jeudi 20 septembre 2012


A droite, il fait noir,
à droite, la lune m'éclaire. La lune, que les herbes envahissent, dont les chats se repaissent.

Les chats ne se repaissent de rien, ils ont beau pululer.

Je respire la santé, la seconde d'après, ma tête est ensanglantée.

Ma tête ensanglantée, j'arrive à voir le monde.

Une église à côté de ruisseau fait battre à mon cœur la chamade.

Mon cœur la chamade, ma tête un étau. Mes pieds bruissent,
traversent,
et je frappe à la porte. Je ne réponds pas, déclame à voix haute :

« La crasse, au hasard. » « La crasse, au hasard. Je n'ai pas arrêté de croire. « Je n'ai pas arrêté de croire.


Du clocher, les chats meurent par centaine,
par centaine de milliers, par – disons- vingt ou trente, ils tombent sans arrêt.

Je noie les gens qui passent, je craquèle leurs os, cou, masses branlantes, cela ne fait rien.
Je brûle la prairie à l'aide d'un tison, tout plat et tout ardent, cela ne fait rien.
A mon cerveau je dis : je t'arrache l'hypophale. Cela ne fait rien.


Du clocher, les chats meurent par centaine,
par centaine de milliers, par – disons- vingt ou trente, ils tombent sans arrêt.

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