jeudi 19 janvier 2017

Carte Postale d'Agbogbloshie

Quelque part en Afrique, dans la décharge d'Agbogbloshie, un message tourne en boucle sur le moniteur d'un ordinateur devenu paranoïaque


« Ben pote regarde ce qu'il y a ce que l’Amérique à offert aux gens tu vois comment ce que l’Amérique à offert aux gens voilà et maintenant c’est devenu des obscènes des obscènes parmi les obscènes ils n'ont rien à foutre de leurs fils rien à foutre de leurs filles tu vois comment ils baisent ils mangent ils boivent voilà pote c’est la vérité »

L’ordinateur murmure le fil de sa pensée, un miroir-brisé. Un écran lumineux et une intelligence enfermée dans un cocon de métal et de plastique beige.

« Ils n’ont rien à foutre de leurs copains ils n’ont rien à foutre de leurs amis c’est la vérité pote regarde la preuve pote ils n’ont rien à foutre ils n’ont rien à foutre ils mettent des gens dans des situations voilà et après ils se demandent pourquoi ça leurs est arrivés à l'avance dans d'autres contextes pas que dans le contexte de la barbichette blanche ou le spectre lumineux ou l’histoire de la monnaie »

Charabia à sens unique. Métronome déréglé. Bug dans le système. Charivaris du sable contre le vent

« Tu vois comment pote c'est ça que je veux leurs faire comprendre ben pote regarde ce qu'il y a ce que l’Amérique c'est des obscènes des obscènes parmi les obscènes »





Un écran noir et lumineux dans le délire d'une nuit d’été.

« Ils n'ont rien ils baisent ils mangent ils boivent voilà pote c’est la vérité ils n’ont rien à foutre de leurs copains »

L’écriture automatique défile. Projetée sur un panneau signalétique, elle débite un flow de mots-pixels comme les dernières paroles d'un homme condamné aux limbes d'un formatage automatique.

« Ils mangent ils boivent voilà pote c’est la vérité ils n’ont rien à foutre de leurs copains ils n’ont rien à foutre de leurs amis c’est la vérité pote regarde la preuve pote le FN pas content pote bleu blanc rouge pote et badaboum bada… »

Sur le panneau rouille et lumière, il y avait cet avertissement, ces quelques mots :

Surveillance par BodyCam.
Loi du 30 décembre 03 après l'I.A.F. ( Intelligence Artificielle Forte )
Zone Police d'Agbogbloshie
100003 Agbogbloshie
Tel : 01 / 01 01 01 00
E-mail : bodycamsurveillance@agbogbloshie.com

Des mots-avertissements aux accents-oxydés.

« Viens près de maman, on va lire " Murmure une mère à son fils, dans le contre-bas de la méga-décharge.

« Halte la ! » Hurle un BodyCam face au miroir éclaté de sa chambre d’adolescent.

« Et la colle, tu là snife aussi ? » Rêve le voisin de l'ordinateur paranoïaque.

« Iloveyouiiiloveyou » Nous dit Dieu.

« 1+1=3 » Nous martel les Hommes.

« Demain, je reviendrais » Rie le clown drôle-pas.

« Hier j'ai vu le président se faire shooter dans le dos » Discutent 4 gosses dans le château « Azerty ». Château de claviers. Le cimetière de la langue des anciens, celle des premiers mammifères avec des jeans «  Levi’s ». « Sick Sad World » Gravé sur la surface striée de l’hémisphère gauche. « En direct de Bagdad, Mickey mouse pour DisneyChanel ». « La conséquence ou la cause, qu'importe ». « Humain, trop humain ». « Qu'est-ce que ça fout, combien ça coûte, le meilleur sinon rien. Etes-vous sur d’avoir la meilleur assurance ? Que deviendra cet héritage ? ». « Ce soir, sur AgbpgbloshieTv©, la rediffusion du 11 septembre en HD Audio et Visio Cam ».

Le BodyCam arrive par la face-nord de la décharge. L’ordinateur paranoïaque fait trop de bruits. Vote-populaire : mise à mort par rétrovirus. La leucémie dans le chargeur, insuffisance médullaire, anémie, fièvre, septicémie, hémorragie, il y a assez de balles calibres-lymphocytes-B-en-mutation pour créer l'explosion d'une centaine de bombes atomiques dans les nervures sanguines de son organisme de fer. « La mort sera lente » pense-t-il derrière sa visière holographique. « La m-mort sera b-b-b-brutale » bégaye-t-il d’une voix-erreur404. L'arme à feu est braquée dans le vide. Une simple danse mécanique. Ce besoin de bouger, faire quelque chose, qu’importe. Regarder devant lui. Rien, le vide, juste un minuscule rectangle et une lumière bleue dans le ciel, sans lune, d’une nuit d’été. Un pas après l’autre. Flash ! Les flammes d’un feu à ciel ouvert. Celui du plastique violet, rouge, bleu, jaune de milliers de fils électriques brûlant à l’unisson. Le regard braqué sur le sol noir gorgé de plomb, d'arsenic et de cadmium. Ratures griffées sur le papier d’un sol en damier. Un pas après l’autre. Case noire. La jambe droite. Case blanche. Deux pieds sur le sol foulé. Un simple jeu, celle de la mécanique d’une habitude bien huilée.

 « I’m singin’ in the dust. Just singin’ in the dust » chante-t-il d’un sourire poussière d’ange avant de lever la tête vers un ciel sans lune. Un pas à gauche, les bras levés et les semelles claquant le sol noir toxique et poussière de silicium, « I’m laughing at clouds » chantonne-t-il en faisant tournoyer son arme autour de l’index. La visière holographique replacée au-dessus de sa tête, à la manière d’un chapeau melon, le BodyCam lève la jambe droite avant de tourner sur lui-même et s’en retourner enfant de la nuit. « In the dust... In the dust... »

Du bas de la colline, le BodyCam pouvait entendre la chose parler à son reflet déformé.

« On peut dire t’es chez moi t’es chez toi tu vois je suis chez nous voila je peux dire je mange je bois tu vois comment mon argent ton argent l’argent des autres les gens ils peuvent dire il est fou elle est folle tu vois comment ça me plait ça me plait pas tu vois comment l’Amérique pense qu’on travail pour eux c’est ça que tu dois te mettre en tête ils croient qu’on travail pour eux ils croient que c’est leur argent que c’est de leur poche tu vois comment c’est pas des conneries ce que je dis crois-moi pote crois-moi » Supplie-t-il aux fantômes, l’écran baissé comme face à un torse de chair fantasmée.

« La lumière reviendra » Fait l’épitaphe d’un ange proche de son troisième non-anniversaire.

« Buvons du thé, encore du thé… Lalalala ! » Chante le BodyCam fou de music-hall et de son arme à feu.

" U.S.A ! U.S.A !! U.S.A !!! " Hurlé dans les pensés de N. A. L. H. & Co. Le petit nom de ce drôle d'ordinateur. Il faut bien le nommer même si pour l'instant, il ne vit que face à lui-même. Laissons lui un peu de temps avant de retrouver ses esprits... Laissons lui 3... 2... 1 heures avant de redémarer le systême. Même les androïdes rêvent d'une âme... Même N. A. L. H. & Co. rêve d'une route... Quitter la statue binaire d'informations... Un étrange vague à l'âme... Même N.A.L.H. à le droit de rêver... Ca ne coute rien de rêver... Alors pourquoi pas... Accepter ces lames de fond... Rien de plus...

" Une s-s-simple gy-gymn-mnnnn-mnnnnnnas-tique !!! " Beguaye le BodyCam

" De l'esprit pote " Conclue Nalh

Comment une pensée peut-être formulée par deux personnes ?

Comment la conclusion vient s'imposer avant l'énoncé de la réthorique, son souffle, l'étincelle même de cette "origine télépathique" ?

Comment ?

Dis-moi !

Montre-moi ?!?!

Deux pensées venant de la même origine... " Origine télépathique "... La même source d'un flot, ceux de cette même et seule source... Pourquoi pas... Autant suivre l'ordinateur zinzin jusqu'au bout... Pourquoi pas... Même lui, androïde de seconde zome, à le droit d'être aimé... Pourquoi pas... Les premiers rêves ont ce gout de sucre et de draps plissés par le sommeil... Retrouver la source de l'ennui... Remonter... Abrèger les charabias de charivaris du sable contre le vent et le temps... 3... 2... 1... Hop... HIP... HOP... HURRA !!!

Etrange, non ? Enfin, je dis ça, je dis rien.

dimanche 15 janvier 2017

ZAPPOLOGIE 2.0 / Vous avez vraiment l'intention de transmettre le message d'un fantôme ? (6)





21
> Pourquoi vous avez fui 
> plus loin que les autres ?
> Parce que les hommes chauves allaient venir me chercher.
> Personne ne sait qui ils sont, ni d’où ils viennent
> et c’est certainement mieux comme ça.
> Mais ils veulent quoi ces gens-là ?
> Je sais pas mais
> ils nous mentent à tous les deux, je voulais juste que vous le sachiez.
> Nous sommes dans une nature particulièrement sauvage.
> Il fallait bien que quelqu’un fasse le boulot à votre place.
> Je pense aux gens qui sont restés.
> On cherche un moyen de les sauver ?
> Oui ! C’est sûr, c’est pas à vous que ça serait arrivé
> mais l’expérience a laissé des traces…
> Nous savons que vous n’avez fait
> qu’un amour perdu…
> Je vous connais trop peu pour répondre.
> La nuit sera compliquée.
> Certaines sont hybrides.


(...)

mercredi 11 janvier 2017

Synapses Attack ! =!-(

Synapses Attack ! =!-(

https://waveland.bandcamp.com/album/solaris



Quelque part en Afrique, dans la décharge d'Agbogbloshie, un message tourne en boucle sur le moniteur d'un ordinateur devenu paranoïaque.


« Ben pote regarde ce qu'il y a ce que l’Amérique à offert aux gens tu vois comment ce que l’Amérique à offert aux gens voilà et maintenant c’est devenu des obscènes des obscènes parmi les obscènes ils n'ont rien à foutre de leurs fils rien à foutre de leurs filles tu vois comment ils baisent ils mangent ils boivent voilà pote c’est la vérité »

L’ordinateur murmure le fil de sa pensée, un miroir-brisé. Un écran lumineux, une intelligence artificielle et enfermée dans un cocon de métal.

« Ils n’ont rien à foutre de leurs copains ils n’ont rien à foutre de leurs amis c’est la vérité pote regarde la preuve pote ils n’ont rien à foutre ils n’ont rien à foutre ils mettent des gens dans des situations voilà et après ils se demandent pourquoi ça leurs est arrivés à l'avance dans d'autres contextes pas que dans le contexte de la barbichette blanche ou le spectre lumineux ou l’histoire de la monnaie »

Charabia à sens unique. Métronome déréglé. Bug dans le système. Charivaris du sable contre le vent

« Tu vois comment pote c'est ça que je veux leurs faire comprendre ben pote regarde ce qu'il y a ce que l’Amérique c'est  des obscènes des obscènes parmi les obscènes »

Un écran noir et lumineux dans le délire d'une nuit d’été.

« Ils n'ont rien ils baisent ils mangent ils boivent voilà pote c’est la vérité ils n’ont rien à foutre de leurs copains »

L’écriture automatique défilait. Projetée sur un panneau signalétique, elle débitait un flow de mots-pixels comme les dernières paroles d'un homme condamné aux limbes d'un formatage automatique.
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« Ils mangent ils boivent voilà pote c’est la vérité ils n’ont rien à foutre de leurs copains ils n’ont rien à foutre de leurs amis c’est la vérité pote regarde la preuve pote le FN pas content pote bleu blanc rouge pote et badaboum bada… »

Sur le panneau rouille et lumière, il y avait cette avertissements, ces quelques mots :

Surveillance par BodyCam.
Loi du 30 décembre 03 après l'I.A.F. ( Intelligence Artificielle Forte )
Zone Police d'Agbogbloshie
100003 Agbogbloshie
Tel : 01 / 01 01 01 00

Des mots-avertissements aux accents oxydés.

« Viens près de maman, on va lire. » murmure une mère à son fils, dans le contrebat de la méga-décharge.

« Halte la ! » hurle un BodyCam face au miroir éclaté de sa chambre d’adolescent.

« Et la colle, tu l as snife aussi ? » rêve le voisin de l'ordinateur paranoïaque.

« Iloveyouiiiloveyou » nous dit Dieu.

« 1+1=3 » nous martel les Hommes.

« Demain, je reviendrais » rie le clown drôle-pas.

« Hier j'ai vu le président se faire shooter dans le dos » discutent 4 gosses dans le château « Azerty ». Château de claviers. Le cimetière de la langue des anciens, celle des premiers mammifères avec des jeans «  Levi’s ». « Sick Sad World » Gravé sur la surface striée de l’hémisphère gauche. « En direct de Bagdad, Mickey mouse pour DisneyChanel ». « La conséquence ou la cause, qu'importe ». « Humain, trop humain ». « Qu'est-ce que ça fout, combien ça coûte, le meilleur sinon rien. Etes-vous sur d’avoir la meilleur assurance ? Que deviendra cet héritage ? ». « Ce soir, sur AgbpgbloshieTv©, la rediffusion du 11 septembre en HD Audio et Visio Cam ».

Le BodyCam arrive par la face-nord de la décharge. L’ordinateur paranoïaque fait trop de bruits. Vote-populaire : mise à mort par rétrovirus. La leucémie dans le chargeur. Insuffisance médullaire, anémie, fièvre, septicémie, hémorragie, il y a assez de balles calibres-lymphocytes-B-en-mutation pour créer l'explosion d'une centaines de bombes atomiques dans les nervures sanguines de son organisme de fer. « La mort sera lente » pense-t-il derrière sa visière holographique. « la m-mort sera b-b-b-brutale » bégaye-t-il d une voix-erreur404. L'arme à feu est braquée dans le vide. Une simple danse mécanique. Ce besoin de bouger, faire quelque chose, qu’importe. Regarder devant lui. Rien, le vide, juste un minuscule rectangle de lumière bleue dans le ciel, sans lune, d’une nuit d’été. Un pas après l’autre. Flash ! Les flammes d’un feu a ciel ouvert. Celui du plastique de milliers de fils électriques brûlant à l’unisson. Le regard braqué sur le sol noir gorgé de plomb, d'arsenic et de cadmium. Ratures sur papier griffé d’un sol en damier. Un pas après l’autre. Case noire. La jambe droite. Case blanche. Deux pieds sur le sol foulé. Un simple jeu, la mécanique d’une habitude bien huilée.

 « I’m singin’ in the dust. Just singin’ in the dust » chante-t-il d’un sourire poussière d’ange avant de lever la tête vers un ciel sans lune. Un pas a gauche, les bras levés et les semelles claquant le sol noir toxique et blanc de plastique, « I’m laughing at clouds » chantonne-t-il en faisant tournoyer son arme autour de l’index. La visière holographique replacée au dessus de sa tête, à la manière d’un chapeau melon, le BodyCam lève la jambe droite avant de tourner sur lui-même et s’en retourner enfant de la nuit. « In the dust... In the dust... »

Du bas de la colline, le BodyCam pouvait entendre la chose parler à son reflet déformé.

« On peut dire t’es chez moi t’es chez toi tu vois je suis chez nous voila je peux dire je mange je bois tu vois comment mon argent ton argent l’argent des autres les gens ils peuvent dire il est fou elle est folle tu vois comment ça me plait ça me plait pas tu vois comment l’Amérique pense qu’on travail pour eux c’est ça que tu dois te mettre en tête ils croient qu’on travail pour eux ils croient que c’est leur argent que c’est de leur poche tu vois comment c’est pas des conneries ce que je dis crois moi pote crois moi » Supplie-t-il aux fantômes, l’écran baissé comme face à un torse de métal, de plastique et de chair fantasmée.

mardi 10 janvier 2017

prenssée q

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Tente de quitte la tête en kit de qui t'es. Quitte la tête de qui t'es. T'es vraiment très mauvais comme être humain. (Prends-le comme un compliment.) Tu m'as donné l'espoir, d'un jour peut-être, avoir de l'espoir. Tu as bien fait de partir : tu m'as manqué. On t'appelle tellement peu que tu crois que ton téléphone est cassé. 

Parfois on dirait que t'es vraiment comme un brouillon de personne, comme une sorte de répétition générale pour une autre existence.
Je sais pas encore écrire.
Je sais pas encore penser.
Je sais pas encore parler.
Je sais pas être une personne.
Je sais pas être moi.
Serais-je un prêtre ? Même ma mère m'appelle "Mon Père".
Je pars en vélo mais j'oublie de le prendre. (Au milieu de la rue, je pédale, mais je m'aperçois que je n'ai pas de vélo). Quand tu ne sais rien faire, chaque journée
est une aventure.
(Ce texte risque d'endommager votre ordinateur.)
(Elle note des phrases, secrètement, en espérant que je ne les entende pas.)
Être né c'est obligatoire pour ce métier. Sur ta pierre tombale, cette épitaphe : “Pfffiouh ! C'était compliqué !”

Toute réelle augmentation de savoir se paie dans sa chair. J'ai plein de problèmes et de force. Tout me paraît difficile. Sauf quand je suis dans l'action. Sortir avec toutes ces nanas qui sont à l'aube de leurs dysfonctionnements. Une thérapie par le vertige, une thérapie par l'oubli.
Je vois bien comment ça marche. Les gens meurent et il ne reste rien. À part quelques affaires dans la rue vite dispersées. On fait table rase. Et on monte dessus en hurlant. Un quart d'heure de quart de gloire et dix qui font cent. Il ne reste plus qu'à revendre les moments précieux.
Je fume des sabliers.
Chaque minute, je la sens.
Chaque minute se divise et redivise.
Chaque seconde est une goutte qu'est un pied qu'est un pas.
Chaque seconde se divise et se redivise, et se microdivise et se redivise puis se divise encore et se redivise en plein de petites secondes.
Cette seconde explose en plein de micro-secondes comme des gouttes d'eau sur le plus grand de tes organes sexuels : ta peau. Il pleut ! Ça veut dire qu'il va pleuvoir.

Quand une vie est placée sous le signe de vents contraires, elle doit développer plus de force, pour être à peu près au même endroit que les autres vies. Le jour où ces vents s'arrêtent, cette vie contrariée s'aperçoit qu'elle est du coup plus forte que la plupart des autres vies.

Lutter contre l'algorithme qui te fait voir toujours la même chose. 
Lutter contre l'algorithme qui te met toujours avec les mêmes gens.
Quand tu sors, tu comprends pourquoi tu ne sors pas. Tout t'apprend que tu connais déjà la réponse. Tes pas sont un verrou. Tes pas sont un nœud. Qui serre et serre. Parfois, des forces assemblées ensemble s'annulent les unes les autres. Ce soir, vous buvez pour oublier cette soirée. Quand il te parle, tu n'écoutes pas vraiment les mots qu'il dit, plutôt le ton de sa voix. Ses yeux sont des divisions lunaires. Son sourire est une lampe tordue. Le jour il tue, la nuit il bavarde. Tu essaies de prendre un peu de sa douleur, pour qu'il puisse survivre.