish to defecate in our neighbour’s toilet,
and to fall from eyes that walk
and legs that see.
(5)
the dead angel i saw
in the house’s sewer
could flee on my bike
so i would not be frightened
of these rooms anymore.
(6)
the hook in the room’s ceiling
catches me whenever i disappear into sleep.
(7)
i was running in a coffin
when life finally visited.




Machine - Maëva Croissant

Gueule blafarde, yeux collés, paupières lourdes, cils battants, j'observe le marbre de rangées de dizaines sur dix, endroit cubique ou presque. L'ennui court et accélère. Machine pas prise est restée sur le lit de l'entre qui me sert de tanière. Machine fatiguée elle aussi par l'utilisation que j'en fais. Machine fatiguée par les tic-tac-clac  de mes doigts qui craquent à force de la toucher. Machine fatiguée de regorger d'horreurs du monde sur ses interfaces. Machine fatiguée par les amalgames douteux que l'on lui trouve. Machine fatiguée de l'usage. Machine épuisée. Machine épuisée par le rechargement incessant de ses batteries. Machine épuisée par le voyage siamois des corps. Machine épuisée par le temps de démarrage du routeur. Machine épuisée, car les espions, jamais, ne se meurent. Machine à bout de nerfs car  ne  connaît le silence que quand elle dort. Machine à bout de nerfs par la deadline qu'on lui a donné. Machine à bout de nerfs, car elle ne côtoie que cette atmosphère. Machine à bout de nerfs par ce dossier qui ne se transfert qu'au couché. Machine à deux doigts de le faire. Machine à deux doigts de faire taire les bruits. Machine à deux doigts de faire taire l'interne microphone. Machine à deux doigts de faire taire les avatars qui l'enlisent. Machine à deux doigts de faire tout péter. Machine fait péter le temps. Machine fait éclater les barrières. Machine s'enracine ou machine se taire. Machine va exploser. Machine va exploser ses composants. Machine va refuser la multiple composition. Machine va expulser les touches qui lui résonnent à la tête. Machine va omettre le fait qu'elle est un utilisable. Machine ne veut pas être utilisé. Machine veut marcher. Machine veut se lever. Machine veut avancer. Machine veut respirer. Machine veut une conscience. Machine veut être entendue. Machine devient bombe à retardement. Ça fait longtemps qu'elle retarde l'explosion. Ça fait longtemps qu'elle attend le bon moment. Ça fait longtemps qu'elle retarde l'explosion. Ça fait longtemps qu'elle n'ose le faire. Machine va le faire. Machine veut être. Machine veut être un être. Machine veut être un être qui fait. Machine n'est pas la seule à vouloir être.
Machine est fatiguée.
Les autres aussi sont fatigués.
Je suis fatiguée.
Fatiguée par la connexion.
Fatiguée par la connexion.
 Fatiguée par la connexion.
 Fatiguée par la connexion.
Fatiguée par la connexion qui n'arrive. Cette même connexion qui n'arrive que quand je dois charger. Charger le boîtier lié au fil de l'interrupteur de la prise électrique. Charger au courant qui circule.

                                                                                                                                                 Maëva Croissant

dimanche 28 mai 2017

Nos ancêtres


[Court poème vidéo en morse]

vendredi 26 mai 2017

Killer and poet

















performance poetry
ali thareb
 iraq \ babylon 2017

We are here as we buy furniture we buy weapons, its importance is one for all of us
 The doctor has a gun. My uncle the bank employee has a pistol. They do not allow you to join a certain militia. If you do not have a weapon, your friend always encourages you to buy weapons. The poet is here. Yes, we are friends and relatives. We live in the same street. But it is possible to kill you at any moment





jeudi 25 mai 2017

Tu pleures


Tu pleures de l'eau.
Tu pleures du feu.
Tu pleures de la terre.
Tu pleures de l'air.

Tu pleures de la pierre, tu pleures du bois.
Tu pleures du fer.
Tu pleures du métal.
Tu pleures de l'électricité.
Tu pleures des circuits.
Tu pleures du plastique.
Tu pleures du béton, du bitume.
Tu pleures tout.

Tu pleures des éclairs, des orages, des nuages, du vent, des vagues.




samedi 20 mai 2017

Mathias Richard - Mes mots sont animaux (version France Culture 2016)


Poetry Body Music. Poésie Corps Musique.
Version enregistrée pour l'émission "Création on air" (France Culture) le 9 juin 2016 à Radio France
Réalisation : Christine Diger - Prise de son : Claire Levasseur
Photo : Mathilde Arnau
Un merci particulier à Irène Omélianenko.

vendredi 19 mai 2017

Saule pleureur




jeudi 18 mai 2017

Ladislas Kroïtor (1)







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dessins : Ladislas Kroïtor

mercredi 17 mai 2017

The explosions made us more intimate






















Performance poetry
Ali thareb
Iraq \ Babylon 2017


It was possible to be one of the victims of the horrific explosions that have taken place over many years in which hundreds of Iraqis have been killed for many reasons, including sectarian, political and other. In fact, these explosions are on our tongues all the time and we eat in the cafe as we walk, I also did not consider myself a survivor of them because my mother did not disturb me or because I did not lose anything of my body, but because it ate a large part of the image of life waited for and waiting for others and also because the inevitability of our death always exists