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mercredi 15 mai 2019

Musique religieuse alternative




Détruit par un monde qui te faisait rêver, la joie de vivre t’est une douleur. Il faut définitivement se venger du 21e siècle. La porte est morte. Y a une fuite, Internet se décharge dans la réalité – style néo-toxique. Appuyer sur Fermer. Appuyer sur Ouvrir. Appuyer sur Fermer. Appuyer sur Ouvrir. T'exploses un écran avec un autre écran, pour qu'on le voit sur un écran. Tu sais ce que c'est d'être mort. Gueuler tellement qu’on t’entend pas. Suffit pas d'avoir le temps, il faut la tension. Trois douleurs plus loin, t’es toujours là, mais un peu changé. Quand tu regardes tes empreintes digitales, elles bougent. Ta planète c’est ton cerveau. T’es extraterrestre. Des doigts te poussent sur le visage. Y a un pilote dans le pilote : un cerveau dans le cerveau. C'est un sac qui contient d'autres sacs, qui contiennent d'autres sacs, qui contiennent UN sac qui mène vers une autre dimension. Où les plantes ont une structure humaine. Des bras reliés aux épaules. Les jambes aux hanches. Pourquoi c'est beau ? C'est beau dans le but d'arriver à vivre.
fleurs liquides
fleurs solides
fleurs cardiaques
fleurs dollars
fleurs euro
fleurs chauves
fleurs acides
fleurs lsd
fleurs heures
fleurs chères
chères fleurs
tant de fleurs
flaire
Seul, malade, dans une petite pièce bruyante et sombre au milieu de tout. Vivre ici, c'est comme vivre à un endroit où tout le monde va chier. C'est au fond du trou qu'on voit le mieux le trou. Si j'avais su qu'un jour j'en viendrai à écouter de la "PLUIE HD" ! Prix : 9€ + 299€ de frais de port. Je vis dans la pauvreté mais avec ce luxe dans la tête. Pour avoir l'heure je préfère une montre à 600000€, l'heure est meilleure. (L'heure c'est vraiment un truc sans pitié, tu peux être de n'importe quelle humeur, elle continue.) Le réveil sonne en même temps qu’un accouchement dans mon rêve. Dans le miroir, les sentiments me nourrissent et me décorent comme des bouts de viande postités sur le corps. - Ah tiens ? Suis dans cette vie-là ? Faut souffler le sommeil hors de soi. La respiration, c'est ce qui use le plus un corps humain. Quand tu respires, c'est comme si tu respirais le monde entier. Tu t’es fait un gros chewing-gum avec la pollution. La digestion commence dans la bouche, ton visage est bugué du tic des morts. Tout ce qu'on fait est mauvais pour la santé. Y a toujours un article pour nous le dire. Y a un article pour chaque chose, c'est terrible. Bientôt on va découvrir le cancer de la bière fraîche. Quand on est en mauvaise santé, on n'a que sa mauvaise santé à penser. Quand on est en bonne santé, il y a un excès de tout ce que l'on peut penser. Un vertige aussi auto-dévorant qu’extatique. 
Sagesses :
1/ Chaque journée est une pochette-surprise d'emmerdes. (Et les ordures d'un homme sont le trésor d'un autre...).
3/ Le petit-fils de Tristan Tzara est rédacteur en chef de Téléfoot, producteur à TF1. Ça, c'est la réalité. 
6/ Si tu penses dans le présent ta pensée future, ta pensée future devient une pensée passée. Mais certains pensent que c’est une erreur de penser que nous pensons. Est-ce que je suis bien en train de parler ? En tout cas je suis prêt à mourir pour que mon futur soit meilleur.
7/ Être "quelqu'un de bien", ça vaut plus que toute œuvre littéraire ou artistique. C’est comme ça que je vois les choses.
10/ La raison est une gamme restreinte de comportements. La plupart du temps, la folie prévaut.
La caractéristique du malade mental c'est qu'il n'a pas de transe. La raison permet la transe.
11/ Tout est faux. Même le mec qui disait "Tout est faux" dans le morceau de rap, était faux. (En fait c'était un bourge qui s'amusait). 
15/ Pour lire ou écrire, il faut de l'argent. Car pour lire ou écrire, il faut être au calme. Et le calme est un putain de luxe.
34/ Il faut toujours trouver de nouvelles extériorités. 
38/ Ce qui est important à savoir concernant une ville, ce n'est pas de savoir si ses baraques, ses bâtiments, font un étage, ou cinquante étages, c'est de savoir quels sont ses possibles.
100/ Les gens sont tellement habitués aux trucs faux que quand un truc vrai arrive, ils ne le voient pas. Y a un tel brouillage.
240/ Seule la maîtrise de la technologie nous permettra de contrer efficacement la technologie.

Tu mâches du knowing-gum, du savoir-gum. Vomis des trucs que t'as pas mangé. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a pas. De temps en temps, dans un état vertigineux, tu te dis que t’aurais droit à une vie normale, toi aussi. Tes pieds ressemblent à une angoisse, tes yeux à une explosion. Un vent se lève, s’engouffre dans ton propre crâne, et t’étouffe ! Pas de repos pour les autodestructeurs ! Un cafard te sort du nombril, les cigarettes rampent comme des blattes, y a des insectes dans tes poumons. Tu tousses et craches des insectes. Comme je le comprendrai bien assez tôt, tu n'es que blessures. T'es plus tout jeune (dans toutes les dimensions) mais tu ne seras jamais guéri d'être différent. T’es né hors-jeu, tu mourras hors-jeu. Presque personne ne t’a donné ta chance. Les rares qui l’ont fait étaient eux-même (elles-même) des outsiders. À défaut de lui donner un sens, l'addiction aura donné un rythme à ta vie. Les cigarettes découpaient le temps. Mais maintenant cette joie de ne plus fumer est comme une cigarette qui ne s'éteint jamais ! The chauve must go on !
Ah chérie, tu es tellement plurielle… Singulière pardon ! J'ai envie de m'allonger avec toi, tu crois que c'est possible ? Ta vie ne tient qu’à un flirt ! Allez jouons. Mon oreille écoute ton oreille. Je ferai l’ombre tu feras l’ombre. Tu feras le soleil je ferai le soleil. Je serai l’oreiller mémorisant tes rêves. Avec toi je vois la vie en arc-en-ciel... Il suffit d'un toucher et ton corps devient miroir. Ton corps est soudainement toutes les personnes qu'il a vu. Ton corps se souvient soudainement de toutes les personnes qu'il est devenu. Moi je te vois. T’es belle comme un robot. Tu m’as conquis baby. T’as plein de casseroles accrochées à toi et j'ai envie de couper les fils. Une chose que les autres n’ont pas saisi pleinement à ton sujet : tu es toujours allée au cœur des choses, autant que tu l’as pu, et le peux. Et tu en as tiré les conséquences. Et à partir de ces conséquences, tu as tiré d’autres conséquences. T’as vu un million de versions de toi-même. Alors que tout ça n'est pas fait pour être vu, tout ça n'est pas fait pour qu'on soit réveillés, tout ça n'est pas fait pour qu'on ait des yeux, alors que tout ça n'est pas fait pour qu'on le voit. Tu penses au vrai Temps, celui qui crée les montagnes, qui balaie les espèces. Le feu, la glace, le fer, la chair, le bois, les fleurs : la sueur de la vie. Enfant, t’as eu la sensation de quelque chose de merveilleux, de magnifique. Depuis, tu le sens encore parfois, fugacement ! Depuis t’es toujours à la recherche de cela. Ton moment préféré, c'est le voyage. Quel soulagement, quelle liberté, de n'être attachée, prisonnière, à nulle part en particulier, d'être en mouvement.

L'argent magnétise. Les gens prennent le large. Les rêves rêvent. La vie vit. La mort meurt. Les sourires sourient. Les bras brassent. L'amour aime.
La tête tilte. L'océan sonne. Le vertige verticalise. Le ciel erre. L'ouragan rage. La légèreté gèle. Le froid fige. L'enfant fait. La finale naît. Les naissances naissent. 

Marseille : feu de détritus sur le toit d’un magasin de beauté. Trois faux policiers contrôlent un vrai policier et finissent au commissariat. Tu marches cinq minutes dans la rue, t’as sous ta semelle l'urine de deux cent soixante-dix-huit personnes. Terminus modifié : quinze corps ont été retrouvés décapités près du centre commercial, cinq têtes ont été retrouvées dans un grand sac poubelle. Il se passe tellement de choses que pas mal de gens oublient le bord de mer. Vautrée sur un matelas punaisé, dans le bruit permanent de moteurs, hurlements, larsens, chocs, concerts mélangés (horribles concerts de ska-reggae), véhicules, kicks, agressions, bagarres, boîtes de nuit, disputes, fous en crise, embouteillages, c'est comme si tu te faisais rouler dessus 24/24. Audit des taudis. Tu enfonces dans tes oreilles des bouchons en forme de bite. Musique religieuse alternative. Le sentiment d'être comme fissurée de l'intérieur, d'être un puzzle divisé en une infinité de pièces qui cherchent désespérément à prendre forme. Les orphelins font des orphelins. Une distraction distrait d'une autre distraction, etc. On est enfermé dans des boîtes dans une plus grande cage, dans un complexe sans fenêtres. Les vidéos se vengent. Elles nous mettent dans des magnétoscopes et nous regardent. T'es en pleine remontada dans ta tête, mais le match est fini depuis longtemps. Il faudrait une remontada de plusieurs centaines de milliers d’années. T’as pas pu faire grand chose, t’as fait ce que t’as pu. Tu vis maintenant sans justification, et sans objectif - sinon continuer à vivre. Juste, tu rêves de rêver. Tout ce dont tu rêves, c'est de rêver, c’est de pouvoir rêver à nouveau. Compte ta tête. Ouvre la bouche et respire avant de t'évanouir. Et assieds-toi s'il te plaît.

Protestations.
1/ Il faut du temps pour comprendre que pour cette personne (qui s’était présentée à toi comme une amie, que tu avais prise pour une amie), les mots sont uniquement un moyen d'arriver à ses fins, et n'ont aucune espèce de rapport avec la vérité, un acte engageant une parole. Et c’est particulièrement moche pour une poète de n’avoir aucune parole. 
2/ Un autre truc moche c'est les riches qui se font passer pour des pauvres, les bourgeois qui se font passer pour des prolos, les chanceux qui se la jouent victimes. 
Et tant de gens pour fermer les yeux et ainsi valider toutes ces faussetés éclatantes, accablantes, multipliées, ces imposteur(e)s.
3/ Les imposteurs se reconnaissent, et s'adoubent entre eux, pour renforcer leurs impostures respectives.
4/ Si tu places la recherche de justesse avant celle du pouvoir, tu te feras évincer (de quoi que ce soit auquel tu aurais pu prétendre) par des gens prêts à faire et dire n’importe quoi.
5/ Chez beaucoup d'écrivains, poètes, artistes, on sent le confort, en filigrane, entre les lignes, entre les mots, dans les œuvres, en sous-texte. Et ce confort est une de leurs plus grandes faiblesses, en tant qu'artistes, en termes de justesse.
6/ Tu as également vu une personne faire un véritable business de ses traumatismes, dans ses ouvrages (à succès). Tout en étant brutalement cynique, vénale, méprisante et dominatrice dans la vie. Passés l’étonnement voire la sympathie envers celle-ci, pour le drame que racontait son œuvre, tu t’es aperçue que c’était une façon insidieusement manipulatrice d’utiliser la littérature à des fins autres. Elle se présentait en victime désarmante pour mieux dominer et manipuler les autres, faire des autres ce qu’elle voulait, autres qui devenaient à leur tour, des victimes.

Tu déprimes. Tu ne sais même pas par où commencer. Tu déprimes de partout ! Une des choses dont tu auras souffert : la solitude issue de la négligence des autres (le manque d’amour, d’amitié, d’affection, d’attention, d’estime, de considération, et bien sûr le simple oubli total).
Quand tu commences une journée, tu ne commences pas à zéro, tu ne commences pas neutre. Tu commences dans le négatif. Chaque jour tu dois trouver quelque chose pour aller mieux temporairement. Tout ce que tu fais (actionnes, crées), c'est une thérapie, une thérapie pour toi-même, et une thérapie pour les autres. En effet, si tu trouves des trucs qui te rendent mieux, qui te font du bien, peut-être ça pourrait également aider d’autres personnes. (Quand soi-même est une expérience qui dépasse soi-même.)
Quand tu commences une journée, tu ne commences pas à zéro. Il faut d'abord que tu repousses temporairement les ennemis extérieurs. Puis que t'affrontes les ennemis intérieurs. Avant de pouvoir te mettre, un peu, au travail. 

Il est pénible d'être dépendant de l'opinion et du jugement des gens. On pourrait dire que ce fut ton erreur de te mettre dans cette position. Mais en tant qu'artiste, comment faire autrement ? Comment ouvrir une porte sans clé ? Comment bronzer sans soleil ? Comment vibrer sans péter ? Comment braquer une banque sans s'énerver ? C'est lojique ou c'est jolique ? Résumé (de tout) : Quelle joie / Quelle douleur. 
Ça peut paraître fou. Mais parfois tu es à un tel point de désespoir et de solitude. Que tu te tournes vers tes ennemis, vers les gens qui t’ont fait du mal, dans une demande, une recherche amicale. Juste parce que tu les connais. Dans un espoir bien mal placé. Parce que tu souffres tellement. Que tu n’as plus les idées claires. Tu vois ce que je veux dire ? La musique qui te parle le plus : cris désespérés en rythme.
Ça m'endort de pas pouvoir crier. Ça m'endort très profondément de pas pouvoir chanter. Je peux passer ma vie en dormant si je ne peux pas faire cela. Je vais prendre une douche brûlante et longue jusqu'à ce que l'eau devienne froide. Créant, dans ma tête, des jeux pour échapper à ce monde.





***





Il semblerait que tu sois là. T’es arrivée au monde presque en même temps que ton cerveau, sans boussole, sans coordonnées, sans repères, sans communications. Ton cerveau c'est ta planète, une ville expérimentale. Ta planète c'est ton cerveau. Ton cerveau est une communauté internationale dont la vocation est de réaliser l'unité humaine. Ton cerveau est une communauté intergalactique dont la vocation est de réaliser l'unité cosmique.
Après avoir passé plusieurs mois dans l’Espace, le retour sur Terre est une sorte de renaissance, un choc, un accouchement. Tu débarques dans un monde que tu connaissais mais que tu vois désormais, et à jamais, absolument différemment.
- Oh Chérie… T’as donné mon nom à ton chien ?? Mais je parle aux planètes bébé !
Tu sais maintenant que l’on peut non seulement terraformer, mais aussi univerformer, cosmoformer. C’est ce que certains appellent head-big-banguer. Univerformez-moi ce vide. Cosmoformez le vide. La production de sperme a chuté de soixante pour cent en quarante ans. L'organe reproducteur humain le plus important, désormais, c'est l'esprit. Dans l’Espace, tu as cherché un langage pour échapper aux limites de la pensée, voir ce qu'on ne voyait pas avant. Ayant enfin atteint la vitesse maximale qui ne mène nulle part, tu as cherché des mots qui mènent hors des mots, des mots qui mènent hors de la pensée. Et alors tu t’es retrouvé dans la Nuit. Il y a eu un moment, ce moment, où tu as eu la sensation d’aller très profondément dans la Nuit, où tu y as avancé de toutes tes forces, mètre par mètre, millimètre par millimètre, avec une lenteur folle, extrême, cela résistait, la nuit résistait, solide, tu étais prise dans les fils du ralenti, comme dans une toile d’araignée, tu as failli y rester, mourir, ne pas pouvoir revenir, avec le sentiment d'une urgence extrême qui jamais ne sera effacée. C’est là que tu as effleuré cet autre langage, cette autre communication. Mais c’est comme un rêve lumineux, très net, en HD, dont tu n’arrives pas à te souvenir. 

Perte donnant
sur la
voix

Il est une heure une. Sur ton masque, des gouttes d'eau à couper au couteau, tu l’enlèves. Ta vie a été retrouvée suicidée en pleine forme. T’insistes encore sur le fait que tu n'es pas une robote, c'est suspect. Il s'en passe des choses là-dedans. On doit la parole à l'autre, et c'est pas toujours facile. Tu parles couramment le fou. Remets ton masque et dis-moi la vérité. Ton cerveau est lavé, relavé, essoré, délavé, ton cerveau sèche à la fenêtre. Ton cerveau se nettoie des images, sons, mots, qu’il est contraint d’ingurgiter en permanence. Ta chair bouge comme un liquide, ton esprit se libère, s'émancipe, évolue, c'est insupportable. Insupportable ! Tous les jours tu sens qu'on est au Moyen-Âge. Du Néandertal au néant total. Plus tu vis, plus tu vois les schémas. Un humain est un algorithme de 10247 lignes. Les racines des comportements désastreux de l'espèce humaine (comportements individuels et modes d'organisation sociale) sont anciennes, profondes. Les humains veulent soit donner des ordres, soit en recevoir. Y a plus d’armes que d’humains. Des dingues avec des flingues. On tire sur tout, on tire même sur les flingues ! Fête Bête dans cimetière mort. Le sang et l’air sont en guerre. Montagnes d'ordures, océans de plastique. Ici tous les jours, c'est la fin de quelque chose. On flippe comme on respire. « Tu m’as buté bâtard ???? ». « Ton cerveau est resté dans le bide de ta mère ? ». Il faudrait des changements radicaux dont l’humain est actuellement incapable. Tu aimes beaucoup les mouvements de caméra d'Alien, ça te calme. Comment une personne aussi douce peut vivre sans se brûler à la réalité ? Et ce derrière est vraiment très touchant. Tu sais, les courbes qui sont comme des frissons. On danse pas c’est le sol qui bouge. T’as pas tes seins dans ta poche, tes tétons sont connectés à tes yeux. Les ciseaux sucent. Des boucles, des bouches. Ça sert à rien que tu pètes pour me faire apparaître, toutes les cellules de mon corps crient ton prénom. Dangerous DS, métisse SS. Ton cœur bat pour le contrôle : ne pas être n°1, c'est perdre. T’as un compte-bite à la chatte, tu es une femme d'action. Mais t’es contrainte à rêver. Tu te fuirais, si tu le pouvais. Si tu pouvais fuir de toi-même, maintenant, tu le ferais. Rassemble-toi, plutôt, s’il te plaît. Dans le sillage des blessures de siècles entiers. Enceindie. Perfucktion. Pyrogène soléiforme. Ô caresses guantanamoéennes, big-bangogènes. Mon doux, mon bel amour flashballé. Les RG t’ont fiché "fait chier" (FC), la meuf qui Fait Chier. Le terrible phénomène qui fait que l'on en veut à la personne qui est malade. Ton organisme ne comprend pas tant de fleurs appliquées sur sa peau. T’as pas l'habitude d'être détestée. C'était pas des extraterrestres c'était des extraC.R.estres. Allez, console-toi, au moins un point positif : se faire tabasser c'est être vivante ! Les rockeuses sont plus héroïques aujourd'hui (en 2019) car il n'y a plus de système pour elles (plus de système pour les glorifier, et pour les rémunérer). Ta vie c'est ta voix, toute ta vie c'est ta voix. Tu préfères être toi, et vivante, qu'une star magnifique, morte. Faire quelque chose de vrai c’est plus important que d'avoir du succès, même si tu préférerais avoir du succès. Tu essaies à fond même quand tu sais que tu vas perdre. La seule subversion qui te semble possible est d'entamer un travail profond de son côté, de construire avec le plus de justesse et nécessité imaginables, sans attente. Avoir une vie sombre, maîtrisée, terrible : un esprit très libre qu'on a cherché à dresser, et qui utilise l'apparat du dressage pour tout niquer.

Musique-fiction. Freestyle :
Cinq, quatre… trois, deux… YO. Madame...? Hostile. Madame Hostile. / Fille issue d'une fille issue de plusieurs générations de passants. / La femme qui s’est dribblée elle-même. / Créatrice de silence. / Je peux te voler stp ? / Merci de m'avoir oublié. / I'm fou. / T’as dans ta main la clope des chiottes. / Hot. / Mauvais jour, mais court. / Faire court prend plus de temps. / T’arrives même à faire rimer. Des mots qui riment pas ! Han. / T’as le pouvoir. De ne pas voir. / Nous sommes des trous. Dans lesquels y a du souffle. / Tu voulais un scooter on t'a inscrite chez les scoutes. Tu rêvais d'être scoute on t'a acheté un scooteur. / On ne détruit pas. On modifie tout. Pour tout recréer. / Faut pas déconner, on devient fou. Moi je deviens fou, ça me rend fou, y a cinquante ans que ça me rend fou, et ça me rendra fou jusqu'à la mort. / Dérangé par l’ombre d’un gabian, le pigeon a pigé bébé. / Y en a des choses qui se passent là-dedans. / On se fait engueuler d’être vivants ! / Je dois avoir une angoisse. Mais je pense que je ne la sens pas trop. / Tu es joli je suis magnifique, la vie est courte, faisons-le ! Bisous, Désirée. / Tu t’es vengée de la langue française, épilée par des épileptiques ! / Ce qui est mort peut pas mourir. / Tu bois vides des bouteilles d'alcool sous la douche, pisses sur le bar-tabac de garde. / Tu fais même rimer des mots qui finissent pas pareil, oh ! / La jeunesse se répand comme une épidémie parmi les personnes âgées ! / Rien de mieux qu'un bon vieux berger allemand pour trouver de la drogue. / Stap.
- Ptit conseil : faut pas laisser des personnes mauvaises rentrer dans ton lit, même quand t'as envie de baiser !
- 50€ pour cette info ? OK merci chuis guérie docteur !
Stop.

Tu te tires une balle dans la tête et émerges de ton rêve comme d'une bulle qui éclate. (Dis bonjour à Monsieur Monde.) À chaque fois c’est pareil, tu t’endors et ta respiration s'arrête, t’es obligée de te réveiller. Dans les trous on a des yeux et des cheveux. Et on est fait de plus de bactéries que de cellules... Par pur snobisme, on refuse de marcher dans des escaliers mécaniques à l'arrêt. On aimerait bien faire la gueule mais on y arrive pas tellement on est habillés de façon ridicule. Nos vies seraient complètement différentes si on avait les têtes d’autres personnes. Explorant des apparences variées, tu explores -interprètes- différents personnages, au cours des années. Tu dois veiller à ce que tes idées ne te bouffent pas. Tu oublies les choses, mais te souviens tout de même de leur oubli (à défaut de leur contenu). Du coup tu notes tout ce que tu peux immédiatement, avant que ça disparaisse de la blancheur de ton esprit. T’es tellement tendue vers l'objectif que t’as tendance à zapper les étapes intermédiaires. C'est pourquoi tu te fais des listes écrites d'actions à faire, dans l'ordre, pour chaque journée. Décomposes les actions qui mènent à l’objectif. Plus que passer son temps à justifier qu'on relie diverses pratiques (écriture, danse, chant...), on devrait plutôt s'étonner qu'elles aient été séparées. Créer est une façon de faire de la critique. Moins exposés aux médias, peut-être qu’avant les gens étaient plus particuliers, plus singuliers, plus "eux-même" ? Peut-être. En tout cas, il faut qu'on trouve nos pensées à nous. Là on se sent des prolétaires de la vue, des prolétaires du panorama. Des prolétaires du coucher de soleil. On sait qu’il est là mais on peut pas le voir, y a un mur devant, y a un immeuble devant, y a un portail fermé à clé devant. Norizon. Anormal, anormal. Biodégradant. Überté. Bureau de la Normalité. La cible est le message. (Et la cible c’est nous). Ceux qui sont nés vivants, sont contents de l’être et veulent le rester (slogan). Après ce texte y a plus qu'à se bourrer la gueule pour oublier le futur ? (On boit parce qu'il est impossible d'avoir une conversation avec qui que ce soit.) Vous pouvez commander auprès de l’éditeur votre « Attestation de foudroiement ». Chaque lettre est aussi grande qu’un enfant. Il y a un vrai risque que les chimères s'effondrent. C’est comme donner un coup de boule à une licorne. La découverte inexorable de ce qu’on ne veut pas savoir. Sans tension, tu ne jouis pas. On a des ennemis bien plus importants que nous-mêmes, ne nous laissons pas distraire. Car on est vraiment forts pour gagner à qui perd gagne. On aime tellement imaginer que nos faiblesses sont issues de super-pouvoirs. Tu veux brûler toutes ces petites ondes. Tu prends ton téléphone et tu parles dedans pendant des heures (il est éteint), ça te fait du bien. Nostalgique, t’as envie de retrouver un mélange d'alcool et de parcs. Pour boire avec bonheur la boisson qui rend bête, dans du vert, du chant, des langues (roses). Lécher l'heure, lécher les horloges, lécher les montres. La bière est le sablier. La peau est un aimant pour qu'on s'y caresse. Les moustiques sont tes grains de beauté, je serai ton sourire. (C’est dans le « presque » qu’est tout le sourire.) Dormir, c'est être vivante, d'une manière originale. Tu dors mieux le jour que la nuit. Quand tu dors t'es complètement sincère, tu peux pas faire semblant. Tu joues au ping-pong dans ton sommeil. Dans la tête en latex. Si tu ne te reconnais pas, qui va te rappeler qui tu es ? Tu penses à cet homme, qui est présent-absent. Il fait partie de ceux qui vivent sans tout à fait être là. Tout en se prenant au sérieux aux mauvais endroits. Il se penche, car l'ange qui le domine est tellement brûlé qu'il est fendu dans toute la hauteur. Je me présente : Mona K.O., Roboy, plume pour robot, voyance mix, voyages psychiques sur Mars. À travers le feu, tu vois l'océan. L’homo sapiens a fait disparaître toutes les autres espèces humaines. On fait tout disparaître, même nous-mêmes ! Toute personne anormale, différente, se retrouve toujours à servir des gens normaux. Dans les émeutes, les visages sous les foulards, les casques, les cagoules, sont les mêmes que ceux qui doivent verser un loyer à des personnes riches, pour des logements décrépits. Des fois tu voudrais faire la gueule au monde entier. Mais c’est pas une solution. Ton âge est tellement bizarre. Ton âge est tellement changeant. Tu le tues, il grandit. Tu vis aussi longtemps que la dernière personne qui se souvient de toi. Et au final, toutes nos tombes auront la taille d'un moustique. Enterrement pour un océan. Au point 0, là où toutes les montagnes se mesurent. T’entends les cris des gabians. T’as presque une nostalgie de maintenant tellement t’es bien. Tu sens la vie, pure. T’es tellement heureuse que t’es jalouse de toi-même. Le soleil fait rire le ciel. Lumière et mer. Dans l'eau il y a beaucoup de force. 










































vendredi 21 décembre 2018

"C'est la folie infinie..."

C'est la folie infinie.
C'est la révolution infinie.
C'est la vie infinie.
C'est pas fini.
Je me tire une balle dans la tête en gagnant ! Trou speed… Mais c'est comme cracher un mollard quand on porte une cagoule, le cerveau n’était qu’un bouche-trou : on va beaucoup plus vite sans idée. (Ils mettent les idées dans des mots qui te font réfléchir, c'est comme ça qu'ils te piègent !). Les portes te frappent, l’heure te poursuit. Il y a tant de forces dans ce monde, tant de forces qu'il faut constamment distraire, occuper, détourner, contrôler, endormir. La transe OUI, l'hypnose NON ! Pour une brèche dans l’espace-temps ! Pour des brèches dans l'hypnose collective organisée, pour des éveils ! Est-ce que t’es bien queer ? Est-ce que t’es bien bio ? Est-ce que t’es bien polyamoureux ? Oui ? C’est bien tu t’es bien conformé aux mots d’ordre soi-disant subversifs (quelle époque subversive nous vivons !) qui te font croire que tu es quelqu’un et qui endorment ! Contre l’immersion, contre l'immersion collective qui vient. Je bugue et freeze devant les écrans qui réfléchissent. J'ai perdu l'odorat, l’ouïe, le goût, le toucher et la vue, mais j'ai toujours le souvenir des écrans. Mon corps, mes muscles et mon souffle, sont mon véhicule, mon moyen de déplacement. Ça serait bien de ne pas perdre cela de vue. (Avec Gérard on dissémine des bières à travers la ville pour faire des bonnes surprises à ceux qui tomberont dessus.) Je sais tout mais j’ai rien, quand je suis seul je suis invivable. Je tombe dans des trous à l'intérieur de moi. Passe ma vie devant des compteurs de temps. Regarde les séries et les films en accéléré (vitesse x1,5 ou x2). Quand une chose en entraîne une autre qui en entraîne une autre… Une sagesse que je dois acquérir : apprendre à ne pas connaître la fin de l’histoire, accepter de ne pas savoir la suite. (J’y suis pas). Avis aux scénaristes : j'ai pas besoin de faire le deuil de putains de personnages imaginaires. Les footballeurs sont millionnaires et les poètes des clochards. Jdis ça jdis rien ! À quoi ça sert d'avoir du pouvoir si on n'aide pas les autres ?
Aujourd'hui on ne peut plus écrire "autonomie" tranquillement sans que cela l'écrive à notre place. On est tous plusieurs : par exactitude, on devrait tous se vouvoyer. On pogote en silence. Un coucou cool. - Et pan sur la nouille ! On se prête au bizarre jeu de rôle qui est de ne jouer aucun rôle. Me souviens de toutes sortes de bouffées d'air différentes – de toutes sortes de goûts, d'ambiances, de lumières, de températures, d'odeurs, de bruits, d'humidités, de pressions atmosphériques, d’éclats. Toutes sortes de bouffées. Jouer avec un clavier qui contrôle le corps de quelqu'un. Chaque touche, une position différente. C'est comme une guerre dans laquelle chaque phrase est une bataille. Créer c'est assembler un puzzle qui n'existe pas et que personne ne nous a demandé de faire. Chaque texte, chaque création, m’achète un droit de vivre pour quelques jours, puis ce droit s’évapore, et il me faut à nouveau le regagner (inlassablement). Le jeu est souvent de trouver quel est le jeu. Mais quand on a trouvé, c'est trop tard. Alors si on doit jouer à des jeux, autant les créer non ? Je compte les gouttes de pluie. Les gouttes sur les vitres. Les gouttes sur les pare-brise. Les gouttes de sueur. Les gouttes d'eau dans les vases, dans les piscines. Les gouttes sur les rideaux de douche. Les gouttes de pisse, les gouttes de sperme, les gouttes de sang, de sable. Je compte les gouttes je les compte. La pluie nous indifférencie. Tout à coup, on est tous mouillés, tous pareils, tous dans le même état, unis dans la même expérience existentielle, temporairement rapprochés. (Les formes, c'est de la pluie concrétisée.) J'ai même trouvé ton empreinte sur une flaque d'eau. Avant tu n'étais personne, tu n'étais rien. Et la souffrance t'a sculpté, a fait de toi quelqu'un. Une personne. Une singularité. Il se passe dans ce monde une tête impossible. Dans ta tête tu vois une tête coupée. Dans ta main tu tiens une main coupée. (silence.wav). Tu te voles trop. La seule chose qu'on peut se voler à soi-même, c'est pas un objet, mais du temps, ou des idéaux, "sa propre vie", se voler à sa vie, se voler soi-même de sa propre vie. T’as pourtant des idées pour plusieurs vies – mais n’en accomplis que très peu. Le déclinisme c'est enthousiasmant ! Cet immeuble : un écosystème fait de blattes, de mites, de cafards, de moustiques, de mouches, de punaises, de poissons d’argent et de puces, de rats, de chats, de pigeons, de geckos, de rampants et ailés, volants, glissants en tout genre... Les murs en sont liquides, ils courent et roulent et se répandent. Un chaman chute dans une tête, qui la passe à une autre tête. Ça part loin, près, partout, ça parle partout. J'ai rêvé que je ne dormais pas, me réveille crevé. On est allongés debout. Au loin, les derniers salariés manifestent dans un monde de chômeurs. Ma digestion fait tellement de bruit que j'ai l'impression qu'un truc vivant se fraie un chemin à travers mon ventre. Les boutons sur le crâne sont pleins de petites cornes. Je rêve de piquer un moustique. À chaque réveil j'écrase un moustique gorgé de mon sang. Les moustiques sont de plus en plus intelligents. Les moustiques me piquent le front et la tête et aspirent mes pensées. Puis je les éclate sur le mur. Suis entouré de pensées écrasées, ou bourdonnantes hors de moi. Ça finit en psychose, mes propres poils me piquent et sucent mon sang, j'écrase des moustiques mais c'est de la poussière. 

"Si t'étais acteur dans une série, même si la série était nulle, je la regarderais quand même." C'est la plus belle chose qu'on m'ait jamais dite ! Suis tellement bien dans mes basques, tellement heureux d'être moi, d'être vivant, putain. I FEEL BIEN. Maintenant que je te connais, j'ai envie de vivre plus longtemps.
Tu es une femme-fontaine
de bonté. Toute la journée est un prétexte pour être l'un contre l'autre à la fin. Tu es venue au monde pour que je te caresse.
C'est la difficulté de mon chemin qui me permet de voir pleinement ta beauté. Mon chemin me permet de t'aimer. 
Aujourd'hui mon job, c'est d’être heureux.    

Rêver sans plafond. (C'est un de mes rêves préférés.) On regarde loin devant soi les yeux fermés. Puis on se réveille dans les cris d'enfants et les pépiements de centaines d'oiseaux en migration vers l'Afrique. Les chats aboient. Ma tête est verrouillée, je suis prêt à shooter. Ici y a que des chauffards : même les piétons ont une marche dangereuse ! But bête : drague / drogue. Une mythomane te dit qu'elle est mythomane. No excess veuve noire. J’ai 44 ans. « 44 » c’est SS. Et « SS », c’est double sexe. Explosion logique junkie. Ces pensées sont des poissons qui nagent en nous. Il est six heure six dans le 66. Lorient c'est à l'ouest. Les centenaires se tournent vers l'avenir. Inventé masque anti-pollution avec trou fume-cigarette. J'aime pas les conflits (mais j'ai rien contre une ptite baston de temps en temps). Pochette mélange de drogue-surprise : t'achètes une boîte de pilules neutres sans savoir quels mélanges y a dedans. Et les fausses prescriptions se mangent comme des cacahuètes. 77kg d'artères bouchées. Y a des matins où faut vraiment pas boire sa pisse. Si un jour vous me voyez et que je ne sue pas, vous pourrez réclamer un remboursement. Il fait nuit, les gabians volent au-dessus des toits, leurs ventres éclairés par la ville. Le visage et l'identité des piétons traversant hors des clous sont affichés sur écran géant jusqu'au paiement de leur amende. Un homme est retrouvé découpé en morceau avec son visage pelé cousu sur un ballon de foot. Le monde est à nous. Sauf que parfois ils éteignent la lumière. Mais j'ai ma lumière avec moi, elle est une femme, et ma lumière a elle-même une lumière. La justesse m'importe plus que le succès. Cela ne veut pas dire que je ne souhaite pas le succès, mais y a un ordre de priorité. 
- Le troisième orifice est un tunnel spatio-temporel ?
- Désolée, je ne révélerai rien, mais la chrono-baise vient d'être expliquée.
Dis tout ça d’un coup, c’est parti : Madonna, Maradona, John Cage, John Cale, JJ Cale, Cali, LL Cool J, JJ Goldman, ZZ Top, KK Null, TOTO, Talk Talk, U2, Tété, Tonton, Dee Dee, Bibi, A-Ha, Gaga, Yeah Yeah Yeah, Oui Oui, Saï-Saï, tchic-tchic-tchic, Wet Wet Wet, F.F.F., The The, Gus Gus, Duran Duran, Dong Dong !
Mon fils a lu ça il est devenu mon père mdr. (Pizzarerie modifiée.) On ne peut pas ne pas réagir négativement. Quatre et quatre qui font dix. 1er suicide robot. Suis pas d'humeur à avoir des chaussettes trouées. Une pensée c'est comme un fil. Il peut être coupé. Ou plein de fils peuvent s'emmêler. Il y a des fils épais, de la grosse ficelle, et des fils tout fins qui cassent facilement. Et le fil peut vibrer, se déformer, onduler, si on le confronte à des vibrations (autres pensées, musique, son, bruit, couleurs...). La nuit à WARseille les putes opèrent dans le parking de l'hôpital psychiatrique. Cinq mètres. Cinq mecs. Cinq maîtres. Le seigneur des anus nourrit ses trous du cul. Y a de la lumière mais pas d'interrupteur, du coup on doit visser et dévisser les ampoules pour allumer et éteindre. Descendre en dominant, et remonter en gagnant la coupe intertotale. - Papa, si y a des transhumains, alors y a des transoiseaux ? Des transchiens ? (Des transporcs ?). Merci de m'avoir menti. Ça y est j’ai pigé. T'es méchant mais c’est juste pour m’ouvrir les yeux. Chaque nouvelle génération est plus aliénée que la précédente. Après l'âge d'or, l'âge dort. Prophète des temps éteints. On est tous vieux de 4 milliards d'années. Tes idées sont ridées yo. Ta vie est une insomnie. Et faut souvent une vie entière pour une toute petite avancée. Heureusement tu t’es perdu. Si on bloque le blocage ça débloque bien ? Le bruit de la respiration ressemble à des voix qui me parlent. C'est pas un hélicoptère juste la bouilloire ! Je dors et rêve à des textes bien meilleurs que les miens, je les vois noir sur blanc. (Du coup, c'est tout de même mon esprit qui les produit, quelque part !). Dans un train y a ceux qui regardent à la fenêtre, et ceux qui la couvrent par un rideau. Une lampe UV permet de savoir si vous allez mourir. Tu veux savoir ce que je pense ? Que "bizarre" est un mot inventé par les gens pour rabaisser les personnes super intéressantes. Tranquillement, le business tue l'émotion. Y a comme un bug dans la gratuité. (Être pauvre c'est un boulot à plein temps.) Chez toi c'est dehors mais avec des murs. Ce qui est terrible, c'est que c'est maintenant que j'ai terminé ce texte, que j'aurais la compétence pour le commencer. Cf. le futur. Quand tu commences à trouver que Radio Nostalgie passe de la meilleure musique que les autres radios… "La vérité n’est pas la vérité." (la suite du texte est payante). Des fois tu as gagné mais tu ne le sais pas. Du coup tu as perdu (tu vis ta vie comme si t’avais perdu). Bref il ne faut pas seulement avoir les choses, il faut savoir qu'on les a. 
Forever rêveur. Le monde est réveillé, il t'attend. Rends honneur à la vie qu'on t'a donnée. Quand tu fermes les yeux, la journée est finie. Tu ne la verras plus jamais. Tragictoire. Je t'embrasse de ma part,

dimanche 6 mai 2018

∞

∞


J'ai envie d'être dans la vie, je veux être dans la vie.
J'ai envie d'être dans la vie, je veux être dans la vie, je veux vivre.
(début de chanson ou poème)


Je te parle à travers le plafond.
À force d'être née. Je suis là. Très propre et très fraîche mais à quoi bon. En ma présence il n'y a que moi.
Je perds beaucoup de poids le soir à cause de mes pensées. 
J'entendrai plus jamais le silence de ma vie. 
Je voudrais apporter de la joie mais j'ai mal au crâne. Avec parfois l'impression d'être beaucoup trop simple pour toi. On est toujours trop quelque chose, et pas assez autre chose. 
Chuis pas sûre que non. C'est pas faux qu'il ne faut pas. C'est un oui pour refuser.
Je t'aime. C'est la conclusion de mes calculs.

Sous nuage de cheveux : tes yeux extraterrestres. Ce soir on se rencontre.
Tu n'es pas une personne, tu es un projet collectif.
Tu étudies la partie profonde du cerveau qui combine émotions, gestes et pensées.
Tout ce qui est faux, tu élimines. (Réponse simple pour réalité complexe.)
La discipline est notre seule liberté.

T'aimes pas la lumière, et t'aimes pas les lunettes de soleil ? 
Les films porno ça te terrifie, les films d'horreur tu te branles dessus ? 
Bon, chacun ses particularités hein !

Selon certaines catégorisations, tu serais hypersensible. De mon point de vue, tu es normale, et c'est beaucoup d'humains qui sont des brutes.
Oui t'es pas « étrange », c'est l'inverse. Tu es la première personne « normale » que je rencontre. Et maintenant que je te connais, j'ai l'impression que tu m'as manqué toute ma vie. 
Il faut que tu vives. J'en ai besoin. C'est un ordre. 

Il est 16h du matin. Job : sexophoniste au pornhôtél. Pssst, Mathias, la poésie, c'est par là !

Je ne suis pas un meuble. (chanson hystérique)
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas une chaise
Je ne suis pas un pied de micro
Je ne suis pas une table
Je ne suis pas un potiron
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas un bureau
Je ne suis pas un stylo
Je ne suis pas une étagère
Je ne suis pas un pouf
Je ne suis pas une armoire
Je ne suis pas un comptoir
Je ne suis pas un tabouret
Je ne suis pas un cabinet
Je ne suis pas un meuble
Je ne suis pas un meuble

Et chuis pas une pouffe OUF.

Tu fais d'abord et t'apprends après.

Éduqué à mort, la folie est ta valeur refuge. On te dit que tu es malade, tu protestes : « je suis fou, pas malade. »

Tu te réveilles comme une prison. C'est un lieu tout petit. Mais plus il y a du monde dedans, plus il paraît grand. Les secrets de l'univers sont imprimés dans les cellules de ton corps.
Tu inventes une machine pour trinquer avec toi-même.
Et ton prénom est un couvercle qui te protège de la schizophrénie. 

- alors en fait toi c'est moi ? pendant tout ce temps ?
- C etait exactement ce que j ai pense en te lisant
- t'es une sorte de reverb amplificateur bizarre de mes pensées ???
- Et moi c etait toi
- une créature que j'ai créée en croyant qu'elle me créait ???
- Yep
Fightclubiserait tu
- t'es dans tes pensées tu suis pas la mienne - il faut dire que les tiennes sont bien
- Radio Fréquence Merde, c'est Radio Merde dans ma tête ! Je ne suis pas un robot chanté sur l'air de "Je ne suis pas un héros" !

Le son et la pensée ont partie liée. Le son peut bloquer la pensée, lui nuire, l'annihiler, la mettre en souffrance ; et  inversement, l'amplifier, la créer, la fertiliser, la développer.
Son et sein, mmmh.

La musique terrienne est un miracle. Une mémoire non acquise par des moyens conventionnels. 
Mais si vous connaissiez les artistes que vous adorez, vous n'écouteriez ou ne liriez plus rien.

Je cherche une machine à silence, un walkman à silence. En bas de chez moi y a tellement de gens bourrés qu'on dirait une zone de guerre. Le pays de celles et ceux qui se lèvent à 15h et commencent l'apéro à 16. C'est la Fête Forcée, la Permanente Fête Forcée, à vide. « Jpeux sniffer ta narine steuplaît ? » Être entouré tout en n'ayant aucun soutien. Une curieuse envie de poignarder un mur. C'est le pus le plus pur. 

Le gouvernement tente de faire passer l'obéissance pour un jeu.

Si ça ne vous plaît pas, sortez immédiatement de ce texte (et de la salle où vous êtes), je veux qu'on soit entre gens motivés.
Qui que vous soyez, où que vous soyez : formez une meute. 
D'humains, se prenant, pour des humains.

Maintenant marcher dans la rue, ou faire du vélo, consiste principalement à éviter des débiles penchés sur leurs téléphones. I know that you know that I know !
Tu bois de l'eau en plastique. Chacune des tes pensées est un sms. Ton lit c'est ton chargeur. 

Prophète au polaroid, j'écoute. Chuis loin du feu mais comme y a pas de feu ça va. Je suis un putain de rêve qui marche. Une enzyme mutante. Dévoreuse. Créatrice. Mes cheveux ont des problèmes de peau. Mon écharpe est un polochon. J'entends certaines personnes mieux que d'autres. 
C'est bien, je ne suis pas allergique à ta salive, ou à ta sueur. Nous pouvons continuer. 
Voir ma bite c'est comme voir un chaton, bébé. T'es ma nouvelle série préférée.
Avec mes postillons ta barbe va tomber enceinte. (Mon shampooing c'est de la terre.)
Demain dreaming. I am you. You are me. De plus en plus de gens, de plus en plus d'histoires. Tout le monde fait des choses que personne ferait pas. Quand une journée est foutue faut penser à sauver le lendemain. Les gens qui attendent, à 8h20 du matin, devant les portes du Lidl et du Casino, l'ouverture. Immobile, sculptural, suis vêtu de câlins, de caresses, de petits baisers. Aujourd'hui je me ressemble plus qu'il y a dix ans. L'étoile molle du cerveau, la zigounette des doigts. 

Élégie à tous les morceaux de musique disparus, à tous les poèmes disparus. 





mercredi 17 janvier 2018

Rêvez pour moi (svp)


Ma chambre c'est comme si c'était dehors mais avec des murs autour. 
La nuit a apporté sa moisson de pisse sous la porte. 
Je fais pas un bruit, j'ai peur de cliquer trop fort, j'ai même peur de respirer trop fort.
Être seule tout en subissant la vie des autres, c'est un truc qui use profondément. Vivre nous apprend la douleur et qu'il y a toujours pire que pire. Une éternité à suffoquer par une bouche inexistante. Mais la vie nous permet aussi parfois de nous forger des souvenirs imprévus.

Je me mets des bouchons d'oreille, puis place sur ceux-ci un casque audio relayant un énorme bruit saturé en boucle.

J'avais un carnet avec ma mémoire. Mais je l'ai perdu. 
Et en me couchant, j'avais l'intention de penser. Mais je me suis endormie.

j'ai de grands rêves, de très grands rêves
de grands rêves pour toi, de grands rêves pour moi
des rêves carrés qui s'agrandissent en rectangles
des rêves isocèles qui se hérissent explosent en étoiles
des yeux qui deviennent des globes qui deviennent des bulles de lumière qui deviennent des soleils
j'ai de grands rêves, de très grands rêves
c'est peut-être ça qui m'empêche de dormir la nuit
c'est peut-être ça qui fait que la vie ordinaire ne me satisfait pas
j'ai des rêves fous, des rêves d'y aller à fond, des situations grandioses, des rencontres exaltantes, des aventures jubilatoires, des galères même
du coup au quotidien c'est pas simple j'ai ce truc en moi et autour je trouve que tout le monde ou presque est en intensité basse, en mode bzzzz
je pense à de grands escaliers, des grandes marches, en grosse pierre ancienne, un endroit de sacrifice et d'arbres avec une très belle vue
des brillances, des sourires, des succès électriques, une excitation palpable dans l'air la lumière les peaux les regards
un point de lâchage et de mélange avec le monde, un impact, un frottement avec tout
j'ai des grands rêves, avec toutes sortes de formes, plastiques, changeantes, sans cesse grandissantes

Manquant de compagnie, je sépare mon psychisme en plusieurs pour pouvoir discuter avec quelqu'un : elle s'appelle Julia, elle confond la clé USB sur la table avec une cigarette électronique et se met à tirer dessus nerveusement. Elle veut vivre avec la plus grande intensité. Elle veut ressentir chaque moment de sa vie, aussi longtemps que ça dure. Elle veut être plus que simplement vivante. Elle veut passer à travers. Passer à travers quoi ? Passer à travers ma tête. 
Univers illicite détecté. Suppression en cours. Crâne recapitonné.
Jouer dans un autre monde : cliquer ici. Plusieurs cœurs battent à l'intérieur de toi. Flaques d'eau pleines de ciel. Des mutantes débutantes. Viens nombreuse, avec tous tes tois. Prends pas de billet retour. Quand ça commence à fondre, quand toute identité se perd. Ce point de tension du corps, ce moment de tension du corps, quand ça hésite à sortir soit par le haut, soit par le bas. 

Dormir est devenu associé à une souffrance. Dormir avec quelqu'un d'autre, une impossibilité.
Je suis dans une tension du temps. J'ouvre la fenêtre pour que la nuit sorte de chez moi.
Prendre des vacances de soi-même. Ne pas être enfermé dans ses réactions ses sentiments une petite vie. Quand je vois ton enfant, je me dis que c'est beau ce que cela dit de toi. La peau du fœtus est une grande oreille. L'air et l'eau sont plus précieux que l'or. Le soleil c'est la vie (répété). 

À -9°, je marche, le long des murs chauds. Je bois des verres remplis de respiration. On va se réchauffer au rayon surgelés du supermarché, fera moins froid qu'ici ! 
Paris est devenu un paradis pour les bourgeois et un enfer pour tous les autres. 
Ici les voleurs te volent honnêtement.
Heureusement, la mort est toujours à peu près communiste (plus pour longtemps). 
Devoir choisir entre l'horreur de la grande pauvreté et l'horreur de ne pas créer.
(À la recherche du Revenu Minimum d'Insertion Chamanique.)
Petite annonce : je corps plein de mots, de gestes, de sons et de pensée. Engagez-le !

Tu marches avec un bruit de photocopieuse. (Les billets de banque ne poussent pas sur ta peau comme des ailes.). À l'angle de ce carrefour : un grand écran numérique, publicitaire, traversé d'images et d'inscription en mouvement. Au milieu de la ville. Ciel gris, écran lumineux. Et cet écran paraît plus net que la réalité autour. Cet écran a une meilleure définition que la réalité. 

Les surfaces-écrans deviennent peu à peu des piscines à débordement sans épaisseur ni bord. Dans lesquelles les humains plongent. C'est commencé, même si le futur cherche à se défendre contre le présent. 
Il y a du rouge à lèvres dans l'électricité. L'électricité parle. Le fil parle. Le fil électrique parle.
On doit creuser profond, avant de trouver quoi que ce soit de réel. Le message le plus important de ta vie est parti en spam.

Nouvelle loi passée à l'Assemblée : il faut pouvoir exprimer au moins cinq émotions pour être classé comme humain.
Certaines personnes, plus elles vieillissent, moins elles deviennent des clichés, plus elles deviennent personnelles, plus elles deviennent spéciales. Quelque chose de très spécial, de très personnel. Je l'ai vu, plusieurs fois.
Leurs paroles sont des formes d'écriture éphémère uniquement destinées à leurs interlocuteurs. Il existe et il existera toujours des phrases qui n’ont jamais été dites.
Il y a toutes sortes de différences entre les humains, mais au final, une des choses qui fait le plus de différence entre une personne et une autre, qui est la plus décisive, est : l'esprit critique.
(La capacité d'analyse autonome et aiguë, affinée, de soi-même, et de ce qui entoure : des gens, des comportements, des situations, des agencements, des systèmes.)
"Poète", "poésie" sont des mots par défaut qui veulent dire "échappé-e", "hors".
On m'écrit qu'il y a neuf verrous psychologiques à faire sauter. On peut ajouter ça à notre liste de trucs impossibles à faire.

Robert empaille son chat et le transforme en hélicoptère télécommandé dont l'hélice décapite Robert. Les réverbères sont remplacés par des arbres au feuillage lumineux. Au Japon le manque de place oblige les autorités à construire des aéroports sous-marins. La probabilité qu'un débris spatial heurte un humain est de 1 sur 3200. Les chercheurs filment 64000 gouttes de pluie pour connaître leur vitesse et leur taille, leur personnalité. Un homme vit environ 30000 jours. Il y a plus d'étoiles dans l'univers que de grains de sable sur la Terre. Un bébé arrête de pleurer en écoutant du Death metal. L'Inde envoie une sonde spatiale en Chine. En espagnol, pas de mot pour dire « mot ». On passe notre temps à faire des minutes de silence. Des munitions de silence, nous en avons. À chaque fois qu'une jolie fille te sourit, ta vision du monde change. La vue est un sens plus développé que l’ouïe chez la plupart des humains. Les gens ont tendance à acheter et écouter ce qu’ils aiment voir. Attaque le commissariat en VTT. Relooke un salon rustique au TNT. Imprime et streame des ventres plats en 3D. Le Cimetière des Castors Juniors. Le cimetière des traîtres. La Ministre des Inférieurs. Le Guide du retard. N° spécial Incompréhension. Association France Insomnie. Avant-garde-meuble. Le Réseau de la Méduse. Ce texte mesure 100 kilomètres de phrases. Le langage est une technologie. Un système de communication. Le langage a amené une explosion de créativité et prospérité. Chaque langue modifie la musique générale du langage sur Terre. Le cerveau enregistre toutes les expériences passées sous formes de cartes inconscientes. Si le cerveau humain était un ordinateur, il pourrait faire 38000 billions d'opérations par seconde. Le super-ordinateur le plus puissant du monde, BlueGene, ne peut accomplir que 0,002% de cette performance. Plus tu te reposes, plus tu sens ta fatigue. Plus tu mets le chauffage, plus t'as froid. Rappel : 2317 événements à venir. Aujourd'hui j'ai vu une vieille se barbouiller avec deux cœurs de bœuf sanglants sur le visage. Et là je viens de voir un homme passer très sérieusement la tondeuse sur un trottoir bitumé en pleine ville. (C'est la St-Valentin qui leur fait ça ?). Il filme avec ses propres yeux et enregistre le son de ses propres oreilles, devenant l’outil direct de sa technique. Je ne veux pas que les infos touchent ma peau, aujourd'hui. S'influencer soi-même, ça c'est OK (autorisé). Le phénomène de "fœtus à l'intérieur d'un fœtus" apparaît une fois toutes les 500000 naissances. Sur HD 131399Ab, située à environ 340 années-lumière de la Terre, il y a trois levers et trois couchers de soleil. Plantes et fleuves présentent une coévolution (coévolution plantes-fleuves). (Les enfants qui posent derrière sont une autre végétation, d'autres branches continuent leurs mains, d'autres fleurs.) Elle est une experte en synthèse des connaissances dissociées, elle fait converger quatre vagues (nanotechnologies, bio-ingénierie, informatique et cognitique). Son corps simplifié épouse la courbure originelle. Pour 6 millions de dollars de rêves. Elle a abandonné la chimie parce qu'elle était sur le point d'isoler la substance la plus effroyable que cette terre ait jamais connue. Extraits naturels de veines, nervénéneuse, cœurmoteur, pogo capoeira. Profession : Décapiteur-fonctionnaire. Un vampire qui vomit... pas beau à voir. Qui est vivant et qui ne l'est plus ? Électrosensible, allergique au gluten, et végétalien, c'est pas facile tous les jours. (Tu manges du riz dans la montagne.) Jusqu'au jour où tu découvres qu'en fait... Tu es allergique à l'air. Les champignons hallucinogènes soignent la dépression. Un individu surpris en train de fumer peut être abattu « parce qu’il est le diable ». Les abeilles aussi reconnaissent les visages. L'Homme est insensible à la plupart des toxines, faute de disposer des récepteurs moléculaires adéquats. On peut pas changer des choses qu'existent pas. Le principal obstacle à la découverte est l'illusion de savoir. On a trouvé. Mais on ne sait pas où on est. À chaque fois qu'une jolie fille semble attirée par toi, tu sens que ta vision du monde pourrait changer. Un soutien-gorge pour les fesses ? En filmant les vibrations d'une nanoparticule d'or, des chercheurs allemands ont détecté des sons jusqu'à présent inaudibles avec tous les types de microphones imaginés. Qui est né, et qui est mort, aujourd'hui ? La fin ultime de la Terre, des galaxies, de tout ce qui compose notre cosmos, va peut-être se produire là maintenant, sans que nous puissions détecter aucun signe avant-coureur. C'est un temps excitant dans le monde maintenant.

Une flaque d’eau est éclatée en mille morceaux. Elle me dit : ta salive c'est pas des confettis, t'as pas besoin de la distribuer dans le monde comme ça.
Modifié par l'excitation sans être malade au sens habituel. Est-ce vraiment une maladie mentale, ou est-ce simplement que ton esprit fonctionne si différemment de celui des autres que nous ne savons comment l'appeler autrement ? C'est un fœtus ou une tumeur très évoluée ?
Je ne suis pas moi, je ne suis pas dans ma vie, ce n'est pas mon livre, c'est le tien, ou celui de quelqu'un d'autre qu'on ne connaît pas, ou plus probablement et simplement, ce n'est à personne, de personne, pour tout le monde. En fait, presque rien ici n'est fait pour faire livre. Quand j'écris-crée un syntexte, j'ai l'impression de faire le même travail qu'un hacker. Psypiraterie.

Et tout te dit "Renonce".
L'arc-en-ciel infini des comportements de merde. Le manque de fiabilité de quiconque, en toute chose, t'est toujours un étonnement. (Sans doute, entre autres, parce que cela te semblerait si facilement évitable ; non seulement regrettable, nuisible, douloureux, mais d'un point de vue logique, impersonnel, mathématique : une erreur.)
Ne pas compter sur le bon côté des gens. Ils n'en ont peut-être pas !
(« La véritable misanthrope n'est pas celle qui n'aime pas ses semblables, mais celle qui aime trop les individus pour les tolérer médiocres. »)

Depuis que j'ai une conscience, j'ai des mondes en moi qui ne demandent qu'à s'exprimer, sortir. Mais ils sont immenses, lourds, et d'autres humains les poussent avec leurs pieds, les empêchent de sortir – déjà qu'ils auraient du mal à prendre réalité de toute manière ! (il leur faudrait plutôt un encouragement) –, et ils s'effondrent sur eux-mêmes, implosent. C'est dommage pas que pour moi mais pour tout le monde, j'en suis persuadé, aussi fou que cela sonne. Et je ne suis qu'un exemple, une occurrence quasi-invisible, qui sera vite oubliée, de ce qui arrive à grande échelle, d'un empêchement à ce qui pourrait être.

J'ai de grands grands rêves.
Apparemment ça correspond pas à la réalité.
Moi je pense que ça pourrait.
Mais y en a trop qui sont pas d'accord.
Alors, j'dois rabaisser mon caquet, j'dois mettre ça de côté.
Mais au fond de ma tête j'me dis je cherche, un autre pays, un pays où on rêve où on a le droit de rêver où on peut rêver où les gens rêvent et sont enthousiastes de rêver.

Le rêve c'est la vie, une vie sans rêve c'est quoi ? 
C'est gris, on attend la fin. 
C'est... Un ciel couvert, sans lumière.

J'ai de grands grands rêves. Des rêves, lumineux, intenses, multicolores, enthousiasmants. 
J'ai de grands grands rêves. 
Ça me fait éclater de rire, ça me fait sourire, ça me fait... rêver.
Mais autour apparemment on n'est pas sur la même longueur d'onde. 
Du coup je dois les garder pour moi, dans mon coin.
Pourquoi, vous avez arrêté de rêver ?
Pourquoi vous avez arrêté de rêver ? Hein ?

« Bon.
Allez on se détend.
Les concerts sont chère
Les cons son a la mode et
ta meuf veut plus de moi.
Les clopes atteigne le prix du chit
Pas grave...on me fait un prix sur la pinte »
(SickClown)

Oui. Une cigarette coûte le prix d'un paquet de cigarettes. On me dit qu'on n'est jamais si bien servi que par les autres. On me dit que l'antisémitisme est un complot juif. On me dit qu'un islamiste ambitieux est un wannabite. On me dit que quand tu n'es pas machiavélique, sardonique, ou sarcastique, tu es délicate et attentionnée. On me dit Robéot et Juliette. Soumettez-vous et vous aurez le confort que vous souhaitez : « c'est plus doux de mourir noyée dans de l'eau douce », me dit-elle. Verre d'eau overdose. Marseille (accessoirement, le plus grand asile à ciel ouvert de France ; toutes les autres villes, vous êtes même pas à la moitié du niveau !) : vue imprenable la nuit sur des tentacules pointillistes de moustiques et moucherons, et une free party grandissante de rats teufeurs qui pètent les sacs poubelle. Trajectoires entremêlées, vivantes ou pourries, évoluant sans cesse comme une graine de jungle trou noir qui bouffe la ville... La femme se plaint devant ma poubelle : "Y a jamais rien dans cette poubelle."

On est toujours l'extraterrestre d'une autre. Humaine roumaine internée sur internet, t'es une bonne fabricante de souvenirs. T'as de beaux algorithmes tu sais. Perdue dans tes téléchargements. Bourrine mais sensible. Être enceinte t'es bien au-dessus de ça ! T'as enfin réussi à être n°1 dans quelque chose : ennemie. Tu tombes en poussière puis en lumière, et te réveilles encore plus défoncée que quand tu t'es couchée - les rêves s't'un trip oui ! Ça me rappelle quelque chose mais c'est pas ce que c'est vraiment.
Un pouvoir permet d'imposer sa volonté sur ce qui entoure. Qui dit le contraire vend quelque chose, peut-être un livre. La vie est une épuisante épreuve, et tu dois faire un choix. Tu dois décider combien tu en veux vraiment. Le même petit morceau que tout le monde, ou un énorme butin que tu dois t'approprier. Tu veux essayer ?
… Il y a un conflit entre ta volonté de pouvoir et ta paresse. Le problème, c'est pas ce qu'on aime, c'est ce qu'on préfère. (T'es molle même quand tu t'énerves.) Un minimum de proféchamanisme serait apprécié merci. T'es comme la fonctionnaire de ta propre vie. Une araignée sur ce disque fait des scratches, tu consultes un spécialiste en erreurs de raisonnement. Tu vas au kebab comme on va à la messe. Tu pourrais être porteuse d'une mutation très rare qui prédispose au bien-être. Dans ta maison il y a des choses pour manger, des choses pour regarder, des choses pour s'allonger, des choses pour s'embrasser (publicité). La boule à zéro fut une forme de remise à zéro pour toi. Toujours entre des murs blancs (certes jaunissants) sans rien dessus, sans rien de personnel. Néomorphogenèse. Créer de la matière à partir de rien. Un pénis-anus, ou pianus. Un Unenvers. Un décompositeur. Une bulle de nuit 24/24. – Je suis là pour t'aider. J'ai 20 ans, et beaucoup de temps pour toi. – Eldoradolescente, ta voix mue vers l'aigu. Enlève-moi tout - Je suis à toi. – Stp, arrête de venir de partout, stp. Tu nais... tu nuis... t'as un grand pouvoir de nuisance... de naissance. – Il faudrait que tu me passes les coordonnées de tes points de contacts. Il faudrait que tu me passes les contacts de tes coordonnées. –  Le tutoiement est notre vouvoiement. Le plus sexy chez toi : un mélange de bonne éducation et d'altérité profonde. Tu explores l'inverse de la pornographie, la chasteté infilmée. T'as une plantation de miroirs, t'arroses les miroirs, tu les cultives. Trop-plein de neurones miroirs. T'écoutes aux miroirs. – (Sous tes sourcils gigotent, à la place des paupières, deux bouches autour des yeux, qui mâchent et révèlent un regard léché par deux langues.) – Ton texte est venu me récupérer dans un endroit difficile où j'étais, et m'a remis les idées en place. La littérature est (parfois) une forme de solidarité et d'intelligence humaine. Une littérature comme la tienne est à la hauteur juste de la vie, et donne espoir en l'intelligence et l'humain. Je sais, c'est drôle, rien ne doit être plus loin de tes pensées. 

Tu fais tes besoins dans la maison.  
Tu aboies et gémis sans raisons.
Tu montres les dents, pinces et grognes.
Tu sautes sur les personnes.
Tu as peur des inconnus et des nouveaux objets.
Tu réclames constamment de la nourriture à table.
Tu tires sur ta laisse pendant tes promenades.
Tu poursuis des petits animaux et des enfants.
Tu refuses de « revenir » à l’appel.
Tu ignores des ordres de base tels qu’assis.
Tu détruis, mastiques et creuses.
Tu souffres d’anxiété sévère liée à la séparation.
Va falloir qu'on te dresse !

C'est tout au bout d'une large route, un tournant en épingle à cheveux sur la gauche, débouchant sur une petite route que personne ne connaît, on traverse un endroit boueux pour arriver à un sentier qui débouche, lui, sur un lieu où personne n'est jamais allé.
Certaines choses ne peuvent pas être désentendues ou délues.
Quelquefois, il y a une porte qui ouvre sur un escalier, lequel mène à un long couloir, et c'est comme de la magie de quelque façon que tu tournes la chose. Tu continues, toujours plus loin, tu explores tous les recoins, jusqu'à ce que tu découvres où ça mène : c'est un lieu terrible, aussi terrible qu'un lieu puisse être. Après le stade ultime de perte d'identité, la victime devient tortionnaire en arrachant à son tour les masques de son meilleur ami. On dirait qu'il n'est pas assez brisé et qu'il faudrait le briser en morceaux plus petits. C'est si affreux que tu ne veux plus jamais y retourner. Si affreux que tu ne veux plus passer cette porte. Tu la fermes, tu la verrouilles, tu ne t'en approches plus jamais.

Manifestation contre les manifestations.
(Nous sommes (toujours)
en désaccord 
avec
la communauté mathématique organisée.)

Place un miroir sur le côté de la page.
D'accro à internet tu deviens allergique à internet. À travers internet, tu t'es volé à toi-même des années de ta vie.
Enfant, tu veux être adulte. Adulte, tu veux être enfant. 
La clope, t'avais arrêté d'arrêter. Maintenant, t'as arrêté d'arrêter d'arrêter.
Fais simplement l'inverse de ce que tu crois être bon et ça sera OK.

La musique est mon porno. Certaines musiques sont du porn. 
Telle musique limite et délimite en blocs d'énergie : elle simplifie – c'est appréciable pour les personnes multi-tropismées. 
Quand je pense à la quantité de bonne musique qui existe dans le monde, et aux tonnes de merde que tu nous fais subir... 

Quand tes journées ressemblent à des courses d'obstacles, et que pourtant tu ne gagnes pas un rond, et t'as que des dépenses. 
Quand la mauvaise humeur revient ça veut dire que la santé revient.
– Hé bien moi j'ai été dévitalisée sans le savoir!

Tu consultes la carte des angles morts (CAM) de la Terre.

Tu sais ces gens qui marchent seuls dans la rue, et qui parlent, essaient de parler, avec la caissière au supermarché. Ici les murs poussent comme des fruits frais. C'est les soldes à douleurprice. Ton téléphone est appelé spécifiquement par des erreurs de manipulation.
Pistes de décollage constituées de tombes. Pistes d'atterrissage constituées de bombes.
L'endroit n'a aucun intérêt sur des kilomètres. 20km de non-intérêt. 20km où chaque recoin, chaque centimètre, n'est pas intéressant.

Le retard, l'aléa, l'erreur, l'incident, l'imprévu, le problème, le délai, le changement pénible, transforment un déplacement en : voyage. 

"Il est interdit de vendre à crédit des boissons alcooliques." (Code de la Santé Publique - Art. L3442-I.). C'est une drôle de loi quand on y pense... 

Beauté bête.

"And I say it again
I need a friend..."

Je parle avec toi dans ma tête des fois. Je te dis plein de trucs, on a des discussions incroyables, magnifiques, où on résout tout entre nous. Je ne t'en fais jamais part, car dans la réalité des échanges réels tout est compliqué.

De toute façon, dès que les gens ont du temps libre, ils s'embrouillent.

Les arbres déploient leurs ailes. 
C'est si bon d'être saoul, légèrement ivre pour être exact, un soir de printemps, début d'été, frôlé, environné de réalités complexes. 
Quand je vois les rails briller, je sais que tout est possible. 
La route est l'arrivée. 
(Je me souviens.) Entre les champs en vélo, je ne pouvais murmurer que ces mots : "qu'est-ce que c'est beau ; quel monde magnifique."

Ami,e, mon cœur est avec toi. Mon corps ne peut plus l'être.
J'ai une maladie pour chaque action que j'ai faite. 
C'est par ta propre maladie que tu me comprendras. 
Il faut que tu rêves pour moi. 
Il faut que tu rêves pour nous.
Quand tu es déjà mort, tu es libre. 
Et ça c'est putamment bon.
(Que le soleil et la lune veillent sur tes voyages.)

Toutes les flaques du monde communiquent entre elles. Si t'écoutes une flaque, tu peux entendre très loin, n'importe où (où y a une flaque) ; si tu parles à une flaque, tu peux parler très loin et très ailleurs aussi (voire très fort si tu passes à travers plusieurs flaques en même temps) à travers n'importe quelle autre flaque. 
Mais ça demande beaucoup de concentration (et d'entraînement), il faut être dans une certaine vibration, être traversé puissamment de cordes, d'ondes, de vrombissements, entendre des voix super fort.

Après réflexion et expérience, et malgré ce que j'ai assez souvent entendu, les décisions basées sur la facilité (de type « suivre le chemin de moindre résistance », « suivre le flux ») sont rarement bonnes.
Il s'avère que ce sont souvent les décisions difficiles, volontaristes, qui sont les meilleures.
Tout cela pour dire que j'ai trouvé ce que je vais faire du reste de ma vie : chantonner.
Je vais devenir chansonnier. Faire de vagues simili-récitals de chansonnettes (éventuellement quelques mini-perfs de poésie intercalées dedans, for old times' sake). Devenir un juke-box à chansons, une usine-machine génératrice de ritournelles. Devenir dans le par cœur. Pour pouvoir le faire à tout moment, à tous les coins de rue. 
Voilà, je crois que j'ai trouvé ma nouvelle voie (qui est en fait une des premières, une de mes plus anciennes voies) : je vais chanter. Ou plutôt chantonner. 
Je vais devenir un chantonneur ! Je vais tout apprendre par cœur maintenant (ce que je ne faisais guère, déléguant ma mémoire à des objets externes), et être un juke-box à chantonnage.
Juste de la voix, pas d'instrument, sauf de l'harmonica.
Peut-être plus tard avec un ami (guitariste ?) en soutien, mais il ne faut jamais que cela soit une condition sine qua non.
Plus de choses compliquées, de performances quasi-impossibles à faire, plus d'objectifs poussant mes limites. Juste quelques petits chantonnages tranquilles, quelques partages de voix et mots sans grandes ambitions autres qu'un moment ensemble de cela, un écho lointain, diffus, de vibrations fortes.
Pas un chansonnier, pas un chanteur, non : un chantonneur.
Tout ça
pour comprendre ça. 
(Je le savais déjà en fait.)   











Je suis le lieu d'une intensité (d'une souffrance, d'une extase). Que faire, qu'en faire ? 
































On a mis au point ceci. Un récepteur d'expériences humaines, un prototype.