jeudi 23 mars 2017

poet in the gob


















poetry performance


* ali thareb *

iraq \ babylon 

2017 

Black Lines and Dots 6


lundi 20 mars 2017

le fils de la mêre de l'enfant du soleil.

Tout à l'heur un BodyCam va venir, je l sais. N me demndez as comment ni pourquoi  je le sais mais je le sais. J'ai étins ma drnire led hier soi. Dmain plus rin. J'espère que je vais tenir. C'est pour ça que je parle. mme dans l vide. J'articul chaqus syllabs vnant percuter un nrf auditif trouvé au hasard. Comm je le disais, j te parle parce qu je ne sais pas enco qui es m'couter. Ceci est mon histooir, ceci st ma fin, ceci est l'appl télphonique du fantöm de N.A.L. H. & CO. . Il te parle depuis une distance combiné plastique et blanc-décharge. Il te parle du début de sa vie, CHAOTIQUE. Mis ne t'nquiete ps pur la suit. Il te téléphone le soir. Il te demande - excusez-moi - Il te demande  - tousse- il te demande d'être le pont. Le pont dun BodyCam fou de Musique Hall et de son arme a feu. Tu ne comprends pas ? Pas grave, ceci est l'histoire du fantôm d N.A.L.H. & Co. J'ai étins ma dernire led  hir soir. Dmain un BodyCam va vnir m parler, je l sais. N me demndez as comment ni pourquoi  je le sais mais je le sais. J'ai étins ma drnire led hier soi. E. E, n ?. Alor l'histire et celui d'un fantöme perdu dans les limbes d'une décharge de matériel informatique et d'un méta-building. Tu vois la scène ? Un pont. Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours d'eau, voie de communication, vallée, ravin, canyon) en passant par-dessus cette séparation. Le franchissement supporte le passage d'hommes et de véhicules dans le cas d'un pont routier ou d'eau dans le cas d'un aqueduc. Le pont, la virgule collant les phrases asphaltiques. J'ai étins ma dernire led hir soir. Dmain un BodyCam va vnir m parler, je l sais. N me demndez as comment ni pourquoi  je le sais mais je le sais. J'ai étins ma drnire led hier soi. Je l sais. J'ai teins m iled. J ins led. J s l. 

" Les rires sont toujours décevant ". Picore l'épitaphe d'Avalynn, clown juif.

" Les rires sont toujours décevant " hurla dracula, " Les rires sont toujours décevant ". Articule la cantatrice chauve.

" Les rires sont toujours décevant " se demanda le fils de la mêre de l'enfant du soleil.

dimanche 19 mars 2017

ZAPPOLOGIE 2.0 / Vous avez vraiment l'intention de transmettre le message d'un fantôme ? (8)




25
> Bonsoir,
> je peux vous dire un mot ?
> Allez-y
> à l’ombre de ma plume,
> bras dessus-bras dessous
> Alors normalement, il y  a quatre temps
> mais on va accélérer un peu.
> (C’est vraiment elle qui a véritablement changé la donne,
> du coup, j’ai lâché mon boulot pour faire ce que j’aime à temps plein)
> Pour commencer,
> nous sommes pareils et
> ça, c’est encourageant…
> Le top c’est que c’est totalement spontané,
> c’est un peu comme si j’avais déjà vécu ça.
> C’est vrai,
> ça virevolte
> comme un mille-feuille.
> Et dites-vous que ce n’est que le début du repas,
> nous allons bâtir un royaume.
> Je vous avoue mon étonnement…
> Nous aurons
> un visuel de professionnel.
> Vous avez du goût pour  tout.
> Vous allez voir
> comme vous n’avez jamais vu.
> Le pire, c’est que je crois
> votre formule puissante.
> Vous allez fermer les yeux et
> repartir vers le
> monde quantique
> antérieur.
 > J’ai l’impression que c’’est super moderne.
> Vous êtes désormais lié et protégé
> par le secret de la voix,
> comme un jeu de rôle grandeur nature.
> Je vis un rêve les yeux ouverts.
> Nous sommes connectés
> à la réalité des choses.

(...)



vendredi 17 mars 2017

Reading in the cemetery





ali thareb 

iraq

2015

Militia culture

jeudi 16 mars 2017

- FIN DE LA TRANSMISSION -

Quelque part en Afrique, dans un méta-building de Kigali, un message tourne en boucle sur le moniteur d'un ascenseur devenu paranoïaque. Les chiffres 1. 2. 3 et 4. allumés à l'unisson. +2431. Un étage après l'autre. Un temps fragmenté, en apesanteur sous le poids des nuits fauves. « B-b-b-ben p-p-p-pote regarde ce q-q-q-qu'il y a ce q-q-q-que l’Amérique à of-f-f-f-f-f-f-fert aux gens tu-tu-tu-tu-tu vois comment ce que l'Amérique à of-f-f-f-f-f-f-fert aux gens voilà et main-main-main-maintenant c’est devenu des obscènes des obscènes parmi les obscènes". Recraché sur un moniteur lumineux. " Ils n'ont-n'ont-n'ont-n'ont-n'ont rien à f-f-f-f-f-f-foutre de leurs f-f-f-fils rien à foutre de leurs f-f-f-f-filles tu vois comment ils b-b-b-baisent ils mangent ils boi-boi-boi-boivent voilà pote c’est la vérité » Vomi sur les paroies bleues, rouges et blanches de cet ascenseur, de ses 4 occupants.  Une mêre. Son enfant. Un homme endormi et un BodyCam. Rien de plus, rien de moins. 4 ombres plantées dans l'air, statiques et respirant ce flot d'images. Une fraction de secondes et la mêre leve les yeux sur l'inscrition :

Surveillance par BodyCam

Loi du 30 décembre 03 après l'I.A.F. (Intelligence Artificielle Forte)
Zone Police Kigali
+250 Kigali
Tel : 01 / 01 01 01 01
E-mail : bodycamsurveillance@kigali.com
 
Une fraction de seconde et ses pouces s'entrechoquent avant de s'embrasser.et se blottir entre ses doigts maintenant couchés. Une fraction de seconde et elle se frotte les yeux, laissant un cil se détacher et s'envoler en apesanteur. +264ème étage, inscription lumineuse dans le sommeil de cette nuit d'été.

Vol à contre-jour.

Défragmentation..

- Whouf !!! Whouf !!! Whouf !!! Font les chiens cinglés de bombes entourant les méta-buildings de Kigali. Quelque part en Afrique. Quelque part dans le temps. Quelque part dans l'immonde.

- Tchak Tchak !!! Font les silences radio.

- Tu crois  que ça à un rapport avec la radioactivité ?

- Non, je ne crois pas.

- Allo ?!

- Oui, veuillez patienter s'il vous plait... Vous êtes bien en VisioCam avec Donald et Mickey.

- Docteur, si vous trouvez quelque chose, dites le moi.

- Oui monsieur, avec plaisir monsieur.

- Hier, j'ai revu la redifusion de " JFKBallet " en Audio et VisioCam. Pas mal les détails ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Discutent 4 personnages dans la  cage d'adamentium. L'ascenseur se gavant d'un flot d'images stromboscopiques. Le bug sonore et visuel d'un cri, le son muet d'un monde qui, même lorsque que Nahl & CO retrouvera ses esprits, ne sera jamais le sien.

Les fusillades dans les écoles avec une carabine 22long rifle achetée sur internet avant le passage à l'acte la fragilité psychologique de leur auteur obsession criminelle voix dictent des ordres la tuerie de 99 a Colombine tuer 12 de leurs camarades et professeur voila pour l'info un coli piégé la piste des anarchistes protestants de la colombie-britanique.

- FIN DE LA TRANSMISSION - DEBUT DE LA RETRANSMISSION



Black Lines and Dots 5


lundi 13 mars 2017

SALC

Une chanson avec des poulets qui dansent.

jeudi 2 mars 2017

Black Lines and Dots 3


RougeBlancBleu !

e body surveillance. Le rêve de celui qui n'a plus de visage. Mr. "le monde". Filmer les rêves, étrange réalité mais on n'a pas l'évolution sans les Ecchymoses.

« Viens près de maman, on va lire " Murmure une mère à son fils, dans le contre-bas de la méga-décharge verte-flore et rouge-terre. "Pssssssssst, on va lire, viens près de maman" Répète elle dans un souffle articulé. Elle lui parle doucement, à voix basse comme pour éloigner les fantômes. "Il faut le dire, la modération à engendré autant d'atrocités que la révolution, et sans doute beaucoup plus." Continue elle alors que son index survole le papier plié, froissé d'un livre à la couverture poussière-ocre. Les pupilles suivant l'épiderme brun d'une main taillée dans la viande et la grâce. Fins, longs, brillant sous les étoiles de sodium.

Une voiture roule, longe le coin de la décharge avant d'ouvrir le feu." Ta gueule !" Hurlé dans un aboiement bref, celui du conducteur. "Ta gueule !" Lancé à la face de N.A.L.H. & Co. qui, sans se laisser impressionner, continue à énumérer la liste des présidents américains assasinés. "Abraham Lincoln James Abram Garfield William McKinley ohn F. Kenedy Araam Licon Jms Arm Geld iim miny n y ."

" Nous fûmes nombreux à penser, à compter sur un élan qui finalement ne vint pas. Notre hypothèse a échoué. C'est clair. " Continue-t-elle dans l'obscurité de cette nuit aux yeux mis clos. " Néanmoins, je n'ai pas à me renier " conclue la mère, pendue au fil de sa parole. Elle se balance de gauche à droite, la bouche entrouverte, close, ouverte, entrouverte. Elle laisse ces mots poussière-d'or à son fils,recroquevillé par le sommeil. "Maison dodo maman dodo."

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !                 Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !
Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !
Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !
Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !
Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

RougeBlancBleu !

e body surveillance. Le rêve de celui qui n'a plus de visage. Mr. "le monde". Filmer les rêves, étrange réalité mais on n'a pas l'évolution sans les Ecchymoses.

« Viens près de maman, on va lire " Murmure une mère à son fils, dans le contre-bas de la méga-décharge verte-flore et rouge-terre. "Pssssssssst, on va lire, viens près de maman" Répète elle dans un souffle articulé. Elle lui parle doucement, à voix basse comme pour éloigner les fantômes. "Il faut le dire, la modération à engendré autant d'atrocités que la révolution, et sans doute beaucoup plus." Continue elle alors que son index survole le papier plié, froissé d'un livre à la couverture poussière-ocre. Les pupilles suivant l'épiderme brun d'une main taillée dans la viande et la grâce. Fins, longs, brillant sous les étoiles de sodium.

Une voiture roule, longe le coin de la décharge avant d'ouvrir le feu." Ta gueule !" Hurlé dans un aboiement bref, celui du conducteur. "Ta gueule !" Lancé à la face de N.A.L.H. & Co. qui, sans se laisser impressionner, continue à énumérer la liste des présidents américains assasinés. "Abraham Lincoln James Abram Garfield William McKinley ohn F. Kenedy Araam Licon Jms Arm Geld iim miny n y ."

" Nous fûmes nombreux à penser, à compter sur un élan qui finalement ne vint pas. Notre hypothèse a échoué. C'est clair. " Continue-t-elle dans l'obscurité de cette nuit aux yeux mis clos. " Néanmoins, je n'ai pas à me renier " conclue la mère, pendue au fil de sa parole. Elle se balance de gauche à droite, la bouche entrouverte, close, ouverte, entrouverte. Elle laisse ces mots poussière-d'or à son fils,recroquevillé par le sommeil. "Maison dodo maman dodo."

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !                 Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !
Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !
Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !
Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !
Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu ! Rougeblancbleu !

mercredi 1 mars 2017

OUVERTURE DU FESTIVAL SADIQUE-MASTER 3ème édition


« De retour pour une 3ème année consécutive, le festival le plus infâme du pays revient s'installer à Paris, au cinéma les 5 Caumartin, juste à côté de la gare saint Lazare. Des films toujours plus transgressifs, extrêmes, déviants seront diffusés dans un cadre intimiste et convivial où vous rencontrerez les réalisateurs et invités provenant parfois des quatre coins du monde. Sur place, un espace de réception disposant d’un bar vous permettra de vous revigorer, et vous pourrez aussi profiter des stands merchandising (proposant DVD, t-shirts, B.O, livres, magazines…) gérés par nos partenaires.  Repartez pour 3 jours d'insanités à la chaîne et de pur traumatisme. Le premier festival Français consacré au cinéma underground extrême est de retour. » 

VENDREDI 3 MARS 2000 WTF
Séance d’ouverture 18 h 30
Cinéma Les 5 Caumartin
(101, rue St Lazare - 9ème P.A.R.I.S)



INTERVIEW TIM BORDAGE DANS LA SPIRALE [SDH RULES]

« Cinéma underground, oeuvres extrêmes et autres projections pour adultes dévoyés ! Sept questions à Tinam Bordage, fondateur du festival Sadique-master, à quelques jours de leur troisième édition (...). Une initiative d'autant plus osée, et méritant donc d'être soutenue, face à l'actuel raidissement moral et normatif. Et un entretien au cours duquel il est question de déscolarisation, de « gore », de déviances, de bizarreries et de marginalité, d'audiovisuel charnel et de production française. » 



mardi 28 février 2017

Performance poetry : ali thareb .. iraq \ babylon \ 2017












Risk of danger risk
no entry
Here the truth is forbidden
Forbidden love
Sun banned
Human boxed
Here is the only blood
Who enters into homes
The only one who eat it
Drink it
We see each other it
We wear
I'm here I see the Picture
In a pool of blood
After each blast


jeudi 23 février 2017

ALI THAREB .. IRAQ ..BABYLON .. 2017









Boot, who pressed im on your blood
Boot, who pressed him on your blood
Now pressing on my head
Who has not cut yet.

Black Lines and Dots 2


lundi 20 février 2017

jeudi 16 février 2017

mercredi 15 février 2017

ali thareb .. Performance poetry In places of death Iraq-babylon 2016







Militia culture
Different images from a variety of projects
Against violence, against the bloodshed, against killings
We are working in a difficult time
To restore the poem to life .. 




dimanche 12 février 2017

La fêlure





Le soleil illuminait la vallée, dont la végétation émergeait tout juste de l'hiver.
Au milieu du paysage coulait une rivière, bordée par les platanes et tapissée de cailloux. Profitant du goulot creusé par le courant, le vent filait d'amont en aval sur la surface de l'eau.

Soudain, une crevasse déchira la vallée en deux. Et le vent, et la rivière, se précipitèrent en son sein.
Bientôt, le rugissement d'une armée surgit des profondeurs de la terre.
Mais ce bruit s'essouffla après quelques secondes. En chutant, l'eau et le vent virent tout autour d'eux des hommes gravir avec peine un escalier en pierre tapissant la paroi. Leurs visages étaient durs, et leurs ventres gras.

La montée dura deux heures. Cent se jetèrent dans le vide, frustrés par leur propre incompétence. Cent autres tombèrent évanouis vers l'eau, le vent et leurs camarades.Si bien qu'un petit nombre émergea au crépuscule dans la vallée. Ils y trouvèrent une herbe fraîche, et voulurent en profiter en s'autorisant une petite sieste.
Mais, aussitôt qu'ils mirent le cul à terre, une voix venue des profondeurs du monde aboya quelques ordres bien sentis.

Les gros hommes se redressèrent d'un coup, comme piqués par des taons.
Et, après s'être lancé des regards stupides, ils commencèrent à se taper les uns les autres.

Des baffes d'abord... Répétées, appliquées, enjouées...

Puis des coups de poing...Par binômes : l'un prend le coup, l'autre le donne, on inverse et on recommence.

Enfin, perclus de fatigue, ils se laissèrent tomber sur le sol et s'endormirent avec les vers de terre.
Pendant la nuit, l'ai s'échappant de leurs naseaux tourbillonna dans la vallée, substituant au vent frais auquel elle était habituée, un souffle stérile et épais.

Vers 5h du matin, le ciel devint noir malgré l'aube pointant le bout de son nez.
Bientôt, des éclairs lacérèrent le ciel, et leur grondement se propagea jusqu'aux contreforts de la vallée.
Mais les hommes ne se réveillèrent pas.

Bientôt, la pluie chut des hauteurs du ciel - une pluie fraîche et rafraîchissante, attendue par les vers de terre et le lit de la rivière.
Mais le sol resterait sec, et l'eau absorbée par les hommes.

Soudain, la pluie fut stoppée dans sa course par le remugle des hommes. Et leurs miasmes empoisonnèrent ses gouttes tant et si bien qu'elles finirent par se transformer en sel.

Le sel s'abattit sur les hommes et fit ruisseler tous leurs organes vers la crevasse dont ils étaient sortis.

À 7h du matin, le soleil se leva et - aveugle et fier - repris sa course  au-dessus de la vallée.

Tout à. Mathias Richard [vidéo : Franck H Perrot]


"Tout à"
Texte/performance : Mathias Richard
Vidéo : Franck H Perrot
Asile 404 (Marseille), juillet 2016
















Rien 
ne rêve.

Rien 
n'appelle.

Rien 
ne parle.

Rien 
n'entend.

Rien
ne donne.

Rien
ne prend.

Rien
n'aime.

Rien
à perdre.

Rien
n'aime.


Tout à
Tout à
Tout à
Tout à
(répété)

Tout à tâter
Tout à téter
Tout à tenter
Tout affronter

Tout à tenter
Tout à tâter
Tout à téter
Tout à tester
Tout attaquer
Tout à quitter
Tout à penser
Tout à douter
Tout à passer
Tout à casser
Tout à pousser
Tout à taper
Tout à tuer
Tout tatouer
Tout à tourner
Tout à trouver
Tout à tenter
Tout affronter

Tente / de quitte la tête en kit / de qui t'es.

Tente
de quitte la tête en kit
de qui t'es.

En vrai / entier / on est / tentés / d'hanter / l'été
en tant / qu'enfants / enfin / ôtés / d'inte / lligence
de clair / voyance / de si / gnifiance.

Tout attaquer
Tout à taper
Tout à tâter
Tout adapter

Tout à casser
Tout à passer
Tout à pousser
Tout à foncer
Tout effacer
Tout à tomber
Tout à tourner
Tout tournoyer
Tout à trouver

Tout à chanter
Tout à danser
Tout écarter
Tout éclater
Tout exploser

Tente / de quitte la tête en kit / de qui t'es.

Tente
de quitte la tête en kit
de qui t'es.

Dans la vie, on évite, d'aller vite, on s'alite
on habite, on s'abrite
on hésite
on imite, on limite
on cite, on critique, on s'irrite
on s'enferre
on s'enterre
on s'enferme.

Quitte la tête de qui t'es...

Tout à tâter
Tout tatouer
Tout à tuer
Tout à téter
Tout à touter
Tout à tinter
Tout à tenter
Tout à tester
Tout à quitter
Tout attaquer

Tout à casser
Tout à penser
Tout à passer
Tout à pousser
Tout à tasser
Tout à tisser
Tout à tousser
Tout à tancer

(souligné = aspiré improvisé)
Tout à (X)
Tout à (Y)
Tout à (Z)
Tout à tilter

Tout à tilter
Tout à quitter
Tout à tiquer
Tout attaquer
Tout à palper
Tout attraper
Tout à traquer
Tout à taper

Tout à taper
Tout à péter
Tout appâter
Tout à buter

Tout à buter
Tout à claquer
Tout à coûter
Tout à couper
Tout accoupler
Tout alterner
Tout affronter
Tout à douter

Tout enfoncer
Tout à foncer
Tout offenser
Tout t'inquiéter 

Tout à (X)
Tout à (Y)
Tout à (Z)
Tout à tâter

Tout à tâter
Tout à téter
Tout à tinter
Tout à touter
Tout à tenter
Tout à tester
Tout à tuer
Tout tatouer
Tout avouer
Tout à douter
Tout adapter
Tout à taper

Tout à (X)
Tout à (Y)
Tout à (Z)
Tout à tomber

Tout à tomber
Tout à tourner
Tout tournoyer
Tout à trouver

Tout à chanter
Tout à danser
Tout à sentir
Tout à vriller
Tout habiller
Tout habiter

Tout à (X)
Tout à (Y)
Tout à (Z)
Tout inventer

Tout / à / tâ / ter

Tout / à / té / ter

Tout / à / ten / ter

Tout / a / ffron / ter



Tente

de quitte la tête en kit

de qui t'es.



Tente

de quitte la tête en kit

de qui tu es.