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chaque matin : je me lève pour exister, trop loin dans vit, mon trou d’existence de, peut-être ça continue : vit est la révolte infatigable, encore et encore.
vit est la colère qui : jamais ne s’endort : la malangue est le foutre de vit, le souffle qui gonfle son corps, son principe sans principes.
nous sommes dans l’ensemencement, la vie discontinue et perpétuelle, nous sommes : nous y sommes : vit notre origine et notre aboutissement, nous sommes dans l’intervalle, l’entre-deux : nous sommes, entre je et tu, trop loin.
vit est la frontière et la terre natale : un déplacement d’air, une idée faisant son chemin, aucune origine fixe.
vit est malangue est l’hybridation de moi.
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tout au fond : aucun cheminement, ma voix part sur les côtés de je : nous sommes, un parler en ébullition, un parler.
vit est trop loin dans le bouillonnement de : vivre, vit ne se comprend pas, est un acte qui engage et engage et engage, instable, déstabilise.
vit ça ne se laisse pas cerner par les principes d’exister : vit c’est le trou dans le plein de vivre : nous sommes, nous ne sommes pas ce qu’ils veulent faire de nous.
vit est le geste est le parlé est la malangue est la résistance à.
vit est une résistance traversée par un courant : nous sommes électricité.
nous sommes loin dans le trop loin : nous ne nous arrêtons pas, nous sommes les seuls à parler par nos bouches.














Quand tout le monde pensait que ce n'était que balivernes, je crois avoir percé le secret de la mort, et son incidence sur l'être humain.
Voyez-vous, nous n'apparaissons pas à la naissance. Nous sommes juste projetés à notre mémoire, et c'est cela qu'on appelle la vie. Sinon, je suis bien sûr et persuadé que nous résidons tous allongés sous terre, que nous le sommes depuis le début, que nous le serons jusqu'à la fin des temps.
La vie est éternelle car elle n'a pas une puissance de haute volée, mais bien plutôt une des propriétés les plus basiques de notre cerveau. Même quand celui-ci ne reçoit pas d'influx électrique, il peut créer la vie de l'être humain, de l'être humain auquel il appartient.
La mort, à l'inverse et pareillement ne veut rien dire, puisque c'est l'état où nous sommes tout le temps. Mais le temps ne veut rien dire non plus. Bref. Nous ne sommes pas – il faut le répéter. Nous nous projetons le résidu d'être que nous pensons avoir, considérant un instant ce corps que nous avons, allongé dans la terre, depuis jusqu'à.
Alors l'homme ne se lève pas, et ne marche pas face à jadis. La vie humaine se constitue dans le refus de ne pas être.
Et ça, la nuit nous le faire voir quand, dans le désordre de la mémoire, nous ne sommes plus que des étoiles.








Il y aurait aussi des rumeurs de contacts avec Le bal des ardents, et Grand-Guignol...