jeudi 20 septembre 2018

LAMALADIENEXISTEPASFAUTQUONPARLE



Né. Ça prend une forme. Tendre Attend Satan. Tu es. Pas pareil. Dans mon sens. D’un autre soleil. Et. Le triangle. Libre. Traversant. La mémoire. Construite ailleurs comme. Une personne derrière ma langue. Disait le bébé Sanglier. 

Tu n’as pas eu peur de l’obscurité. Depuis le commencement. Depuis. Il faisait jour. Et tu as des cornes. Les vitres n’existent pas. 

Une question. Bientôt. Tu m’étrangleras. Au nom de l’amitié. Mais. Ne fallait-il pas y penser il y a une éternité ? Vers 1994. 

Et tu as des milliers de cadavres de poissons. Ensuite. Mortes. Qui sortent de ta bouche. Ensuite. Il faisait un temps. Ensuite. Il faisait nuit.

Mon attitude. Attend Satan tendre. Tu souris quand je mâche une bête. La manière. Sans aucune raison. Et le temps. Et tu me prends par la gorge. Né. Les nerfs pèsent. Et tu me prends par l’insecte. Et je fais des mouvements. Pour qu’on se calme. Pour que ça prend une forme. 

Là. Et la pluie. N’est qu’une imagination. Dans mon sens. Je vais bien. Casse moi les jambes. Et les bras. Et le cou. Et dis que je suis le mal. C’est beau. Terrible. Le rôle bientôt joué par l’un de nos deux. 

Pourtant. Le petit-déjeuner. Tu manges. Mais. Oui. Je n’ai jamais eu faim. Ton estomac avait vidé le sens. 

Je commence bien la journée. Satan attend le temps tendre. Je comprends. Nous arrivons. J’ai le choix. Tu as ton troisième doigt. Tu marches sur l’eau. C’est au ralenti. Je marche sur la route. Puis. Tu as une belle voix. Je comprends. Tu touches mon visage. Merci. Et tu souris. Bravo. 

Ça va. Né. Je vois un œil.  Nous allons prendre une forme. Ça va. Né. Je vois un œil. Nous allons prendre une forme. Dans toute la main. Né. Tous dans la main. 

Et puis. Je fais des exercices. Sortes de mouvements. Sortes de réchauffements. Et tu te rends compte. Je suis Né. 

Et puis. Je fais des exercices. Je suis né. Je touche le triangle. Le nôtre. Il reste en face. Au milieu. Toujours au milieu. 

Et j’attends le temps tendre.  
Khalid EL Morabethi

mercredi 19 septembre 2018

Feu - Comme le feu qui naît !


Un dimanche matin au fond d'une salle de bain marseillaise !

mardi 18 septembre 2018

ALT0183


Moi, je suis une agente infiltrée, en cinq mois j’ai bouffé du code, j’ai appris à programmer / déprogrammer pour rectifier le correcteur d’orthographe windows.
Il n’y comprend rien à rien celui-là.

Moi je suis correctrice et supportrice de la visibilité de toutestous dans la langue écrite et parlée et je ne veux plus qu’on me souligne des mots comme agente du changement, docteure en art, mécène enjouée é e et j’ai trop hâte de mettre mes nouvelles compétences à profit.
L’accord au féminin plurielles va revivre et les gentes de la France vont s’habituer et s’en trouver grandies

Vive les collectioneur·euses de peinture
Vive les écrivain·naines et les professeur·e·s de français inclusif
Et dans les dictionnaires, on ne lira plus les « hommes » à tout bout de champ, mais les « fommes » !

La femme a le droit de lire des livres, elle doit avoir également celui de s’y retrouver.

À la bibliothèque il n’y aura plus de lecteurs, mais des lecteur·ice·s
Au spectacle il n’y aura plus de spectateurs, mais des spectateurALT0183iceALT0183s, des directeur·ice·s, des technicienALT0183neALT0183s, des programmateur·ice·s
Bref vous m’aurez comprise
tapez ALT0183 et le point médian apparaîtra

Vive l’humanité qui rassemble et dépasse les catégories invalidantes imposées par ces phallus blanchâtres

D’ailleurs, ça y est, à ce moment décisif de notre histoire, je suis le point de hacker ce fichier et dans moins de trente secondes les traitements de texte francophones de la planète vont perdre leur franchouillardise du mec-cis-devant et assumer les puissantes forces du changement.

5 – 4 – 3 – 2 – 1  PARTONS !

Nous affirmons la volonté d’une langue inclusive répandue au SEIN des institutions. N’en déplaise à ce réac’ de premier ministre qui haranguait (de peur ?) l’assemblée au lendemain de la journée des violences faites aux femmes (!!), il ne faut pas prohiber cette forme écriture certes un peu bizarre pour le moment, NON, elle n’est pas un blasphème mais un avancement, un pas énorme vers le débloquage des esprits, un pas de géant·e pour encourager à l’ÉGALITÉ tout court.

merci à Alexia et Mariane de l'atelier Langue de Lutte et ... à Angela Davis, et Olympe de Gouges, et tant d'autres

Film performances à Marseille


En septembre 2016 eut lieu la soirée de performances intitulée "Ungemütlich IV" ("ungemütlich" = "incomfortable" en allemand) à L'Embobineuse à Marseille, regroupant des artistes allemands et français.

Aujourd’hui, pile deux ans après, un film-reportage, réalisé par Frederic Krauke, sort sur cet événement. On peut le voir ici : https://youtu.be/p66coT_o7-Q

Avec : Günther Schaefer (photos), Mathias Richard (lecture-performance), Les Statonells (musique), Anaïs Poulet (danse performance), Moran Sanderovich (vidéo), Mélodie Duchesne (performance), Nora Neko (musique), Frederic Krauke (performance), Mathieu Sylvestre (musique), Beate Linne (performance), Zabo Chabiland (vidéo).

Ce petit documentaire témoigne une fois de plus de l'extrême vitalité entrelacée des scènes 2010's de Marseille et de Berlin !












jeudi 13 septembre 2018

11 septembre



Plus que 30 ans à vivre, et je n'ai toujours rien fait.

Je ne comprends pas comment on peut perdre son temps et je comprends pourquoi il faut perdre son temps.

Je ne veux rien donner. Rien. Je veux rétrécir et mourir avec tous mes jouets.

Et pendant le peu de temps qui me reste sous cette peau, dans cette ville, sur cette planète, je répéterai encore et encore que rien ne m'effraie, rien ne me touche.
Et pendant encore quelques minutes - quelques minutes encore - je ne vois plus rien et le ciel me semble plus près.

samedi 8 septembre 2018

Volodymyr Bilyk - 889999899


Je suis un clodo, mais à Beaubourg.


La vidéo "Je suis feignant, mais exigeant." de Mathias Richard (co-réalisée avec Nora Neko, et l'aide de Charlotte Phan) est diffusée du 5 au 9 septembre 2018 de 11h à 21h au Centre Pompidou (Paris), étage Forum -1.

C'est dans le cadre de l'exposition "Littéra-TUBE" au sein du Festival Extra !.

Toutes les infos ici : 

jeudi 23 août 2018

nanolesbiennes


il y a des petites lesbiennes partout
nano-lesbiennes
on ne les voit pas mais on les entend crier dans les murs et dans la peau
nano-lesbiennes
il y a des petites lesbiennes invisibles partout sur la peau, dans les parois, elles se caressent se lèchent, il y a des mini-lesbiennes partout, on ne les voit pas mais on les entend crier, on les entend jouir partout, tu entends ?
nano-lesbiennes
nana, nanana
nano-lesbiennes
je marche dans la rue je les entends, je suis chez moi je les entends, j'entends des aaaah, j'entends des mmmmmmh, j'entends des ah!oui!, il y a des nano-lesbiennes en folie furie qui font l'amour partout, ça baise, ça baise, et moi
j'essaie de me concentrer au milieu des cris de jouissance 
c'est pénible
nano-lesbiennes
c'est pénible pour travailler
pour mener sa vie tranquillement
nano-lesbiennes
qu'est-ce que je dois faire docteur ?
nano-lesbiennes
il y a des petites boules de lesbiennes emmêlées là sur votre bureau, j'entends mille nano-halètements dans mon oreille, j'entends des petites bouches partout qui font mmmmmh, aaaaah, qu'est-ce que je dois faire docteur, c'est un acouphène, un acouphène de sexe, un acouphène permanent de sexe, jusqu'à ma mort ? au secours
nano-lesbiennes
elles sont tellement propres que ça sert à rien de se laver pour s'en débarrasser, oui
nanolesbo
nana, nanolesbo, bo
boa, koala, arche de noé je suis, de
nano-nanas... nanana
je me bouche les oreilles, je lis des livres de mathématiques, je regarde des documentaire sur la guerre, rien n'y fait
nano-lesbiennes
partout
partout 
en dessous
au dessus
sur ma peau, sur ta peau, j'entends les cris, les guili-guilis, les discussions susurrées, les baisers sucés, les doigts les chatouilles les cheveux froufrous, ah
ah
ah...
c'est comme ça
nano-lesbiennes
pour toi pour moi c'est toi c'est moi
nano-lesb
iennes
han han, yeah, ouh
c'est comme ça, pas le choix, nana nanah, ouh
yeah
han han



mercredi 22 août 2018

Non-poème d'


dans ce non-poème d’amour
j’aimerais te dire
que je pense à toi
mon esprit divague
et se remémore
n o s o n d u l a t i o n s t e s  y e u x t o n s e x e

je vois des étincelles, transpire
e t p u i s p l u s r i e n

quelle mer évaporée
avons-nous navigué
par une nuit sans gin

ou si ?
ou non ?

j’ai pourtant l’assurance
que j’ai glissé sur ta pelure ouatée, dorée, guimpée

   S I  S I                           N O N N O N
je n’ai pas rêvé
je les ai senti tes doigts carpés
me fouiner de haut en bas
me tarabuster les poils et les cellules

je médite et souris
poignets pliés

dans l’overdose thermique de l’été
je m’hydrate au gin-passion-troublée
et surfe sur la vague
des désirs reliés